Louise Guillet, les jeux olympiques comme rêve ultime

On a rencontré Louise Guillet, capitaine de l’équipe de France de water-polo, qui essayera de finir parmi les 12 premières nations aux championnats du monde.

Louise, peux-tu te présenter en quelques mots ?

J’ai débuté le water-polo à l’âge de 10 ans à l’Union Saint-Bruno Bordeaux, puis j’ai eu la chance d’évoluer à l’étranger (Espagne, Italie, Grèce). Après six années d’expérience internationales je suis rentrée en France pour des raisons professionnelles, tout d’abord à Lille, deux ans, puis à Bordeaux. Actuellement, je suis capitaine de l’USB, capitaine de l’équipe de France et responsable du secteur formation filles de l’Union saint-Bruno.

Ca se passe plutôt bien en championnat, vous êtes premier ex æquo avec Lille, quel est l’objectif pour cette fin de saison ?

Effectivement c’est une belle année pour l’équipe, nous allons continuer de travailler jusqu’au phases finales pour ensuite donner le meilleur de nous-même pour acquérir le titre qui nous échappe depuis maintenant deux ans.

Pense-tu continuer à Bordeaux la saison prochaine ?

Je suis bien à Bordeaux, l’ambiance est bonne, les dirigeants, entraîneurs et joueurs contribuent par leur motivation à faire grandir le club. Preuve en est, l’ouverture d’une section sportive collège en 2016, l’engagement d’une équipe en Nationale 1 féminine, la mise en place d’un préparateur physique, donc oui je compte rester dans cette belle ville l’an prochain.

Tu es la capitaine en équipe de France, qu’est ce que ce rôle représente pour toi ?

Le capitanat est un honneur pour moi, il me donne un rôle plus fort au sein de l’équipe. Je me dois de montrer le bon exemple tant sportivement que moralement dans les bons comme les mauvais moments.

Quel sera l’objectif des bleues aux mondiaux cet été ?

L’objectif sera d’accrocher le top 12 et cela passe notamment par une victoire dans notre phase de poule contre les Japonaises. Au-delà de cet objectif ce sera le moment de mettre en place le travail effectuer durant notre préparation estivale.

Le coup de projecteur sur les garçons est une source de motivation supplémentaire ?

Le parcours des garçons est bien évidemment une source de motivation supplémentaire, nous avons été les premiers témoins de leur longue route Olympique et nous en avons beaucoup parlé lors de nos premiers regroupements EDF. Nous sommes arrivées à la conclusion qu’un très gros travail individuel physique s’imposait pour nous permettre à nous aussi d’avancer sur la route de Tokyo 2020.

Qu’est qui manque à l’équipe de France pour aller battre les meilleures nations ?

Le premier élément à prendre en compte est le fait que nous ne sommes pas professionnelles. Ce qui fait que les deux entraînements dans l’eau plus la musculation à effectuer quotidiennement sont beaucoup plus lourds à supporter pour une fille qui travaille ou une étudiante qui doit jongler entre les cours, les révisions, les repas et sa vie personnelle. Les conditions d’entrainement proposées par les clubs ne sont pas non plus toutes en adéquation avec le haut-niveau, il n’est pas rare de voir des entraîneurs bénévoles, une absence de préparateur physique/ de salle de musculation. Il existe aussi manque de créneaux horaires dans certains clubs. Tout ça fait qu’il existe aujourd’hui un important déficit physique entre l’équipe de France et les autres nations que nous ne pourrons pas combler en quelques mois, mais qu’il faut au fur à mesure parvenir à diminuer.

Tu as eu plusieurs expériences à l’étranger, qu’est ce que cela t’a apporté d’un point de vue personnel et pour le water-polo ?

Ces expériences m’ont permis de découvrir d’autres cultures (langue, nourriture, modes de vie). Au niveau du water-polo cela m’a permis de voir des organisations de clubs professionnels, de découvrir différentes méthodes d’entrainement, de jouer devant un public nombreux ce qui n’est pas le cas en France et bien évidemment de beaucoup plus progresser.

Quel est ton rêve ultime comme sportive ?

Les Jeux Olympiques.

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