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Athlétisme : Les Tricolores ont brillé lors des championnats d’Europe de sport adapté

Julien Correia

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Athlétisme - Les Tricolores ont brillé lors des championnats d'Europe de sport adapté
Photo via Facebook Virtus: World Intellectual Impairment Sport

Les championnats d’Europe d’athlétisme indoor de sport adapté étaient à l’honneur à Nantes. L’occasion pour nous de mettre en avant ces athlètes qui méritent un peu plus de lumière.

Si les championnats d’Europe d’athlétisme indoor se sont clôturés le 7 mars dernier, d’autres athlètes étaient sur le front. On ne parle pas ici de Kevin Mayer, Valentin Lavillenie, Wilhem Belocian ou d’Alice Finot. Mais de sportifs dont on évoque que trop peu souvent les performances. Depuis le 9 mars jusqu’à hier se tenaient les championnats d’Europe en salle d’athlétisme en catégorie sport adapté. Et nos athlètes tricolores se sont montrés à la hauteur de l’évènement.

Présentation du championnat

Le contexte sanitaire n’a pu permettre à l’ensemble des 9 pays initialement prévus de participer à cet évènement. Mais malgré tout, ce dernier a pu être maintenu. En compagnie de la France, étaient présents la Turquie, l’Ukraine, l’Espagne et le Portugal. A quelques mois des Jeux Paralympiques de Tokyo, cette compétition proposait de belles confrontations sportives. Et il s’agissait pour la France d’une répétition générale si on peut le dire ainsi, puisque Vichy accueillera les Global Games en 2023. Alors que l’acceptation et l’inclusion de la différence ne sont pas toujours de rigueur, le sport joue un rôle social et assure quant à lui sa fonction d’intégration.

Contrairement aux compétitions organisées par le comité international paralympique qui « classe » les athlètes selon les catégories handicap physique, sensoriel et mental, il en est ici autrement. C’est Virtus, la fédération internationale de sport adapté créée (seulement) en 1986 qui organise ces championnats. Les athlètes sont ici classés selon 3 catégories spécifiques. Il s’agit de la déficience intellectuelle, déficience intellectuelle et troubles associés à la trisomie 21 et autisme sans déficience intellectuelle. Au sein des athlètes présents, ils sont 19 à avoir représenté la France. Du 60 m en passant par le lancer de poids, le triathlon ou encore le 3 km marche, il y en aussi pour tous les goûts.

19 athlètes et 32 médailles au compteur

Et le moins que l’on puisse dire est que les athlètes tricolores ont tiré leur épingle du jeu. Avec 32 médailles au compteur, ils trônent en tête du classement des médailles. Loin devant l’Espagne et ses 15 médailles. Mais qui sont donc ces athlètes ? Elles sont 8 femmes. Béatrice Aoustin, Danielle Delage, Gloria Agblemagnon, Laurie Brandel, Marion Candelier, Sarah Dautremont, Virginie Dreux et Nawa Adama. Côté masculin, ils sont au nombre de 11. Charles Antoine Kouakou, Daniel Royer, Florian Larivière, Gael Geffroy, Haroun Khelifa, Jason David, Johan Roigt, Martin Gaudre, Nicolas Virapin, Rachid Boutasghount et Renaud Brelik.

Parmi ces athlètes, il est à noter que Charles Antoine Kouakou déjà détenteur du record du monde 200m indoor en 22.04 secondes a tout simplement amélioré son chrono. Son temps ? 21.86 désormais. Et nous aurons également l’occasion de retrouver Gloria Agblemagnon, spécialiste du lancer du poids, lors des Jeux Paralympiques de Tokyo.

Les championnats d’Europe d’athlétisme indoor de sport adapté étaient à l’honneur à Nantes. L’occasion pour nous de mettre en avant ces athlètes qui méritent un peu plus de lumière.

Le sport, un moyen de s’exprimer pleinement

Du côté du stadium Pierre Quinon de Nantes, toutes et tous ont fait honneur au maillot tricolore. Si le quotidien n’est pas toujours rose et que la vie s’est présentée à eux avec un handicap, le sport permet une véritable bouffée d’oxygène. Un moyen pour eux de ne pas faire apparaître certaines différences et également de s’évader. C’est notamment en ce sens que s’est exprimée Nawa Adama spécialiste du sprint au micro de France 3 Pays de la Loire. « Cela me fait du bien de courir, et cela me soulage. Cela me soulage de mes problèmes dans la tête et j’oublie tout quand je cours. » Et on peut dire qu’elle le fait plutôt bien. La championne de 21 ans a déjà un palmarès long comme le bras avec des titres à la pelle. Des honneurs qu’elle aimerait sans doute exporter au quotidien. Car oui, ces athlètes, qui sont avant tout des humains, méritent un peu plus d’être dans la lumière. Encore une fois bravo à ces champions !

Julien Correia


Tombé dans le monde du ballon rond étant petit, j’aurais pu devenir pro sans ces foutus ligaments croisés. Défilant sur les champs (mais pas Elysées) en 98, j’ai été bercé par les exploits de Mister George, piqué par la technique du Snake, grandi avec Captain Rai et Ronnie, mûri avec Pauleta et Edi. Mais Ibracadabra, je suis désormais reconverti en runner/traileur. Moins rapide que Bolt et moins endurant que Jornet, c’est donc plume à la main que je partage les exploits de ces athlètes !

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