Nous suivre

NBA 2021/2022

Bilan NBA 2022 : Les Milwaukee Bucks échouent dans leur quête du back-to-back

Publié le

Bilan NBA 2022 Les Milwaukee Bucks échouent dans leur quête du back-to-back
Visuel Dicodusport - Photo Icon Sport

NBA 2021-2022 – La saison NBA touche à son terme. Les playoffs approchent et plusieurs équipes vont connaître une fin de saison anticipée. À cette occasion, la rédaction de Dicodusport revient sur la saison des équipes éliminées. Aujourd’hui, c’est le tour des tenants du titre déchus, les Milwaukee Bucks, éliminés en demi-finales de conférence.

Ce qu’il faut retenir de la saison des Bucks

Pour les Milwaukee Bucks, cette saison 2021/22 était forcément particulière. C’était en effet la saison de la confirmation, après le premier titre de la franchise depuis 50 ans. L’exploit accompli, les dirigeants ont voulu repartir avec le même groupe, en tout cas au niveau des cadres. PJ Tucker est le seul joueur majeur à avoir quitté le navire l’été dernier. Et c’est notamment grâce à cette continuité que les hommes de Mike Budenholzer ont de nouveau réalisé une bonne saison régulière. Malgré l’apport quasi inexistant des arrivées estivales sur le banc (Rodney Hood, Semi Ojeleye, George Hill), les Bucks ont terminé à la 3ème place de l’Est avec 51 victoires. Giannis Antetokounmpo, qui a compilé 29.9 points, 11.6 rebonds et 5.8 passes de moyenne, a terminé à la deuxième place du classement MVP.

Avant tout, cette équipe était attendue sur les playoffs. C’est à ce moment-là que l’équipe tenante du titre est mise sous pression. En NBA, le dernier back-to-back remonte déjà à 2018. Avec cette troisième place, les Bucks ont donc affronté les Chicago Bulls au premier tour des phases finales. Une série facilement maîtrisée mais entachée par la blessure au genou de Khris Middleton, qui a beaucoup pesé sur le reste des playoffs. Les joueurs de Milwaukee ont en effet dû faire sans leur deuxième meilleur élément, une arme offensive quasiment indispensable à leur système. L’attaque pourtant réputée de Mike Budenholzer est alors venue très statique. Et contre la défense élite des Boston Celtics, ça n’a pas pardonné. Antetekounmpo et Jrue Holiday se sont démenés, mais les autres joueurs n’ont pas été au rendez-vous. Les Bucks ont ainsi été éliminés en demi-finales de conférence. Un résultat final décevant puisqu’il aurait pu être tout autre sans la blessure de Middleton.

Notre prévision en début de saison : 2ème / Classement final : 3ème


La révélation : Bobby Portis

Un joueur, qui s’était déjà en partie révélé la saison dernière, l’a encore plus fait cette année. Bobby Portis, à qui on ne voyait pas vraiment d’avenir en NBA après son passage aux Knicks, est en train de se trouver à Milwaukee. L’intérieur de 27 ans a eu un vrai rôle pour les Bucks cette saison, puisqu’il a eu la lourde tâche de remplacer Brook Lopez. Le pivot vétéran a subi une longue procédure à son dos, et n’a pu jouer que 13 matchs cette saison. C’est donc Portis, qui n’avait jamais été pivot titulaire de sa carrière, qui l’a remplacé. Et à succès.

Avec ce remplacement, les Bucks ont perdu en défense et en protection d’arceau, mais ont gagné en polyvalence. Ce qui est d’autant plus important dans la NBA moderne. Plus mobile que son coéquipier, Portis a notamment pu être utilisé face aux small balls adverses.  Permettant aussi de faire briller des deux côtés du terrain un Giannis Antetokounmpo de niveau MVP. Cette saison, Portis a connu des records en carrière en termes de points, rebonds, contres et tirs à 3 points. Avec 14.6 points de moyenne et des pointes à 30, il s’est révélé comme la 4ème option offensive de l’équipe. En cas d’absence d’un des membres du trio Middleton/Holiday/Antetokounmpo, c’était souvent lui qui prenait le relais. Si son impact a été amoindri par le retour de Brook Lopez en fin de saison et en playoffs, sa saison régulière est à saluer.

La déception : Serge Ibaka

À contrario de Bobby Portis, un autre intérieur des Bucks a lui été transparent cette saison. Serge Ibaka, que les Bucks ont récupéré via transfert en février, a très peu joué. En saison régulière, quand il jouait, il était clair qu’il n’était plus le Serge Ibaka de la grande époque. Il a d’ailleurs été mis au second plan dès que Brook Lopez est revenu de blessure. En playoffs, il n’a joué que 5 minutes de moyenne contre les Bulls, et 3 minutes en cumulé contre les Celtics. Il n’a pas réussi à gratter une place dans la rotation. Ses problèmes de santé l’ont aussi fait manquer quelques matchs.

Comme la saison dernière avec PJ Tucker, le management des Bucks a montré une vraie volonté d’aller chercher un vétéran impactant à la deadline. Semi Ojeleye, Rodney Hood et le jeune Donte DiVicenzo ont donc quitté la franchise lors de ce transfert. Si les Bucks ont aussi récupéré des seconds tours de draft, la principale contrepartie était Serge Ibaka. On pouvait alors deviner un transfert qui avait clairement comme objectif les playoffs. Mais Ibaka a eu un impact quasi nul comparé à Tucker, qui a joué 30 minutes de moyenne en playoffs et a été primordial pour le titre la saison dernière. Les Bucks ont donc échangé trois joueurs dont un jeune prometteur contre pas grand chose. D’autant plus qu’Ibaka est agent libre cet été. Ce pari de quelques mois du management des Bucks aura donc été un échec.

Quel avenir pour les Bucks ?

Pour leur avenir, les Bucks peuvent déjà compter sur un noyau dur qui ne devrait pas bouger. Avec le retour de blessure de Khris Middleton, leur effectif est déjà assuré d’être compétitif. Au niveau contractuel, sept joueurs sont garantis pour la saison prochaine, dont les cinq titulaires. Trois joueurs ont des « player options », dont Bobby Portis qui en a une à 4 millions de $, qu’il devrait logiquement décliner au vu de ses performances. L’intérieur, qui s’est comporté comme la 4ème star de cette équipe, va vouloir être payé en tant que tel cet été.

Le management va devoir aussi décider s’ils veulent re-signer Wesley Matthews, Jordan Nwora ou encore Jevon Carter. Mais les finances sont bouchées par les salaires du trio Antetokounmpo/Middleton/Holiday, qui vont tous augmenter la saison prochaine. Difficile alors d’envisager d’autres mouvements estivaux que l’ajout de role-players au minimum salarial.


Journaliste/rédacteur depuis mars 2017 - Amoureux de la petite balle jaune et du gros ballon orange qui traîne sa carcasse sur Dicodusport depuis 2017. Rafael Nadal et LeBron James sont les meilleurs joueurs de l'histoire.

Clique pour commenter

Poster un Commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des

Fil Info

Actus à la une