Fabrice Metz, une concurrence saine pour avancer


Nous avons rencontré Fabrice Metz, deuxième ligne de la Section Paloise, qui retrouve ses sensations sur le terrain après une opération au coude. 

Fabrice, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis né à Strasbourg, alsacien d’origine et très fier de l’être. Je suis quelqu’un qui travaille pour atteindre mes objectifs. Je vais au bout des choses avec le plus de sérieux possible.

Tu as été formé en Alsace qui n’est pourtant pas connue pour être une terre de rugby, comment as-tu mis le pied à l’étrier ?

Je voulais faire du foot mais il fallait avoir 6 ans et je n’en avais que 5 et demi. Mon frère faisait du rugby au club de Mutzig Ovalie Molsheim et je l’ai donc rejoint suite à la proposition d’un des entraîneurs. J’ai joué plusieurs années dans ce club.
Ensuite j’ai joué à 15 ans avec l’équipe d’Alsace puis à 17 ans j’ai été contacté par le Racing pour rejoindre le centre de formation. J’ai pris le temps de réfléchir et de visiter les installations avant d’accepter, je voulais pouvoir continuer mes études débutées en Alsace.

Tu as fait un long passage au Racing pour finir ta formation et commencer ta carrière pro, que retiens-tu de ces années ?

Pour moi le Racing c’est de très belles années et j’ai de très bons souvenirs là-bas. C’est grâce au Racing si je suis joueur professionnel aujourd’hui. J’ai quitté le club, je trace ma route mais je n’oublierai jamais ces années.

Passer de Paris à Pau avec un arrêt à Oyonnax, n’est-ce pas trop dépaysant ?

J’ai vécu longtemps dans un petit village en Alsace à 25 kilomètres de Strasbourg donc j’ai grandi à la campagne, j’ai connu la vie francilienne ensuite avant de repartir à Oyonnax puis Pau. Ce n’est pas quelque chose qui me dérange, au contraire je trouve enrichissant de pouvoir découvrir les régions et leurs patrimoines touristiques et culinaires.

Comment juges-tu le début de saison de la section Paloise ? Et à titre personnel ?

Collectivement je dirai que c’est un peu mitigé car nous avons déjà perdu 2 matchs à la maison. C’est dommage car nous avons aussi gagné 2 fois à l’extérieur et si nous avions assurés à la maison nous serions bien mieux dans le classement. En Challenge Européen nous avons gagné nos deux matchs, ce qui est une bonne chose. A titre personnel, j’ai eu un peu de mal en début de saison à cause de mon opération au coude mais maintenant cela va mieux et j’ai retrouvé mon niveau de l’année dernière. J’enchaine les matchs et physiquement je me sens bien.

Il y a une grosse concurrence au poste de deuxième ligne à Pau, comment gères-tu cet aspect ?

La concurrence n’est pas faite pour se tirer dans les pattes, elle est saine entre les deuxièmes lignes. Elle nous oblige à nous remettre en question et elle nous tire vers le haut.

Quels doivent être les objectifs de l’équipe pour la suite de la saison ?

Nous devons essayer de progresser à chaque match en se servant des erreurs des matchs précédents. Et nous ferons les comptes à la fin du championnat.

Quels sont les aspects de ton jeu que tu penses devoir améliorer en priorité ?

Je pense que l’on peut toujours s’améliorer sur tous les aspects du jeu. Mais je sais que je dois essayer de plus me proposer sur les phases offensives pour participer davantage au jeu. Je suis d’avantage reconnu pour mon travail défensif, le travail de l’ombre.

Tu as gouté quelques minutes au XV de France, c’est un objectif pour toi d’y retourner rapidement ?

J’essaye d’être performant en club pour avoir la chance d’y retourner un jour. Quand on y a gouté une fois, on a envie d’y retourner.

Si tu pouvais passer 30 minutes avec le sportif de ton choix, qui choisirais-tu ?

Je ne me suis jamais posé la question, je ne sais pas. Après à Pau j’ai la chance de pouvoir côtoyer un mec comme Julien Pierre qui a une très belle carrière et beaucoup d’expériences. Je sais la chance que j’ai de le côtoyer au quotidien.

Nicolas Jacquemard

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