Le pesäpallo, dit baseball finlandais : quels atouts ?


Le pesäpallo est plus connu sous le nom de baseball finlandais, car il tire la plupart de ses règles de ce sport américain, en y ajoutant quelques spécificités nordiques. Le pesäpallo est très populaire en Finlande, son pays d’origine, où il est considéré comme le premier sport national et le troisième en termes de pratiquants (premier chez les femmes), derrière le hockey sur glace et le football.

Ce sport a été créé en 1920 par Lauri « Tahko » Pihkala, un ancien champion de saut en hauteur qui avait même participé aux Jeux Olympiques de 1908. Dans le but d’apporter une plus grande unité à son pays, Pihkala décida de créer un sport qui pourrait rapprocher les finlandais entre eux. Il souhaitait ainsi forger une identité nationale suffisamment forte pour faire face au monde extérieur.

Il part aux États-Unis pour étudier le baseball, dont il sait qu’il a joué une grande part dans l’unité retrouvée du pays au dix-neuvième siècle. Il en revient avec l’idée du pesäpallo en tête. Les premières compétitions officielles auront lieu en 1922 et le sport deviendra très populaire à partir des années 1930. Il a même été sport de démonstration aux Jeux Olympiques de 1952 à Helsinki, sans jamais avoir été pour autant dans la compétition. De nos jours, une Coupe du Monde est organisée tous les trois ans, opposant la Finlande aux quelques autres nations pratiquant le pesäpallo, comme l’Allemagne, la Suisse, la Suède, l’Australie ou encore le Canada. Bien que sa notoriété reste encore faible dans les autres pays, ce sport atypique n’est pas totalement ignoré puisqu’il est par exemple possible de miser sur ses compétitions sur BetStars.

Parmi les règles du jeu, la principale différence avec le baseball est que la balle au lancer n’est pas lancée horizontalement, mais verticalement, avec le lanceur et le batteur côte à côte. La difficulté de ce sport n’est donc pas de frapper la balle, mais plutôt la façon de la frapper pour permettre à ses coéquipiers d’avancer vers leurs bases. Ce sport comporte donc une part bien plus importante de stratégie et de tactique collective, aussi bien défensive qu’offensive, que son équivalent américain.

Il existe d’autres différences entre ce sport et le baseball, notamment parce qu’il oppose deux équipes de 9 contre 9, lors de deux périodes de 4 innings (manches). Ainsi, il n’est pas possible de faire un home run en envoyant la balle hors des limites du terrain, ceci est considéré comme une faute : les home runs ne peuvent être effectués que dans la zone intérieure du jeu. De même, cette zone n’a pas la forme d’un diamant comme sur les terrains outre-Atlantique mais plutôt d’un zigzag. De plus, chaque équipe est dirigée par un manager qui donne ses consignes à l’aide d’un fanion multicolore, afin de définir la stratégie et le positionnement à appliquer à chaque coup.

D’un point de vue matériel, on retrouve par contre les mêmes essentiels qu’au baseball, à savoir casque, gants, batte, balle et chaussures à crampons. Pour autant, il n’existe (encore) aucune fédération de ce sport en France.

 

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