Ben Valentin, le plein de confiance avant l’échéance olympique


Nous avons rencontré Ben Valentin, champion français de ski freestyle, qui veut ramener une médaille des Jeux Olympiques de PyeongChang.

Ben, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Ben Valentin, je suis originaire de La Plagne et je fais du Ski Freestyle Halfpipe.

A quel âge et comment as-tu commencé le ski ?

J’ai commencé le ski à l’âge de 2 ans, comme tout natif de la montagne. En ensuite, je me suis mis au ski Freestyle à 11 ans.

Comment devient-on professionnel de ski acrobatique ?

Comme dans tout sport je pense. Cela demande tout d’abord une passion pour le sport que l’on pratique. Grâce à cela, du talent, de la réussite, une part de chance mais aussi beaucoup beaucoup de travail, on peut en faire notre métier.

Ton plus beau souvenir en carrière pour le moment ?

Ma victoire au classement Général de la Coupe du Monde chez moi, à La Plagne, en 2011.

Année olympique, est-ce que tu la prépares différemment ?

Un peu oui. Je prépare d’un côté ma saison régulière car nous avons beaucoup d’autres courses autre que les Jeux Olympiques et de l’autre, je me garde des périodes pour m’entraîner spécialement pour cela.

Quel est ton objectif pour les Jeux Olympiques ?

L’objectif premier sera une médaille, et dans un coin de ma tête, je pense à la plus belle. Je n’ai jamais trop brillé lors des gros événements, alors pourquoi pas celui-ci ! Je vais me concentrer sur mon ski et si cela se passe bien, le reste suivra.

D’ici les Jeux, quels seront tes autres objectifs ?

L’objectif de ma saison est de faire du mieux possible sur chaque événement. Je souhaite arriver à Pyeongchang avec de la confiance et pour cela, il faut faire les choses bien, sur toutes les échéances de décembre et janvier. Quand je prends le départ d’une course, mon seul objectif est de pouvoir me dire à la fin que j’ai skié du mieux que je pouvais aujourd’hui. Si je ne suis pas premier, c’est tout simplement que les autres étaient plus fort ce jour-là et que je n’avais pas les armes. Bien sûr, cela ne se passe pas toujours comme cela.

Tu as déjà remporté le globe de la Coupe du Monde de Half-Pipe mais jamais d’étapes. Cela montre une très belle régularité, mais qu’est-ce qu’il te manque pour aller chercher ces victoires ?

Oui, cela fait quelques années que je suis souvent sur les podiums en étapes comme au général, mais je ne gagne pas. Pendant un moment, il me manquait le fait de croire que je pouvais gagner. Ça n’a l’air de rien mais ça fait beaucoup. Aujourd’hui, je pense que je suis arrivé à maturité et que je suis prêt pour cela. Il me faut juste augmenter un peu mon niveau technique. J’ai un bon ski je le sais, mais je suis un peu en-dessous des autres techniquement. C’est le gros de mon travail cette saison.

Tu as participé à la dernière vidéo de la Team Valoche : est-ce un exercice qui te plait ?

En temps normal, je n’aime pas trop les vidéos. J’en poste quelques-unes de moi en « inside », sur les compétitions, mais l’image « pure », je ne suis pas fan. Je respecte énormément ceux qui le font car c’est un exercice très dur ! En ce qui concerne la Team Valoche, cela me fait plaisir, car il y a un côté dérision que j’apprécie et en plus de ça, une bonne partie de ces gars là sont mes amis.

Si tu pouvais passer 30 minutes avec la sportive et le sportif de ton choix, qui choisirais-tu ?

Ça c’est dur ! Il y a tellement de sportifs que j’adore… Mais je dirais quand même que j’aimerais rencontrer Roger Federer. Même pas pour l’assaillir de questions, simplement pour échanger une ou deux balles avec lui sur un terrain de tennis. Cela serait un moment privilégié.

Nicolas Jacquemard

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