Mélina Boetti, l’aventure Little Miss Soccer


Nous avons rencontré la journaliste Mélina Boetti, fondatrice de Little Miss Soccer, qui débutera son tour du globe fin août en compagnie de l’ancienne joueuse Candice Prévost. Elles y réaliseront une série de documentaires, tournée sur les cinq continents, qui mettra en lumière des jeunes filles et des femmes dont le droit au but est un défi permanent.

Mélina, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis journaliste, j’ai travaillé à France Télévisions puis à Eurosport où j’ai notamment participé à l’émission «Femmes2Foot » et à la couverture de la Coupe du Monde 2015 au Canada. Ma participation et mon travail dans cette émission me tenaient vraiment à cœur. L’arrêt de «Femmes2foot » a été un peu brutal, après seulement une saison. C’est à ce moment là qu’avec Candice Prévost, consultante football sur la chaîne, on a eu l’idée de Little Miss Soccer. Nous voulons continuer à promouvoir le football et ses actrices.

Peux-tu présenter Candice ?

Ex-joueuse du PSG et de l’Equipe de France, Candice a commencé sa carrière de commentatrice et consultante sur D8 avant de passer chez Eurosport, qui est la chaîne du football féminin. En parallèle, elle est professeur d’EPS de formation, détachée à la Direction Nationale de l’Union Nationale du Sport Scolaire (UNSS) où elle est en charge d’organiser les différentes compétitions sportives pour les collégiens et lycéens.

Qu’est-ce que Little Miss Soccer ? Quels sont les objectifs de ce tour du monde ?

L’idée est d’aller à la rencontre des jeunes filles et femmes du monde entier qui jouent au football et l’appréhendent comme un moyen d’émancipation et d’accomplissement personnel. Notre objectif : réaliser une série de documentaires à caractère sportif et sociétal. Dans chaque pays, les conditions et les représentations du jeu sont différentes bien que le football soit universel. L’accès au football pour les jeunes filles et femmes est variable. Chaque pays aura un documentaire avec une problématique et un angle d’attaque différent.

Dans toutes les destinations que vous avez au programme, laquelle attendez-vous le plus ?

La première fois que nous avons imaginé ce projet, c’était suite à un reportage sur Arte sur les femmes des Andes qui jouent au Pérou à 4000 mètres d’altitude ! Le documentaire était très bien fait avec de belles images et nous avons vraiment été fascinées par leur parcours. Ce sont des histoires comme celles-ci qui bousculent l’image trop assise du foot-business. Nous aimerions montrer que l’accomplissement dans le foot n’est pas seulement financier. Ces footballeuses des Andes sont ancrées dans la réalité, nous souhaitons que toutes nos histoires transpirent cette authenticité.

Qu’est-ce qui vous fait le plus peur dans votre tour du monde ?

Ce qui nous fait peur c’est plutôt l’avant départ. Le temps qui passe très vite et toute la partie logistique à gérer ! Le football féminin nous le connaissons, les choix éditoriaux nous les avons faits mais il y a tout le reste !
Une fois que le tour du monde sera lancé, on mouillera le maillot. Il n’y aura plus de peur ou de crainte, au contraire, nous avons vraiment hâte que cela commence.

Vous avez lancé une campagne de crowdfunding, en plus de l’aspect financier, qu’est-ce que cela vous apporte ?

Cela nous apporte beaucoup de visibilité, le timing a été bon car on l’a lancée juste avant l’Euro féminin. L’Équipe ou Les Sportives se sont intéressés à notre projet et l’ont déjà relayé par exemple. Nous avons commencé à fédérer une communauté sur nos réseaux sociaux. D’ailleurs nous invitons vos lecteurs à liker notre page Facebook !
Cela nous a vraiment permis de «poser le décor», de faire l’équivalent d’un dossier de presse très exhaustif.

Nicolas Jacquemard

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