Nous suivre

Betclic Élite 2021-2022

Betclic Élite : Le BCM en quête de consistance pour assumer ses ambitions

Publié le

Photo Icon Sport

Betclic Élite 2021-2022 – Sorti vainqueur d’un derby interminable sur le parquet de Saint-Quentin en Coupe de France ce mercredi, Gravelines-Dunkerque s’apprête à disputer trois rencontres à domicile face à des équipes du Top 8. Pour le club nordiste, ce triptyque pourrait déjà être un premier tournant dans le course aux playoffs. On fait le point sur la situation du club maritime, avec les réactions avisées de l’arrière Romuald Morency.

Dans une saison, la Coupe de France apporte toujours une bulle d’exotisme en complément des combats acharnés de Betclic Élite. Pour le BCM, la lutte a pourtant été acharnée ce mercredi. Après avoir sorti facilement Denain-Voltaire puis Nancy, le club maritime faisait une nouvelle fois face à une équipe de Pro B pour les huitièmes de finale. Sur le parquet de Saint-Quentin, on se dirigeait tout droit vers un nouveau blow-out après un quart temps. Derrière un John Jenkins en feu (19 points sur la période), Gravelines-Dunkerque comptait alors 25 points d’avance au bout de dix minutes.

Une victoire marathon en Coupe de France pour se relancer

Toutefois, le SQBB n’a rien lâché, avec l’appui d’un Palais des Sports Pierre Ratte incandescent. Au fil des minutes, ils ont grappillé leur retard pour envoyer le match en prolongations. Finalement, c’est au bout de trois périodes supplémentaires, et 55 minutes de jeu, que le club de Betclic Élite est parvenu à faire respecter la hiérarchie (111-105). Étriquée, cette victoire fait tout de même un bien fou. Tout d’abord, le BCM s’est offert une place en quarts de finale de Coupe de France, mais a également stoppé l’hémorragie après trois défaites de rang à l’extérieur en championnat.

Désormais, les troupes de JD Jackson vont pouvoir se concentrer sur ce dernier. Dès ce samedi, il y aura un rendez-vous délicat à gérer face à l’AS Monaco, à Sportica. Puis, après la trêve internationale, ce seront deux nouvelles réceptions face à des membres du Top 8 (Nanterre et Le Mans). Actuellement 12e avec un bilan négatif (9V-10D), le BCM se situe dans le ventre mou du classement, quasiment à équidistance de la 8e place, et de la 17e. Ainsi, les prochaines rencontres seront décisives afin de déterminer si les Maritimes sont en capacité de viser une place en playoffs.


« Il faut essayer de retrouver notre jeu »

Sur le parquet pendant près de 25 minutes mercredi soir, l’arrière polyvalent Romuald Morency a accepté de revenir avec nous sur le match marathon disputé en Coupe de France, mais également sur les prochaines échéances du BCM. A 26 ans, ce dernier réalise la meilleure saison de sa carrière au shoot (6,4 points à 55,3 au global, et 42,9 % derrière l’arc), dans un rôle discret mais précieux au sein du système de JD Jackson.

Après ce match interminable à Saint-Quentin, comment vous sentez-vous physiquement ?

On ne s’attendait pas à ce que l’effort dure aussi longtemps ! On a trois joueurs qui jouent 45 minutes donc c’est énorme. Avec l’enchaînement des matchs qu’on a en ce moment – on joue à Monaco samedi – il va falloir être intelligent au niveau du repos, de la récupération et de l’entraînement.

Comment expliques-tu la baisse de régime progressive de l’équipe après un premier quart-temps exceptionnel où vous aviez pris une avance conséquente ?

Saint-Quentin est une équipe de grande qualité. Ils m’ont vraiment impressionné et nous ont donné une leçon de basket en deuxième mi-temps. On ne se passait pas bien le ballon contrairement à eux, et ils ont été très adroits. Face à ça, on répond individuellement et non pas collectivement, donc notre sélection de tirs était moins bonne, l’adresse également. Le public les poussait énormément, pendant 55 minutes, ça a fait mal à la tête ! Il y a pas mal de facteurs qui ont entraîné leur retour. »

Finalement, vous vous en sortez au bout de trois prolongations.

Il y a eu de la sérénité et de l’expérience. On a des joueurs qui se sont relayés, je pense à Abdou N’Doye qui montait plus souvent le ballon en fin de match par exemple. C’était difficile parce qu’il y avait aussi les problèmes de fautes à gérer. Mais je trouve qu’on a un petit peu mieux défendu sur la prolongation par rapport aux deux derniers quart-temps du temps réglementaire.

Comment allez-vous aborder les trois prochaines rencontres à domicile qui peuvent déjà avoir une importance capitale dans la quête des playoffs ?

Il faut essayer de retrouver notre jeu avec une intensité totale à chaque rencontre. C’est ce qu’on a eu du mal à faire. Le fait d’avoir Marcquise Reed blessé a aussi un petit peu déséquilibré les habitudes qu’on avait entre nous. On va pouvoir le récupérer, peut-être au prochain match, mais sûrement après le break, donc on va pouvoir être au complet et retravailler tous ensemble pour être consistants sur ces matchs-là.

Individuellement, comment expliques-tu ton aisance au shoot cette saison, et en particulier depuis mi-décembre (79 % en global, 50 % derrière l’arc) ?

Mon rôle a changé par rapport à la saison dernière. C’était un peu difficile au début mais je l’ai accepté en ne me prenant pas la tête, et je suis plus détendu, plus relâché. J’essaye d’avoir une bonne sélection de tirs, dans les meilleures conditions possibles, puisque je n’ai pas un nombre illimité d’opportunités. »


Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a toujours été une vocation. Quand les autres sortaient les cartes Pokémon ou Yu-Gi-Oh dans la cour de l’école, je ripostais avec des cartes Panini ou des fiches Onze Mondial. La puissance de Jean-Claude Darcheville n’a pas d’égal.

Clique pour commenter

Poster un Commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des

Fil Info

Actus à la une