Matthieu Androdias, revenir plus fort aux championnats du monde


On a rencontré Matthieu Androdias, rameur français de 26 ans, qui soigne son dos pour être compétitif aux championnats du monde en septembre.

Matthieu, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Matthieu Androdias, j’ai 26ans et déjà 12 ans de pratique de la rame dont 10ans en Équipe de France. Je suis bientôt ingénieur diplômé de l’INSA Toulouse (Ingénierie des Systèmes) grâce à qui j’ai pu mener ce double projet. Je suis Finaliste Olympique, vice champion d’Europe, médaillé en Coupe du Monde et 12 fois champion de France.

Comment as-tu commencé l’aviron ?

Le plus grand des hasards… j’ai toujours été sportif et j’ai connu des problèmes liés à ma croissance qui m’ont fait pousser les portes du petit club d’aviron à côté de chez moi, sans rien connaître de ce sport. Le but était au départ de me renforcer musculairement. J’y ai fait de belles rencontres et j’ai commencé à rêver de plus en plus en grand.

Tu as malheureusement dû arrêter ta finale des championnats de France du skiff a mi-parcours, qu’est qui s’est passé ?

J’ai encore du mal à en parler car la frustration est vraiment forte. Je me suis blessé au dos au tout début de la course et j’ai été incapable de poursuivre mon effort.

Tu étais quadruple tenant du titre, ça doit être difficile de perdre comme ça ?

C’est un titre que j’ai à cœur de défendre depuis 2013, le laisser filer comme ça c’est très dur à accepter… Je ne dis pas que le 5e titre était acquis, loin de là, une belle bataille était d’ailleurs attendue entre Hugo (mon partenaire au Jeux de Rio) et moi.

Comment ça va aujourd’hui ? Tu vas pouvoir reprendre rapidement ?

La douleur a nettement diminué et je reprends l’entraînement très progressivement. Le retour en bateau ce n’est pas pour tout de suite.

Quels sont tes prochains objectifs sportifs pour cette année 2017 ?

Je ne pense pas pouvoir disputer les Europes fin mai, mais j’espère être opérationnel pour monter sur les podiums de la Coupe du Monde. Puis ce sera les Championnats du Monde en Floride fin septembre.

Tokyo 2020, c’est déjà dans un coin de ta tête ?

Il y aura évidemment de nombreux objectifs intermédiaires, mais Tokyo rythme déjà mon quotidien.

En poids légers, Jérémie Azou domine depuis des années, est-il une source d’inspiration ?

J’aime à penser qu’on ne naît pas avec tous les attributs d’un Champion Olympique en main, et que viser ce niveau de performance nous pousse à nous reprogrammer, à accepter de construire et de déconstruire. Personnellement je vais puiser chez certaines personnes des forces qui m’inspirent et qui me mettent sur la voie. Jérémie est l’une d’entre elles.

Quel est ton plus beau souvenir comme rameur ?

J’ai eu de très beaux moments de partage et de victoires, et autant d’histoires à raconter. Mais les moments les plus forts sont certainement les fois où j’ai été au plus bas, en plein doute et où mes proches m’ont transmis une force incroyable.. C’est dans ces moments là que les pierres les plus importantes ont été posées et où les futurs succès se sont construits. C’est une aventure humaine hors du commun.

Le mot de la fin ?

Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.

 

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