Valentin Prades, rester numéro 1 mondial !


Nous avons rencontré Valentin Prades, pentathlète français de 24 ans, qui réalise un début de saison 2017 quasi parfait ! 

Valentin, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Valentin Prades, j’ai 24 ans et je suis licencié à AUC pentathlon moderne. Je suis quelqu’un qui aime faire les choses à fond, je suis très investi et rigoureux. Je suis un gros bosseur  je fais tout pour réussir à atteindre mes objectifs.

Comment as-tu commencé le pentathlon moderne ?

Pur hasard, j’étais un enfant un peu hyper-actif et mes parents en avaient marre de chercher des sports différents pour me calmer. Alors que je faisais de la natation en club, ma mère est tombée sur un reportage sur le pentathlon à Font-Romeu, à la télévision. A la fin de ce reportage, ils expliquaient qu’il fallait posséder de bonnes bases en natation et en course pour venir passer les tests et essayer de rentrer au pôle espoir. Je suis allé passer ces tests qui ont été concluant. Je suis rentré directement à l’internat, en seconde, en sport étude. Je suis tombé amoureux de ce sport pluridisciplinaire où les entraînements sont variés et où la routine n’existe pas. On peut dire que tout a commencé en septembre 2007.

Quatrième des derniers JO, j’imagine que c’est un mélange entre satisfaction et frustration ?

Satisfaction, pas vraiment sur le coup car moi j’y allais pour faire une médaille. J’étais dans le top 5 mondial à ce moment là. J’étais donc forcement déçu, j ai fait une belle journée mais c’est l’équitation qui me coûte la médaille. Je tire au sort un cheval compliqué, tout petit, et je fais tomber 3 barres qui me font perdre 23 secondes de pénalité. Je n’ai pas de regrets non plus car j’ai donné tout ce que j’avais sur le moment, je pense que cela s’est vu. Je me suis battu jusqu’au bout, je n’ai pas lâché une seule seconde !
Au début, c’était une grosse déception, mais avec le recul je n’ai pas d’amertume. Çà reste un bon souvenir et une belle aventure humaine avec mon staff.

Tu viens de faire un super début de saison avec une victoire et une deuxième place. C’est presque parfait, quels sont tes objectifs pour la suite ?

Oui je suis content car je n’ai fait que deux compétitions cette année. Je n’ai fait aucune compétition nationale et j’ai reporté ma préparation car j’avais rallongé les vacances après les Jeux Olympiques. J’ai donc repris l’entrainement seulement en janvier et ma première compétition a été cette deuxième place au Caire. Je suis satisfait car je ne me sentais pas vraiment en forme. La deuxième compétition a été ma victoire à Budapest, je suis donc très content de gagner. C’est de bonne augure pour la suite mais je ne me contente pas de ça. Les vrais objectifs sont les championnats d’Europe et du Monde, je vise clairement la médaille dans ces deux compétitions. J’aimerai également finir l’année, de nouveau, à la première place mondiale.

Comment s’articule une semaine d’entrainement-type pour toi ?

Elle se compose de 7 séances de course, 3 ou 4 séances de natation, 2 séances d’équitation, 3 séances de tir, 2 leçons et 3 ou 4 séances de préparation physique générale. Cela fait plus ou moins 30 heures d’entraînements par semaine. J’ai deux entraîneurs principaux, deux pour l’escrime, un pour l’équitation et également un préparateur physique.

Valentin Prades tir

Sur quel discipline es-tu le plus à l’aise ?

Mon point fort est le combiné tir/course, la dernière épreuve. Quand je suis devant, j’arrive à gagner et quand je pars d’un peu plus loin j’arrive à remonter pas mal de places, comme aux Jeux Olympiques par exemple. J’ai un bon niveau de course malgré ma taille et mon poids. Ensuite, l’escrime est plutôt un point fort aussi mais je manque encore de régularité. Si je devais donner un point faible ça serait la natation, mais avec le nouveau barème cela devient moins problématique pour moi.

Le manque de médiatisation de ton sport te gêne-t-il ?

Non pas vraiment, je ne fais pas du sport pour être une star, j’en fais pour être un champion. Après c’est vrai que j’aimerai que mon sport, en lui-même, soit plus connu car il le mérite. Les bonnes performances des français et françaises dans les grandes compétitions aident un peu à cette médiatisation du sport et c’est une bonne chose.

Si tu pouvais passer 30 minutes avec un sportif, qui choisirais-tu ?

Martin Fourcade car j’aime l’athlète, j’aime l’homme et j’aime le champion. Je trouve qu’il défend des valeurs très fortes et c’est vraiment respectable. Quand j’avais 17 ans, je l’ai rencontré à Font-Romeu sur une remise de diplôme. Il venait de gagner une médaille aux JO de Vancouver, je lui ai parlé du package olympique qu’il avait et il me l’a donné ! J’étais jeune et cela me faisait rêver, je me suis dit quel champion !

As-tu une activité professionnelle en plus de ta carrière de sportif ?

Je travaille, à plein temps, pendant 2 mois (septembre et octobre), pour le groupe Vinci Concession. J’ai voulu avoir une activité, en plus de mon sport, pour pouvoir préparer l’après carrière. 

 

 

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