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Athlétisme Mondiaux en salle : Le bilan de l’équipe de France

Etienne Goursaud

Publié le

Athlétisme Mondiaux en salle : Le bilan de l'équipe de France
Photo Icon Sport

CHAMPIONNATS DU MONDE EN SALLE D’ATHLÉTISME – On fait le bilan de l’équipe de France après la compétition. Avec du positif, et deux médailles mondiales, comme en 2022. Mais sans titre.

Huit finalistes sur treize engagés

Deux médailles, comme en 2022

La France avait engagé une petite délégation lors des championnats du monde. Avec treize athlètes qualifiés (avec les forfaits de dernière minute d’Azeddine Habz et Jean-Marc Pontvianne). C’est certes trois athlètes de plus qu’en 2022 à Belgrade, mais cela reste resserré. Les Tricolores ramènent d’Écosse deux médailles, avec l’argent de Cyréna Samba-Mayéla sur 60 m haies et le bronze de Just Kwaou-Mathey, également sur la même distance.

Comme en 2022, où la première citée avait ramené de l’or, c’est le 60 m haies qui ramènent les deux médailles françaises. À l’époque, c’était pour Pascal Martinot-Lagarde. À noter que ce dernier avait réalisé 7.50 pour l’argent, contre 7.47 pour « JKM » pour le bronze. Mais aussi que « CSM » a couru quatre centièmes plus vite sa finale, que lors de son titre en 2022. Preuve que les Français ont su hisser leur niveau, mais que le niveau mondial a grimpé en flèche.

Huit finalistes sur treize

Quand on se plonge sur les performances. On s’aperçoit que, hormis Wilhem Belocian (Thibaut Collet est un cas à part qu’on ne peut analyser), personne n’a sous performé. Huit Français, sur les treize engagés, se sont hissés dans le top 8. Parmi eux, Agathe Guillemot et Ilionis Guillaume sur lesquelles, deux mois auparavant, peu auraient parié sur une 7e place du 1500 m et une 8e place au triple saut. Makenson Gletty, 5e de l’heptathlon, effectuait son tout premier championnat du monde et s’est montré à la hauteur de l’évènement, même si le podium n’était pas totalement injouable, bien que très difficile.

Benjamin Robert, bien que disqualifié en finale, entrait dans sa toute première finale mondiale. Margot Chevrier, à qui on souhaite un prompt rétablissement, s’est blessée gravement à la cheville, mais se hisse dans le top 8, malgré le drame de son concours. Au final, la France termine 10e à la « placing table », qui est un classement des pays en fonction des finalistes dans un championnat (1 point pour le 8e, 2 points pour le 7e etc). Un bel indicateur de la santé sportive d’un pays. Orlann Oliere, Solenn Compper, Jeff Erius, Amandine Brossier se sont hissés en demi-finale, à la hauteur de ce qu’on attendait d’eux.

Une génération encore jeune

Le plus vieux des finalistes est Benjamin Robert, qui a fêté ses 26 ans au mois de janvier. Plus âgé de huit jours qu’Ilionis Guillaume. Agathe Guillemot, Margot Chevrier, Thibaut Collet, Makenson Gletty et Just Kwaou-Mathey représentent la très grosse génération née en 1999 (comme Armand Duplantis). Cyréna Samba-Mayela, du haut de ses deux médailles mondiales, est née en 2000. Une génération qui commence à arriver à maturité au bon moment, à cinq mois des JO. Où ils vont tenter de franchir un cap.

Quelques regrets sur les absents

L’incroyable performance de la Belgique, championne du monde du 4×400 m, peut peut-être laisser quelques regrets à l’équipe de France, qui a fait le choix de ne pas engager de relais, pour préparer au mieux les Mondiaux de relais, qui auront lieu dans un peu plus de deux mois à Nassau (Bahamas). Où les tickets pour les JO vont être délivrés. Et pourtant, quand on voit le potentiel de cette équipe, il est clair qu’il aurait, a minima, joué une médaille. Et pas forcément du métal le plus moche. Ceci dit, si les Bleus parviennent à décrocher une breloque olympique, on aura vite fait de mettre Glasgow aux oubliettes.

Toujours sur 400 m, un Thomas Jordier, qui est revenu en grande forme cet hiver, avec son 46.06, record personnel, a loupé Glasgow pour six centièmes. Il n’aurait pas été illégitime d’espérer le voir parmi les finalistes. Comme Erwan Konaté et Tom Campagne, qui ont bondi à plus à huit mètres cet hiver à la longueur. Quand on voit que le top 8 se joue à 7.79 m… Cela aurait mis du beurre dans les épinards de la placing table française.

Et que dire d’Azeddine Habz et Jean-Marc Pontvianne. Absents de dernière minute de ces championnats du monde. Sur la base de leur valeur de l’hiver, comment ne pas penser qu’ils auraient pu être de vrais candidats à une médaille mondiale. Surtout pour le premier cité, dans une course de 1500 m qui a été très ouverte et avec de grandes surprises.

En France, il manque ce scoreur

Une génération homogène, capable de créer de belles surprises, mais à qui il manque un « scoreur ». On parle beaucoup de Femke Bol, du côté des Pays-Bas. Mais sa présence assure à son pays, au pire du pire, une médaille d’argent. Et plus globalement de l’or. En France, ce fut le cas de Renaud Lavillenie, notamment en salle où il était intouchable. Mais aussi Kevin Mayer. Des assurances quasi tous risques qui apportent de la sérénité à une équipe. Qui peut se reposer sur ses grandes chances de médaille pour capitaliser derrière.

Journaliste et amoureux de sport. Ancien footballeur reconverti athlète quand ses muscles le laissent tranquille. Elevé à la sauce des exploits de Thomas Voeckler en 2004, du dernier essai de légende de Eunice Barber à la longueur lors des championnats du monde d'athlétisme de 2003 mais aussi Zidane, Omeyer et Titou Lamaison.

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