Véronique Mang, en ligne presque droite


Née le 15 décembre 1984, à Douala, au Cameroun, Véronique Mang est une athlète spécialisée dans les épreuves de sprint du 100 et 200 mètres. Elle vit en France depuis sa jeunesse et fais des études qui lui permettent d’obtenir la naturalisation française en 2002. Très vite dominante dans les catégories jeunes : championne de France minime du 150 mètres en 1999, championne de France cadette en 2000 sur le 60 et le 100 mètres, deux blessures vont l’éloigner des pistes pendant deux années. Elle décide de rejoindre l’INSEP à l’âge de 18 ans et sa progression reprend le bon chemin. Championne de France junior du 100 et du 200 mètres en 2003, elle devient, la même année, vice-championne d’Europe espoirs sur le 100 mètres à Tampere, en Finlande et remporte le titre avec l’équipe de France de relais. Elle doit désormais confirmer chez les seniors. Sa première expérience du très haut niveau sera tout simplement les Jeux Olympiques d’Athènes, en 2004. Elle atteint les quarts de finale sur le 100 mètres, en améliorant son record personnel et décroche une médaille de bronze avec le relais 4×100 mètres français. Deux ans plus tard, elle participe aux championnats d’Europe de Göteborg, en Suède, mais ne parvient pas à se hisser en finale. La déception est à la hauteur des espérances placées sur la nouvelle championne de France du 100 mètres féminin, une championne décimée par les blessures à répétition qui la priveront de ses meilleures années d’athlètes. On ne la retrouve que quatre années après, en 2010, tout d’abord aux championnats d’Europe par équipes où elle remporte son 100 mètres avec, à la clé, le record de l’épreuve, puis, surtout sur les championnats d’Europe de Barcelone qui lui apportent deux médailles d’argent sur le 100 mètres et sur le relais. Sur l’épreuve individuelle, elle termine à seulement un centième d’un titre continental, mais réalise la meilleure course de sa carrière. En finale du 200 mètres, elle est disqualifiée pour un faux départ, alors que sa compatriote Myriam Soumaré allait chercher l’or. Lors de l’année 2011, elle conserve son titre de championne de France du 100 mètres, mais échoue en finale des championnats d’Europe en salle à Paris. Elle est présente également à Daegu, en Corée du Sud, pour les championnats du monde. Éliminée en demi-finales, on ne la retrouvera plus jamais à ce niveau. En effet, elle participe aux Jeux Olympiques de Londres, l’année suivante, sans parvenir à passer le moindre tour sur son épreuve fétiche. Sa dernière performance restera son quatrième titre de championne de France en 2015, arraché alors que les blessures ne la lâchent définitivement plus. Elle se retire des pistes en 2016, après avoir vu son rêve d’être à Rio s’envoler. La fragilité de son corps en aura décidée autrement.

Alexandre Toussaint

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