Romane Dicko, continuer à travailler pour confirmer en 2018


Nous avons rencontré Romane Dicko, jeune championne française de judo, qui veut continuer à travailler dur pour atteindre les sommets du judo français et mondial. 

Romane, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Romane Dicko, j’ai 18 ans, je fais du judo à haut niveau, puisque je suis interne à l’INSEP depuis un peu plus d’un an.

Comment et à quel âge as-tu commencé le judo ?

J’ai commencé à 13 ans et demi, juste après les Jeux Olympiques de Londres que j’ai regardé avec mon père. Nous avons vu ensemble la 3ème place d’Audrey Tcheuméo et il m’a proposé de faire du judo. Sachant que certains de mes amis en faisaient déjà à l’époque et que j’aimais le sport, je me suis laissée tenter.

A l’heure actuelle, quel est le meilleur souvenir que le judo t’ait procuré ?

Les championnats du Monde par équipes cette année ! C’était ma première sélection en championnat chez les seniors, nous avons décroché une médaille de bronze et j’ai ramené le point de la victoire à l’équipe ! Je suis très fière d’avoir participé à l’obtention de cette médaille et de pouvoir combattre aux côtés de judokas comme Cyrille Maret.

Quel bilan fais-tu de ton année 2017 ?

J’ai commencé par un titre de championne de France première division alors que j’étais seulement cadette. Je ne m’attendais pas à ce résultat donc cela a été une belle expérience. Ensuite Bercy, même si je me fais éliminer au premier tour, cela a vraiment été enrichissant de pouvoir participer à ce tournoi et j’ai déjà envie d’y revenir.  En mars, je me suis blessée et cela m’a éloigné des tatamis durant trois ou quatre mois ; j’ai donc raté des belles compétitions mais j’ai quand même bien travaillé sur cette période pour revenir en forme. Pour mon retour, je remporte la Coupe d’Europe de Berlin et j’enchaine avec la médaille de bronze aux championnats du Monde par équipes. Il y a eu ensuite mon titre aux championnats d’Europe juniors et l’élimination au premier tour des championnats du Monde juniors. J’ai eu un tirage difficile pour cette compétition, mais je reviendrai plus forte sur les Mondiaux juniors l’année prochaine. Pour finir, il y a eu cette 5ème place aux championnats du Monde toutes catégories, c’est toujours frustrant de terminer au pied du podium mais c’était vraiment les meilleurs judokas en face de moi. Globalement, c’est une très bonne saison avec quelques petites déceptions au milieu !

Nous t’avons senti très déçue après ta 5ème place mondiale toutes catégories. Avec un peu de recul, que penses-tu de cette performance ?

Je pense que pour avancer, il faut savoir relativiser nos défaites ! Avec un peu de recul, je prends vraiment conscience que c’était une autre dimension, une compétition exceptionnelle et je suis contente en tant que junior première année de prendre une 5ème place en perdant contre une championne Olympique. Mais je ne peux pas être pleinement satisfaite de finir au pied du podium, c’est une place toujours très difficile.

Tu as parlé de tes difficultés au sol, comme les expliques-tu ? Un manque d’expérience dû à ton jeune âge ?

Je pense que pour le sol, ça va venir au fur et à mesure en travaillant. A l’entraînement, on travaille plus l’aspect debout car c’est dans cette position qu’on est le plus souvent en combat. A moi de travailler ma technique et d’emmagasiner de l’expérience à ce niveau-là pour combler mon retard.

Quels sont tes prochains objectifs sportifs ?

J’ai envie de prendre ma revanche aux championnats du Monde juniors. Ensuite dans la catégorie sénior, avec le départ d’Emilie Andéol, il y a une place à prendre sur la scène internationale et nous sommes trois filles à pouvoir y prétendre : Anne Fatoumata M’Bairo, Julia Tolofua et moi. Je vais essayer de bien travailler et d’être la meilleure pour décrocher une sélection aux championnats du Monde et d’Europe.

Paris 2024, tu auras 25 ans, c’est forcément dans un coin de ta tête ?

C’est encore très loin, même Tokyo 2020 c’est loin ! Mais oui, c’est dans un petit coin de ma tête car des Jeux Olympiques en France, c’est exceptionnel, surtout 100 ans après les précédents. Il y a de grosses échéances avant donc je préfère ne pas trop y penser.

Un mot sur Teddy Riner, 10 titres de champion du Monde, 2 titre olympiques, qu’est ce que cela représente pour toi ?

C’est le plus grand judoka de l’histoire de notre sport avec un palmarès incroyable. Il est vraiment hors norme, personne n’a réussi par le passé à faire ce qu’il fait. En tant que judoka, on a tous envie de se nourrir de son expérience pour progresser.

Nicolas Jacquemard

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