Alexandre Savonnet, un mal pour un bien


Nous avons rencontré Alexandre Savonnet, capitaine du FCG espoirs, de retour sur les terrains après une année blanche à cause d’une blessure aux cervicales. 

Bonjour Alexandre, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Alexandre Savonnet, j’ai 20 ans et je joue au poste de talonneur au FC Grenoble. J’ai rejoint le club à l’âge de 13 ans.

Comment et à quel âge as-tu commencé le rugby ?

J’ai commencé le rugby à l’âge de 4 ans, dans le sud, a coté de Toulon. Mon père jouait au rugby et j’allais souvent le voir donc cela m’a donné envie d’essayer. J’ai commencé petit à petit à jouer et au début c’est lui qui m’a entraîné.

Tu reviens d’une longue blessure aux cervicales, qu’as-tu retenu de cette phase de convalescence ?

Déjà, cela m’a permis de comprendre que rien n’est acquis et qu’il faut toujours faire attention et travailler pour réussir. Cela m’a fait prendre aussi conscience que dans le sport nous sommes vulnérables face aux blessures. J’ai quand même failli finir dans un fauteuil roulant à 20 ans. Je vois les choses différemment, je prends le rugby comme un loisir et je verrais bien où cela m’emmène.

Ce genre de blessures est récurrent pour les premières lignes, comment faire pour les éviter au maximum ?

C’est vrai qu’il y en a de plus en plus. On peut tenter de les éviter en passant du temps en salle de musculation et en renforçant ses cervicales. Il faut être prêt à jouer des matchs de haut niveau.

Comment te sens-tu physiquement aujourd’hui ?

Je me sens très bien, l’année sans jouer m’a permis de me renforcer physiquement. J’ai vraiment pu passer un cap physique et je n’aurai pas pu le faire sans cette année blanche. Aujourd’hui, j’ai régulièrement cette discussion avec mon préparateur physique où je lui explique que les joueurs devraient passer par une année sans jouer, mais sans blessure, pour être prêt physiquement pour le haut niveau. Même si cette blessure a été difficile pour moi j’ai su tirer le maximum de mon année.

Qu’est-ce que t’apporte le rôle de capitaine ?

J’ai été très étonné quand on me l’a annoncé après avoir passé un an sans jouer. C’est un rôle que j’apprécie car j’aime être le leader et tirer mes coéquipiers vers le haut. Cela correspond bien à mon caractère et ça m’oblige à être exemplaire dans toutes les circonstances. Je prends vraiment à coeur ce nouveau rôle.

Alexandre Savonnet 2

Comment juges-tu le début de saison des espoirs ?

Positif mais mitigé malgré tout car nous pouvons avoir quelques regrets. Nous étions nouveaux dans le championnat et nous gagnons nos deux premiers matchs contre deux belles équipes. Nous pensions être bien lancé, mais ensuite cela s’est compliqué. Nous avons perdu un match très frustrant à domicile contre Mont-de-Marsan car nous avions vraiment les moyens de gagner ce match. Nous enchaînons par une deuxième défaite à domicile contre Montpellier qui nous a fait mal. Heureusement, nous avons réussi à nous rattraper sur le match au LOU dans lequel nous avons fait une belle performance, en étant très valeureux en défense. Cette victoire nous permet maintenant d’être quatrième et de pouvoir aborder cette première coupure sur une note positive.

Quels sont vos objectifs pour la suite de la saison ?

Dans les prochains matchs, nous allons rencontrer des équipes qui sont mieux classées que nous comme Pau ou Bordeaux, donc nous allons tenter de rivaliser avec eux. Le but est de se qualifier pour les phases finales et, dans nos têtes, nous avons envie d’aller le plus loin possible. Et pourquoi pas devenir champion de France !

A titre personnel, quelles sont tes ambitions ?

Depuis que je suis tout petit, je veux devenir professionnel. Les épreuves que j’ai traversé ont renforcé ce désir, donc, oui j’ai envie d’intégrer une équipe professionnelle. J’aimerais que cela soit avec Grenoble, mais si c’est autre part je serais aussi content.

As-tu un modèle à ton poste ? Un joueur qui t’inspire ?

Quand j’ai commencé le rugby, j’ai joué centre et troisième ligne. Du coup, j’ai longtemps aimé le jeu de Thierry Dussautoir. C’est un joueur qui défendait beaucoup et qui allait gratter des ballons. Tout ce que j’aime ! A mon poste, aujourd’hui, j’aime beaucoup Dimitri Szarzewski qui est un vrai combattant sur le terrain. J’aime bien son style de jeu.

C’est le moment où il faut balancer. Quels sont tes deux coéquipiers qui s’échappent le plus souvent au moment de l’apéro ?

Ce n’est pas simple comme question ! Je dirais Steven G. et Thomas G !

Nicolas Jacquemard

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