Mickaël Pouillou, progresser pour faire mieux que la saison dernière


Nous avons rencontré Mickaël Pouillou, l’entraîneur de l’équipe féminine de water-polo du Nautic Club Angérien, qui évolue en Pro A et qui affiche des ambitions mesurées mais en hausse compte tenu des résultats de la saison dernière.

Mickael, peux-tu te présenter en quelques mots ?

J’ai 28 ans, je suis en couple, père d’un petit garçon et j’attend mon deuxième enfant.

Quel est ton parcours ? As-tu pratiqué le water-polo avant de devenir entraineur ?

Mon parcours est assez particulier, je suis issu d’un club de natation estivale à St Gilles dans le Gard, où j’ai pratiqué essentiellement la natation pendant 9 ans. A l’âge de 14 ans, j’ai emménagé avec mes parents et j’ai découvert ce magnifique sport qu’est le water-polo. Je l’ai pratiqué pendant 3 ans avant d’arrêter. Par la suite, j’ai été pompier volontaire, j’ai effectué plusieurs emplois, avant de revenir au NCA en tant que stagiaire en 2013. J’ai signé mon premier contrat en 2014 pour m’occuper des U11 et U13, jusqu’en 2016, avant de me retrouver à la tête de l’équipe féminine évoluant en PRO A.

Que penses-tu de l’évolution du water-polo, dans l’ombre de la natation ?

Le water-polo évolue d’années en années, il se médiatise ce qui est une bonne chose. Le retour des deux équipes de France féminine et masculine dans les grandes compétitions internationales, a permis de s’apercevoir que la formation dans les clubs porte ses fruits. Nous devons nous inspirer des meilleures nations pour parvenir à être encore plus compétitifs et obtenir des résultats aussi gratifiants que la natation. Il faut être patient !

Les garçons ont montré une belle image à Rio l’année dernière et aux mondiaux de Budapest cette année, penses-tu qu’ils peuvent encore franchir un palier ?

Cette équipe de France ne peut que franchir des paliers, car ils ont acquis l’expérience qui leur manquait pendant de longues années. Elle se rapproche à chaque fois des grandes nations, maintenant mettons les moyens nécessaires pour sa progression.

Quels vont être les objectifs pour l’équipe en Pro A cette année ?

Gagner des matchs!! (rire) Sincèrement, nous pouvons faire mieux que la saison dernière, nous devons progresser. Il y aura plus d’équipe, l’an prochain nous serons 8 au lieu de 5 les années précédentes. L’objectif est de finir dans les 4 premiers et d’effectuer les phases finales.

Quelle est la plus grande qualité à avoir pour être coach d’une équipe de water-polo ?

De la patience, du travail et une remise en question constante, ce n’est pas une seule qualité mais un ensemble.

Quel est le rythme d’entrainement d’une équipe qui évolue en Pro A féminine ?

Nous nous entraînons une à deux fois par jour, avec une séance quotidienne de préparation physique. Nous sommes tributaires des installations ouvertes aux publics , c’est pourquoi, les entraînements ont lieu soit tôt le matin ou tard le soir. A St Jean d’Angély, nous disposons de créneaux conséquents, ce qui est bénéfique.

N’est-ce pas compliqué pour tout l’encadrement et les joueuses d’adapter leur vie professionnel à leur passion ?

Bien sur que cela restera compliqué tant que le water-polo ne sera pas professionnel. Pour le moment, nous devons nous adapter, nous sommes à St Jean d’Angély, une ville non universitaire, donc la majorité des joueuses après leur Bac s’en vont dans des grandes villes pour poursuivre leurs études. Elles ne s’entraînent plus avec nous mais continuent à jouer pour nous. Pour notre part, seulement 3 joueuses cette année seront dans ce cas.

Paris 2024 est dans toutes les têtes, qu’est-ce que cela pourrait apporter au sport français et au water-polo par exemple ?

Je pense que cela va permettre aux clubs de travailler dans le bon sens. C’est un objectif que nous devons avoir en tête. Préparer nos jeunes à cet événement qui aura lieu dans notre pays est primordiale. En plus, on fêtera les 100 ans de la médaille d’or acquise dans notre discipline.

Quel est le ou la poloïste français(e) à suivre pour les prochaines années ?

Joker, je ne serais pas objectif pour le moment car je prêcherai pour ma paroisse. Nous avons de très bons jeunes à suivre au NCA, que ce soit les filles, comme les garçons.

Alexandre Toussaint

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