Clément Maynadier, remporter un titre avec mon club


Nous avons rencontré Clément Maynadier, talonneur de l’Union Bordeaux-Bègles et du XV de France, qui entame une dixième saison professionnelle.

Clément, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Clément Maynadier, j’ai bientôt 29 ans et je suis talonneur à l’Union Bordeaux-Bègles. Je suis joueur professionnel de rugby depuis 10 ans et je suis aussi ingénieur en aéronautique chez SAFRAN.

Quel bilan fais-tu de votre saison en top 14, plus difficile que la précédente ?

La saison est très mitigée, nous voulions être dans les six premiers et nous avons échoué en finissant seulement 11ème. Nous avons été capable du meilleur jusqu’en novembre avec une deuxième place à la clé ! Et une deuxième partie de championnat catastrophique qui fait que nous avons finis si loin. Il y a eu un changement de manager au milieu de la saison, cela a amené son lot de doutes donc nous avons un peu plongé vers le bas.

A côté de ça, vous ne passez pas loin d’une qualification en quarts en coupe d’Europe, dans la poule du futur finaliste.

Oui je crois d’ailleurs que c’est le match à la maison contre Exeter qui nous fait très mal ! A partir de ce match là nous avons perdu confiance et nous avons enchaîné beaucoup de défaites. La H-cup et le top 14 sont des compétitions très exigeantes où l’on ne peut pas se permettre d’enchaîner plusieurs mauvaises prestations.

Quels objectifs ont été fixés par le club pour cette nouvelle saison ?

Nous n’avons pas encore vraiment abordé le sujet mais je pense que nous devons avoir l’envie de gagner tous les matchs à la maison et d’essayer d’aller faire quelques coups à l’extérieur. C’est compliqué pour nous d’affirmer qu’on veut être dans les 6 premiers car nous avons un groupe très rajeuni. Les objectifs viendront au fur et à mesure de la saison. Cela nous tient vraiment à cœur de rester invaincus à la maison et de nous battre pour aller chercher des points a l’extérieur.

En juin 2016 tu as aussi vécu ta première sélection en équipe de France puis tu as participé au crunch en 2017, quelles sensations cela fait de porter le maillot bleu et d’entendre la Marseillaise ?

Ce sont des sensations formidables, c’est exceptionnel de pouvoir porter ce maillot, cela donne des frissons et c’est très impressionnant !

Tu fais partie de la liste des joueurs protégés pour l’année qui vient, on imagine que c’est une satisfaction pour toi ?

C’est une satisfaction mais l’équipe de France n’appartient à personne. Ce sont mes performances en début de saison qui me permettront d’y retourner ou non. A moi de faire le nécéssaire pour pouvoir porter à nouveau ce maillot.

Est-ce qu’il te reste un rêve à accomplir en tant que rugbyman ?

J’aimerais gagner un grand titre avec mon club, gagner collectivement. La sélection, j’ai envie d’y retourner le plus souvent et pourquoi pas gagner aussi un titre en bleu.

Tu es aussi ingénieur, comment organises-tu ta vie entre ça et le rugby ?

C’est assez simple, on s’entraine à « l’anglo-saxonne » avec l’UBB, toute la matinée jusqu’à 14h environ donc cela me laisse du temps pour aller travailler ensuite. Je travaille sur deux après-midi, le lundi et le vendredi en général et je peux aménager en fonction des déplacements ou de la fatigue. Ce travail d’ingénieur n’a pas d’impact sur mon état physique et me permet de m’aérer l’esprit, de sortir un peu du monde du rugby.

La coupe du monde féminine commence, est-ce que tu as le temps de regarder quelques matchs féminins ?

Je n’ai pas beaucoup de temps pour regarder de matchs à la télé mais j’ai regardé la finale du top 8 à Bègles fin avril dernier !  Bien évidement je vais suivre et soutenir les filles pendant ce mondial. J’espère qu’elles iront le plus loin possible, elles en ont le potentiel. Sur les trois dernières années elles ont remporté deux fois le Grand Chelem, ce n’est pas rien ! 

Si tu pouvais passer 30 minutes avec le sportif de ton choix, qui choisirais-tu ?

Roger Federer ! Pour parler avec lui de sa longévité au plus haut niveau, savoir le travail qu’il a accompli pour en arriver là.

Nicolas Jacquemard

 

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