Les essais de Julien Pierre #4 : rugby et environnement, mes deux combats



Tous les 15 jours, retrouvez « les essais de Julien Pierre » sur votre blog dicodusport.fr dans lesquels l’ancien international français vous parlera de son actualité, de celle du rugby ou encore des sujets qu’il aura envie d’aborder. Cette semaine Julien nous parle de sa préparation, de Rugby Océan et d’environnement.


Préparation physique avec la Section Paloise

Nous en sommes à 3 semaines de préparation physique, ça a bien piqué, c’était intense, bien costaud physiquement mais on a eu quelques jours de coupure qui ont fait le plus grand bien. Physiquement je me sens bien, ça tire un peu parce que je suis vieux et les douleurs reviennent vite mais on s’accroche et tout le monde a bien bossé c’est l’essentiel.

Rugby Océan

Nous en sommes à la deuxième année de Rugby Océan. C’est un stage de rugby que l’on organise avec un pote, Nicolas Djebaili, que j’ai rencontré quand j’étais au centre de formation de La Rochelle. On a toujours eu à cœur de faire des stages pour les gamins, pour transmettre toutes les choses que l’on a pu vivre et toutes les belles émotions du rugby. Nous avons créé cela l’année dernière, avec la première session aux Sables d’Olonne, au club où j’ai commencé, le Rugby Club Sablais. Comme son nom l’indique, c’est du rugby le matin et océan l’après-midi avec la découverte des sports nautiques et aquatiques tout au long de la semaine comme de la voile, du surf, du paddle, de la longe-cote et des baignades évidement. On essaie de sensibiliser les jeunes à la vie en collectivité avec des stages proposés en demi-pension ou en pension complète. On fait découvrir le monde nautique en leur faisant rencontrer des skippers comme Arnaud Boissières qui a déjà fait le Vendée-Globe à trois reprises. Ils vont aussi rencontrer Norbert Sedlacek qui a aussi participé au Vendée-Globe et qui fait construire un bateau durable (ANT-ARCTIC-LAB) dont je suis le parrain. Cette embarcation va faire, à l’été 2018, le tour du monde par les 2 pôles avec des relevés tout autour des mers pour voir les changements climatiques. Au-delà de faire vivre aux enfants une semaine de vacances avec tous les sports pratiqués, nous essayons de les sensibiliser à la cause environnementale.

Environnement

L’environnement est un sujet qui me tient à coeur et je suis engagé dans cette cause. C’est quelque chose d’important et dont je suis impliqué depuis tout petit. Dans le monde dans lequel on vit aujourd’hui, le respect de l’environnement, de la nature et de la biodiversité est indispensable. Les études récentes sur les extinctions de masse des espèces de plantes et de vertébrés sont alarmantes. Nous, l’espèce humaine, avons peu de temps pour réagir, en 100 ans le nombre d’espèces qui a disparu est monumental. C’est nous qui détruisons notre propre éco-système et cela serait une erreur de croire que l’homme serait heureux sur terre s’il y avait seulement des élevages de porcs et de moutons. Nous avons besoin de tout cet éco-système pour que la nature et la planète soient optimales et il faut aller vite parce que c’est nous qui le détruisons. J’ai envie d’être optimiste et je me dis que de notre côté nous pouvons faire changer les choses via l’éducation et une prise de conscience très rapide. On constate que les pays essayent d’agir sur le réchauffement climatique mais je crois qu’il faut avant tout une prise de conscience individuelle sinon on court à une catastrophe car on ne calcule pas les conséquences de nos comportements, et je pense que c’est à nous de faire bouger les choses en changeant nos comportements. Nous sommes entrain de détruire le monde dans lequel nous vivons et c’est quelque chose qui m’alarme vraiment. J’essaye de faire ma part du travail avec la fondation que j’ai créé en 2014, « la passerelle conservation » , où nous essayons d’agir à notre échelle pour la protection de l’environnement et de la biodiversité mais aussi en sensibilisant le plus grand nombre.

 

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