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NBA 2021/2022

Bilan NBA 2022 : Les New Orleans Pelicans sont prêts à rivaliser

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Bilan NBA 2022 Les New Orleans Pelicans sont prêts à rivaliser
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NBA 2021-2022 – La saison NBA touche à son terme. Les playoffs approchent et plusieurs équipes vont connaître une fin de saison anticipée. À cette occasion, la rédaction de Dicodusport revient sur la saison des équipes éliminées. Aujourd’hui, c’est le tour des New Orleans Pelicans, invités surprises des playoffs à l’Ouest.

Ce qu’il faut retenir de la saison des Pelicans

Cette saison des Pelicans marquait la première du coach Willie Green. Ancien assistant de Monty Williams aux Suns, il est venu en remplacement de Stan Van Gundy, qui n’a jamais réussi à imposer sa philosophie à son groupe. De la même manière que l’a fait son supérieur à Phoenix, Green est arrivé pour instaurer une nouvelle identité aux Pelicans. Ce qu’il n’a pas réussi tout de suite. La franchise de New Orleans a en effet réalisé un des pires débuts de saison de son histoire, avec seulement 4 victoires sur ses 20 premiers matchs. Malgré plus de victoires que de défaites depuis, ce début de saison catastrophique a plombé leur bilan final (36-46).

Un moment très important de la saison des Pelicans restera la trade-deadline. Lors de celle-ci, le GM David Griffin a sorti le gros jeu, en transférant un joueur important de l’équipe (Josh Hart) et deux jeunes (Nickeil Alexander-Walker et Didi Louzada) aux Blazers. Les Pelicans ont récupéré un potentiel all-star avec CJ McCollum, et deux joueurs de rotation d’effectif, Larry Nance Jr et Tony Snell. Et depuis ce transfert, l’équipe a pris une nouvelle stature. Ces joueurs expérimentés se sont intégrés tout de suite, et les Pelicans sont devenus playoffables. Parmi les joueurs qui sont montés en puissance pendant la saison, les trois rookies Jose Alvarado, Herb Jones et Trey Murphy III ont impressionné par leur maturité. Brandon Ingram et Jonas Valanciunas ont été les leaders techniques. Au final, chacun a eu son rôle dans cette équipe. Même les joueurs qui jouaient peu comme Garrett Temple ou Naji Marshall ont été importants dans le vestiaire.

Avant la saison, on avait imaginé une trajectoire à la Monty Williams pour Willie Green. À savoir, une première saison moyenne mais une fin de saison en trombe qui laissait présager un avenir radieux. Au final, c’est exactement ce qu’il s’est passé. Les Pelicans ont disputé un tour de playoffs malgré leur 9ème place au classement. Ils ont monté un groupe cohérent, très soudé, et ont créé un engouement comme il n’y avait pas eu depuis bien longtemps à New Orleans.

Notre prévision en début de saison : 10ème / Classement final : 9ème


La révélation : Herbert Jones

Même si Jose Alvarado aurait pu y prétendre, difficile de donner ce titre à quelqu’un d’autre que Herbert Jones. Rookie drafté en 35ème position, personne n’attendait l’ancien de l’université d’Alabama à ce niveau. Pourtant, l’Américain de 23 ans s’est vite imposé comme un titulaire indiscutable, et l’est resté toute la saison. Son avantage est qu’il n’a pas vraiment de poste attitré. Il est là pour combler des trous et servir de liant. Au final, il est même devenu le meilleur défenseur de l’équipe. C’est lui qui s’est occupé chaque soir du meilleur attaquant adverse, qu’il soit un ailier ou un meneur.

Cette propension à la défense s’est traduite dans les statistiques. Dans toute la NBA, Jones est le 3ème joueur à avoir intercepté le plus de ballons cette saison, et le 36ème en termes de contres. Chez les rookies, il est largement premier quand on combine les deux catégories. En plus d’être le meilleur défenseur des Pelicans, il s’est déjà imposé comme un des meilleurs défenseurs extérieurs de NBA. Son coéquipier CJ McCollum a résumé sa saison : « Je n’ai jamais vu un joueur de cet âge si tranchant, si intelligent et si imperturbable. »

En attaque, Jones a montré une belle maturité, en faisant très peu d’erreurs. Il a beaucoup travaillé sur son tir extérieur avec les assistants coachs. En ajoutant cette corde à son arc, il peut devenir un joueur très complet.

La déception : Devonte’ Graham

La déception de la saison côté Pelicans est venue de Devonte’ Graham. Obtenu dans un sign-and-trade avec les Hornets l’été dernier, l’Américain de 27 ans était censé être une valeur sûre à la mène. Pourtant, son temps de jeu a été en drastique baisse au fur et à mesure que la saison avançait (33 minutes en novembre, 24 en mars, 10 en playoffs). Il a même été doublé dans la rotation par Jose Alvarado, rookie non-drafté.

En plus d’être un fléau défensif, Graham a beaucoup moins apporté que prévu là où on l’attendait : à la création. À cause de ses difficultés à pénétrer dans la raquette, son total de passes décisives est en baisse par rapport à ses saisons aux Hornets. Si bien qu’il n’était juste pas possible de le faire jouer meneur titulaire. Alors, il s’est transformé en un sniper en sortie de banc. Mais même là, il a déçu, puisque son pourcentage à 3 points n’a pas été satisfaisant (34%). Il a tout de même sauvé les Pelicans à plusieurs reprises par des shoots clutchs. Mais rien de suffisant. Son contrat léger pourrait en faire une pièce intéressante dans un transfert cet été.

Quel avenir pour les Pelicans ?

Avec ce groupe-là, les Pelicans ont déjà de quoi viser les playoffs la saison prochaine. Aucun changement majeur ne devrait être opéré, à part peut-être un transfert de Devonte’ Graham. La véritable addition dans cet effectif pour la saison prochaine sera en fait Zion Williamson. Absent toute la saison pour blessure, l’ailier fort qui tournait à 27 points de moyenne en 2020/21 va retrouver l’effectif. Une place sur le poste 4 l’attend d’ailleurs, puisque Jaxson Hayes n’a pas vraiment convaincu cette saison en tant que titulaire.

Aux côtés de CJ McCollum, Brandon Ingram, Herb Jones et Jonas Valanciunas, ce cinq majeur avec Williamson a de quoi faire peur à la Conférence Ouest. Sans compter que quasiment tout le reste de l’effectif est sous contrat. Tony Snell est le seul qui sera agent libre. L’ailier Gary Clark aussi, si la franchise ne lui propose pas de qualifying offer. De plus, les Pelicans vont récupérer le pick de draft des Lakers, qui devrait être Top 10. L’avenir s’annonce donc radieux pour ces Pelicans.


Journaliste/rédacteur depuis mars 2017 - Amoureux de la petite balle jaune et du gros ballon orange qui traîne sa carcasse sur Dicodusport depuis 2017. Rafael Nadal et LeBron James sont les meilleurs joueurs de l'histoire.

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