David Moncoutié, toujours proche du vélo


Nous avons rencontré l’ancien cycliste David Moncoutié, vainqueur de plusieurs étapes sur le Tour de France et d’Espagne, ainsi que plusieurs maillots de meilleur grimpeur de la Vuelta. Il nous explique comment se passe son après-carrière et comment il voit l’évolution du cyclisme professionnel. 

David, peux-tu te présenter en quelques mots ?

J’ai été coureur chez Cofidis de 1997 à 2012 soit 16 années dans la même équipe. Je travaille maintenant chez Eurosport. Je suis évidemment un passionné de vélo !

Tu as arrêté ta carrière de sportif de haut niveau en 2012, comment vis-t-on de devenir retraité si jeune finalement ?

On sait qu’une carrière de sportif de haut niveau ne dure pas éternellement, on s’y prépare plus ou moins. Mais retraité est un grand mot, oui on stoppe une carrière de sportif de haut niveau mais derrière la vie continue et la reconversion n’est pas toujours évidente.

Tu as remporté 2 victoires sur le Tour de France, 4 sur le Tour d’Espagne et le maillot de meilleur grimpeur 4 fois consécutivement, quel a été le plus grand moment de ta carrière ? Et le pire ?

Le meilleur moment reste mes 2 victoires sur le Tour de France, l’une dans mon département d’origine le Lot à Figeac en 2004, et l’autre à une date symbolique le 14 juillet à Dignes en 2005…un rêve de gosse.

Le pire reste ma chute au tour de Romandie en 2007 avec une fracture du col du fémur, je revenais juste d’une lourde chute en 2006 où j’avais eu une rupture du tendon rotulien. Deux grosses chutes à la suite, sur le coup je voulais tout arrêter.

As-tu un regret sur ton parcours, quelque chose que tu aurais aimé accomplir durant ces 15 saisons ?

Porter le maillot à pois rouge sur le Tour de France, un maillot qui me faisait rêver mais malheureusement cela n’aura jamais été le cas.

Tu restes lié à la bicyclette, on imagine que cela doit-être impossible de, comme on dit, raccrocher le vélo ?

Impossible non, mais c’est vrai que cela me manque, j’aime toujours ce sentiment de liberté et d’évasion sur mon vélo.

Tu as participé à un « raid » entre Valence en France et Valence en Espagne, peux-tu nous en parler ?

Chaque année avec des amis, on fait un voyage itinérant à vélo avec les sacoches, j’aime comme je l’ai déjà dis ce sentiment de liberté et d’évasion à vélo. Le vélo reste un formidable moyen de partir à la découverte d’horizons inconnus.

Quels sont tes projets maintenant ?

Niveau professionnel, j’ai toujours cette chance de pouvoir commenter des courses avec Eurosport, je participe également à une opération la rand’eau Vittel sur le Tour de France où on effectue les 20 derniers kms de l’étape avec un club amateur. Et puis toujours des projets de voyage à vélo !

Quelles sont tes activités en dehors du vélo ?

En dehors du vélo, j’essaie de profiter de la vie tout simplement. Le vélo, au haut niveau, demande souvent des sacrifices à tout instant de la saison. Là on est libre, sans arrières pensées, de se dire que c’est mauvais pour son métier.

Tu es retraité depuis 5 ans, que penses-tu du cyclisme aujourd’hui et comment le vois-tu évoluer dans les années qui arrivent ?

Le cyclisme devient de plus en plus professionnel dans ses méthodes d’entrainement, de courir, j’avais déjà senti cette évolution entre 1997 et 2012. Dans les prochaines années, c’est difficile à dire mais je pense que cela sera toujours le cas. Je vois peut-être quelques changements afin de donner du piment aux courses un peu trop monotones, comme réduire le nombre d’équipiers par exemple.

Est-ce qu’un coéquipier t’a particulièrement marqué durant ta carrière ou est-ce qu’un cycliste t’a donné l’envie de faire ce sport ?

J’ai toujours apprécié les grimpeurs et les étapes de montagne. A l’époque où j’ai découvert le Tour de France, c’était les colombiens, avec Lucho Herrera en chef de file, que j’aimais bien.

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