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NBA 2023-2024

Bilan NBA 2024 : Que serait la saison des Spurs sans Victor Wembanyama ?

Paul Lalevee

Publié le

Bilan NBA 2024 Que serait la saison des Spurs sans Victor Wembanyama
Photo Icon Sport

SAISON NBA 2023-2024 – La rédaction de Dicodusport revient sur la saison des équipes NBA, alors que la saison régulière a pris fin il y a quelques jours. Ouverture de la session avec les San Antonio Spurs, portés par leur rookie Victor Wembanyama.

Ce qu’il faut retenir de la saison des Spurs

Notre prévision en début de saison :  15e / Classement final : 14e (22-60)

À quoi aurait ressemblé la saison des Spurs sans les performances de leur tout frais numéro 1 de Draft, Victor Wembanyama ? Le pivot français a réalisé l’une des plus grandes saisons statistiques pour un rookie. Et après seulement quelques semaines au sein de la franchise, il n’y avait plus de questionnement autour de qui est le meilleur joueur. C’est Wemby. Pourtant, San Antonio a enregistré 18 défaites d’affilée entre début novembre et mi-décembre, malgré la présence du rookie.

En début de saison, Gregg Popovich a tenté avec ses hommes. Jeremy Sochan en poste de meneur, Wembanyama en 4 avec Zach Collins en pivot, les Spurs ont essayé. Puis le coach aux cinq bagues a remis les choses en ordre, et la machine a commencé à prendre forme. Toutefois, les Spurs ont essuyé plusieurs revers salés : 152 points encaissés face à Indiana, 146 face aux Pelicans. 26e attaque et 22e défense, l’année un du projet Wemby a sans doute déçu certains observateurs, sûrement inquiets par le supporting cast aux côtés du natif du Chesnay.


Le MVP : Victor Wembanyama

En 71 matchs, Victor Wembanyama a prouvé à toute la planète basket qu’il était l’un des tous meilleurs rookies de l’histoire. La course au titre de Rookie de l’année face à Chet Holmgren n’aura duré qu’un temps. Le temps pour l’intérieur des Spurs de prendre la mesure de l’enchaînement des matchs. Son premier réveil, il l’a vécu face aux Suns de Kevin Durant et Devin Booker. Après 4 matchs pour se mettre dans le bain, Victor Wembanyama score 38 points. C’est la confirmation de tout le potentiel vu l’année dernière avec les Mets, mais cette fois-ci dans la grande ligue.

Mais c’est en 2024, et notamment après le All Star Game, que Victor Wembanyama imprime des statistiques rarement vues pour un rookie. Le 24 février, face aux Los Angeles Lakers, il réalise un five-by-five (cinq catégories statistiques au-dessus de cinq unités) avec 27 points, 10 rebonds, 8 passes, 5 contres et 5 interceptions. 6 jours plus tard, face à New York, il inscrit 40 points et capte 20 rebonds. Il a également réalisé deux triple doubles dans la saison, dont un face à Toronto avec les contres (27 points, 14 rebonds, 10 contres). Meilleur contreur de la ligue, et de loin, pour sa première saison (3,6 contres), il est dans la course pour le trophée de défenseur de l’année, malgré une équipe faible défensivement. C’est dire l’influence… Il finit la saison avec 21, 4 points, 10,6 rebonds, 3,9 passes, 3,6 contres et 1,2 interception.

Le MIP : Devin Vassell

Presque 20 points par match cette saison pour Devin Vassell. Un chiffre en hausse d’un point par rapport à l’année dernière. Titulaire à 62 reprises sur les 68 rencontres disputées, l’arrière de 23 ans a surtout réalisé une grosse deuxième partie de saison. Avec 22,5 points sur le mois de février, il a plusieurs fois porté l’équipe offensivement, avec Victor Wembanyama.

Alors que les Spurs ont parfois manqué de scoring, Devin Vassell a inscrit 30 points ou plus à six reprises. Il a également franchi les 4 passes par match, une satisfaction. Considéré comme quasi intouchable dans l’esprit des dirigeants texans, Devin Vassell semble avoir de beaux jours devant lui au sein de la franchise.

Le DPOY : Victor Wembanyama

Être dans la course du DPOY avec la 22e défense NBA ? C’est l’exploit réalisé par Victor Wembanyama cette saison, alors que c’est seulement sa première dans la Ligue. Ses 2,24 m font peur à tous les attaquants NBA, et même les plus grands le reconnaissent. « C’est un joueur spécial et il faut toujours trouver d’autres façons de scorer contre ces mecs-là. Mais je pense qu’il va poser encore plus de problèmes quand il va comprendre encore mieux le jeu », a déclaré Nikola Jokic, double MVP. « Il n’a pas de limite, il peut faire ce qu’il veut dans sa carrière… nous avons des gars dans cette ligue dont il faut tenir compte à chaque fois que tu attaques le cercle, ou dans le périmètre, et il est au sommet, si ce n’est pas parmi les plus grands », l’a de son côté complimenté LeBron James.

La déception : Devonte’ Graham

Vingt-trois petits matchs. C’est le bilan d’un bien maigre saison pour Devonte’ Graham. Ses minutes ont été divisées par deux par rapport à l’année dernière et son scoring en a pris un coup. Alors qu’il inscrivait 13 points par match l’an passé, l’ancien des Hornets n’a inscrit que 5 points de moyenne cette saison. Alors, la faute à quoi ? Un mauvais pourcentage à 3 points (30%, le pire depuis sa saison rookie) ou à un manque de confiance de la part du coach ? Son contrat n’est pas complètement garanti l’an prochain, et un départ pourrait être envisagé. Restera-t-il en NBA ? Son profil de pétard ambulant peut encore séduire en sortie de banc, mais il faudra pour ça rentrer des tirs.

Quel avenir pour les Spurs ?

La question mérite d’être posée après une saison globalement décevante, hormis Victor Wembanyama. Les 60 défaites font mal dans l’esprit des dirigeants des Spurs. L’intérieur français se plaît à San Antonio, coaché par l’un des plus grands de l’histoire. Il ne faudra sans doute pas aller trop vite dans la volonté d’entourer Wembanyama. De multiples rumeurs font état d’un potentiel duo Trae YoungVictor Wembanyama. Est-ce la bonne alchimie ?

Avec une future superstar en la personne de Wembanyama, San Antonio doit trouver la bonne variable d’ajustement pour l’emmener au titre. Un renfort sur les ailes, notamment sur les postes 2 ou 3, et à la mène, semble à privilégier. Il faudra aussi l’entourer défensivement. Mais l’avenir semble radieux sous le soleil texan, avec en point central un Français.

La bulle Disney pendant le Covid, le Tour 2019, la Coupe du monde 2018. Ces trois événements majeurs sont ancrés dans ma tête de fan de sport, négativement ou positivement. Passionné de sport depuis l'enfance, j'ai décidé de mettre ma passion de l'écriture au service de cette première passion.

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