Loïc Leonard, contribuer à la médiatisation du canoë


Rencontre avec Loïc Leonard, spécialiste français de canoë sprint, qui veut participer à la médiatisation de son sport et rêve d’entendre la Marseillaise à Tokyo en 2020.

Loïc, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bien sûr, j’ai 21 ans j’habite à St Laurent Blangy dans le Nord de la France, je suis sportif de haut niveau en Canoë sprint, membre de l’équipe de France. Etudiant dans le commerce, je viens de terminer mon DUT et je vais débuter en septembre prochain une Licence.

Comment as-tu commencé le canoë-kayak ?

C’est vrai qu’il ne s’agit pas du sport le plus courant. Ma grand-mère habitait en face du club de canoë, quand j’étais plus jeune je passais mon temps devant la fenêtre à dire, « je veux faire comme eux ». J’ai eu la chance de le découvrir lorsque j’étais a l’école primaire, la ville dispose d’infrastructures impressionnantes et c’est de cette façon que j’ai tenu pour la première fois une pagaie, depuis je ne l’ai plus lâchée.

Pourquoi IronLoïc ? ☺

« IronLoïc » je me le suis auto-proclamé. Beaucoup pensent que c’est en rapport avec la puissance d’IronMan, oui mais pas que. Je passe mon temps à dévorer les biographies de sportifs et celle de Mike Tyson m’a inspirée. IronMike sur le ring, Mike Tyson en dehors…
Je voulais séparer les 2 personnages, le Loïc de la vie courante et le Loïc sportif, IronLoÏc c’est mon côté sport, c’est ce qui me permet d’atteindre mes objectifs sportifs à force de le propager partout il devient incontournable lors de mes publications sur les réseaux sociaux. Je crois bien que c’est la première fois que je raconte cette histoire.

Quel est aujourd’hui ton plus beau souvenir comme sportif ?

Vraiment pas facile de choisir, je n’ai pas encore connu les Jeux Olympiques…
Je dois dire qu’il y en a plusieurs, comme être aligné en monoplace lors d’un championnat du Monde c’est quelque chose d’intense et de difficile à décrire. Les pays que j’ai découvert grâce au sport c’est également des choses qui restent gravées. Se retrouver dans le même bateau que certains athlètes dont je regardais les courses étant plus jeune permet de se dire, « je suis sur la bonne voie ».

Tu as raté la qualification pour Rio, as-tu encaissé ce revers ?

Pour moi Rio ça aurait été la grande surprise de ma carrière, l’olympiade a débuté lorsque j’étais encore junior et je me suis retrouvé à 20 ans à me battre pour la première place française. A mes yeux, ce n’est pas un revers puisque je n’étais pas attendu mais j’aurai aimé créer la surprise, c’est sur. C’est mon partenaire d’entrainement Thomas Simart qui à obtenu la place qualificative pour Rio. Il m’a déjà appris tellement de chose, c’est un gars super donc j’étais vraiment content pour lui. Pour moi aller aux JO n’est pas une finalité, je veux y performer et, là, à 20 ans, je n’étais pas prêt pour battre les meilleurs mondiaux, donc aucune déception.

Iron Loic

Tokyo 2020, peut-on dire que c’est déjà bien présent dans ta tête ?

Evidemment, j’y pense tous les jours, c’est le rêve de chaque athlète qui porte sur le dos le maillot national. La préparation est déjà bien entamée et lors des séances difficiles ça aide à trouver les dernières forces pour repousser les limites. J’ai changé de distance également car elle à été retiré du programme olympique. Je suis désormais dans un projet sur 1000m, le challenge de reconversion me plait énormément et je veux continuer de créer la surprise. L’objectif est clair maintenant, j’ai 3 ans pour obtenir un quota qualificatif et 4 pour être au top de ma forme et faire en sorte d’entendre la Marseillaise là-bas.

A plus court terme, quelles sont les échéances pour toi cette saison ?

Pour moi la saison est chargée, je rentre de Coupe du Monde où j’ai obtenu une 9ème et 10ème place. Etant encore moins de 23 ans je fais une « double saison », je participerai au Championnat d’Europe senior début juillet en Bulgarie, au Championnat du Monde U23 fin juillet en Roumanie et au Championnat du Monde senior fin août en République Tchèque qui sera l’objectif final de la saison. Les échéances seniors en biplace et les moins de 23 ans en monoplace sans compter les nombreux stages de préparation.

Comment s’articule ta semaine d’entrainement ?

Le canoë est un sport technique et complet, il est nécessaire de s’entraîner beaucoup et dans différents domaines. Une journée-type ressemble à une séance d’intensité en bateau le matin, une séance d’aérobie et technique en début d’après midi suivi d’une séance de PPG (muscu, course a pied, vit, piscine). Le programme évolue en fonction des échéances de l’année, l’hiver est très chargé en entraînements, l’été en compétitions. On compte en moyenne 2 à 3 entraînements par jour, avec une journée de récupération dans la semaine.

Ton sport est peu présent dans les médias, comment l’expliques-tu ? Est-ce un réel problème pour toi ?

Oui effectivement, c’est un sport amateur peu connu, les médias pourraient changer cela si facilement.… Je cherche à contribuer à sa médiatisation car notre fédération compte bon nombre d’athlètes médaillés sur les échéances internationales pour qui le quotidien n’est pas facile. On ne gagne pas notre vie avec le canoë, c’est la passion qui nous tient !
Il est difficile de trouver des sponsors pour mener à bien nos projets sportifs alors que bon nombre d’athlètes, avec un palmarès inférieur dans d’autres sports, ont des facilités. J’aimerai vraiment que cela évolue.

Si tu pouvais passer 30 minutes avec le sportif de ton choix, qui choisirais-tu ?

Arnold Schwarzenegger, un autrichien qui réussit dans un sport tellement rigoureux ou rien n’est à négliger, il a donné sa vie pour son sport. C’est un exemple de réussite et de détermination, 7 fois Mister Olympia, gouverneur de Californie, acteur dans de nombreux films à succès. Pour moi c’est une légende, j’aimerai échanger avec lui sur sa vision du sport et sa détermination, il a fait de nombreux sacrifices pour être ce qu’il est. Ceci dit 30 minutes ne suffiraient certainement pas !

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