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Coupe du monde 2026 : Mbappé au sommet, notre carnet de notes complet des Bleus

Etienne Goursaud

Publié le

Coupe du monde 2026 Mbappé au sommet, notre carnet de notes complet des Bleus
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NOTES DES BLEUS COUPE DU MONDE 2026 – Retrouvez le carnet de notes de l’équipe de France à l’issue du Mondial 2026.

Les notes de la défense : une charnière centrale qui a donné de vrais gages

Mike Maignan – note moyenne (4,62/10 et huit titularisations)

Le + : Il a livré une bonne prestation contre la Norvège, avec notamment un penalty arrêté et plusieurs parades importantes.

Le – : En difficulté sur beaucoup trop de rencontres. Il a mal débuté son Mondial et l’a terminé de manière catastrophique, avec deux dernières prestations très décevantes.

En bref : Il disputait sa première Coupe du monde en tant que numéro un, avec la lourde responsabilité de succéder à Hugo Lloris, l’un des grands artisans des deux derniers parcours français dans la compétition. Force est de constater que le contrat n’est pas rempli pour le gardien de l’AC Milan. Il n’a pas été suffisamment décisif et s’est même montré fautif sur plusieurs situations importantes, du premier but encaissé face au Sénégal jusqu’à ses prestations très insuffisantes en demi-finale puis lors du match pour la troisième place. À plus de 30 ans, il serait excessif de parler d’occasion définitivement manquée, mais les opportunités ne seront plus très nombreuses. On lui souhaite d’être encore présent en 2030, même si cela semble aujourd’hui loin d’être acquis.

Jules Koundé – note moyenne (5,28/10 et sept titularisations)

Le + : Excellent contre la Suède, il est monté progressivement en puissance au fil du tournoi. Défensivement, hormis son énorme raté face au Sénégal, l’ensemble de son Mondial est plus que correct.

Le – : Un premier match catastrophique contre le Sénégal. Comme souvent en Bleu, son apport offensif est resté limité.



En bref : Il faut d’abord rappeler que le poste de latéral droit n’est pas son poste naturel. Après une entrée en matière franchement catastrophique contre le Sénégal, beaucoup auraient pu sombrer. Lui a su relever la tête. Sans réaliser une Coupe du monde exceptionnelle (5,28 de moyenne), il a progressivement retrouvé des couleurs, jusqu’à livrer une prestation très convaincante contre la Suède en huitième de finale. Lorsque Malo Gusto a eu sa chance face à l’Angleterre, on s’est d’ailleurs rendu compte que Jules Koundé apportait finalement davantage de garanties. À sa manière, il a parfaitement incarné la philosophie de Didier Deschamps, qui privilégie avant tout des soldats capables d’aller au combat.

Dayot Upamecano – note moyenne (5,86/10 et sept titularisations)

Le + : Très solide dans la majorité de ses interventions, il a particulièrement répondu présent lors des matchs à élimination directe (7/10 contre le Paraguay puis encore 7/10 face au Maroc). Une seule rencontre sous la moyenne.

Le – : Une prestation ratée contre la Norvège et toujours cette tendance à connaître quelques moments de déconcentration qui peuvent coûter cher.

En bref : On n’est finalement pas très loin d’une bonne Coupe du monde pour le défenseur central français, avec notamment trois rencontres notées 7/10. Il a souvent dégagé une vraie sérénité, même si celle-ci a parfois été ternie par quelques erreurs de concentration. Il ne s’est pas totalement écroulé face à l’Espagne et, surtout, la France a encaissé quatre buts contre l’Angleterre durant la période où il n’était plus sur le terrain. Ce n’est probablement pas un hasard. On retiendra également sa capacité à casser les lignes par la relance et à récupérer des ballons très hauts, deux qualités qui ont souvent permis aux Bleus de conserver la maîtrise du jeu.

William Saliba – note moyenne (5,8/10 et six titularisations)

Le + : Une grande régularité durant toute la compétition. Aucun match sous la moyenne. Il a probablement manqué en demi-finale contre l’Espagne, après sa sortie prématurée sur blessure.

Le – : Il lui a simplement manqué un grand match de référence.

En bref : Il a disputé cette Coupe du monde avec une fracture du dos. On ne peut qu’être inquiet pour la suite de sa carrière et sa capacité à retrouver son meilleur niveau. On peut aussi s’interroger sur la pertinence de le faire jouer dans un tel état. Pour le reste, il signe une compétition très propre. Pas de véritable « masterclass », mais aucune prestation en dessous de la moyenne, ce qui reste rare chez les Bleus durant ce Mondial. Un joueur d’une remarquable régularité, discret mais précieux, à qui l’on souhaite désormais un excellent rétablissement.



Théo Hernandez – note moyenne (3/10 et trois titularisations)

Le + : RAS.

Le – : Défensivement, chaque rencontre a tourné au calvaire. Quant à son apport offensif, pourtant sa principale qualité, il a quasiment disparu tout au long du tournoi.

En bref : Révélation du Mondial 2022, Théo Hernandez est complètement passé à côté de cette édition 2026. Titulaire au début de la compétition, il a rapidement perdu sa place. Le match pour la troisième place devait lui permettre de se relancer. Il a finalement livré sa pire prestation du tournoi, ce qui n’était pourtant pas évident au regard de ses deux premières sorties. Le bilan est sans appel : une Coupe du monde complètement ratée.

Lucas Digne – note moyenne (4,6/10 et cinq titularisations)

Le + : Très convaincant contre l’Irak, avec un apport offensif supérieur à celui de son concurrent.

Le – : Il passe totalement à côté de sa demi-finale contre l’Espagne et porte une part de responsabilité sur plusieurs buts encaissés. Il provoque également deux penalties durant la compétition, même si celui contre la Suède est finalement annulé pour un hors-jeu adverse.

En bref : Son Mondial se termine en véritable eau de boudin avec cette prestation très insuffisante contre l’Espagne, qui vient ternir un bilan jusque-là plutôt correct. Remplaçant au départ, il avait pourtant su saisir sa chance pour devenir titulaire. Mais cette demi-finale a rappelé les limites d’un joueur valeureux, sans pour autant appartenir au cercle des tout meilleurs latéraux de la planète. Une carrière remarquable, mais qui s’est souvent arrêtée aux portes du très haut niveau international.


Les notes des milieux : la révélation Manu Koné

Aurélien Tchouaméni – note moyenne (5,25/10 et quatre titularisations)

Le + : Il réalise un très gros match contre la Norvège, où il a su dépasser ses fonctions à plusieurs reprises pour peser dans les deux moitiés de terrain.

Le – : Une prestation très décevante contre le Sénégal, puis une demi-finale ratée face à l’Espagne.

En bref : En vérité, dès que le niveau s’est élevé, le milieu de terrain français a souffert. Il a subi l’impact physique du Sénégal puis la maîtrise technique du milieu espagnol. Au-delà de ces rencontres, c’est surtout son irrégularité qui aura constitué un problème dans cette Coupe du monde. On espérait que son excellent match contre la Norvège lancerait véritablement sa compétition, mais cela n’a finalement pas été le cas. Blessé, il a manqué les huitième et quart de finale. Était-il réellement à 100 % lors de la demi-finale ? La question mérite d’être posée. Elle ne doit toutefois pas masquer une réalité plus préoccupante : il ne semble pas avoir réellement franchi un cap depuis le Mondial 2022.

Manu Koné – note moyenne (6,75/10 et quatre titularisations)

Le + : D’une remarquable régularité à un très haut niveau. Aucun match en dessous de 6/10. Sa capacité à apporter offensivement tout en dominant les débats au milieu de terrain a constitué l’une des principales forces des Bleus.

Le – : Un tout petit peu moins précis dans l’utilisation du ballon face au Paraguay, puis par moments contre l’Irak.

En bref : C’est incontestablement la grande satisfaction, voire la véritable révélation française de cette Coupe du monde. Il ne devait probablement pas occuper un rôle aussi important au départ, mais les circonstances lui ont permis de prendre une toute autre dimension. Aucun match sous la moyenne, trois rencontres notées 7/10, de l’impact, du volume de jeu et une réelle capacité à se projeter offensivement. Son absence a d’ailleurs cruellement pesé lors de la première période contre l’Espagne. On peut légitimement se demander pourquoi il n’a pas débuté cette demi-finale, tant il avait donné de solides garanties jusque-là.

Adrien Rabiot – note moyenne (5,5/10 et six titularisations)

Le + : Aucun match en dessous de la moyenne. Beaucoup d’efforts, une activité défensive constante et l’un des rares Français à ne pas avoir sombré face à l’Espagne. Excellent également contre la Suède.

Le – : Un apport offensif globalement insuffisant.

En bref : Il ne réalise pas une mauvaise Coupe du monde et n’est véritablement passé à côté d’aucune de ses rencontres. Pourtant, il laisse un léger sentiment d’inachevé. On le sait capable d’apporter beaucoup plus offensivement. Il l’avait démontré en 2022, beaucoup moins en 2026. Ses efforts défensifs méritent toutefois d’être soulignés, tant ils ont souvent permis de maintenir un certain équilibre dans le jeu français. Un travail parfois discret, mais précieux pour l’équipe de France.


Les notes des attaquants : Mbappé a guidé les Bleus, Olise rate le coche

Michael Olise – note moyenne (5,5/10 et huit titularisations)

Le + : Il réalise un début de compétition magistral (plus de 7 de moyenne sur les quatre premiers matchs). Des passes venues d’ailleurs, du génie, de la création offensive. Il a tout montré lors de ce début de Mondial.

Le – : Son Mondial s’est arrêté après la Suède. Comme si le match contre le Paraguay l’avait sorti de sa compétition.

En bref : Tout avait pourtant si bien commencé que la chute n’en est que plus douloureuse. Exceptionnel lors des premières rencontres, il est ensuite totalement rentré dans le rang, jusqu’à vivre une fin de compétition très compliquée. La rumeur d’un transfert au Real Madrid, apparue en plein Mondial, a donné le sentiment de le sortir de sa compétition. A-t-il lui-même exprimé le souhait de quitter Munich ou est-ce son entourage qui pousse en ce sens ? Si c’est la première hypothèse, on peut se demander s’il n’avait pas d’autres priorités. Si c’est la seconde, son entourage ne lui a clairement pas rendu service. Lui mettre une telle pression en pleine Coupe du monde était particulièrement contre-productif.

Ousmane Dembélé – note moyenne (5,57/10 et sept titularisations)

Le + : Un match énorme contre la Norvège et un triplé qui restera comme sa prestation de référence en Bleu.

Le – : Beaucoup de déchet sur la majorité de ses matchs. Il a énormément tenté, mais aussi énormément raté. Un vrai manque de précision dans nombre de ses choix et de ses gestes.

En bref : On aurait aimé retrouver le joueur que l’on voit au PSG depuis deux saisons. On l’a aperçu face à la Norvège… et pratiquement plus ensuite. Son bilan reste mitigé, car cette prestation majuscule tire largement sa moyenne vers le haut. Malgré une réelle volonté de créer, il a souvent manqué de justesse. Il est également passé à côté de son rendez-vous face à l’Espagne. Se pose enfin la question de son positionnement. Devenu avant-centre à Paris, il a évolué sur le côté droit en équipe de France, un poste qui ne semble plus réellement lui convenir. Le temps passe et il ne possède plus tout à fait l’explosivité de ses jeunes années. Une évolution de son rôle pourrait lui être bénéfique en Bleu.

Désiré Doué – note moyenne (5,25/10 et quatre titularisations)

Le + : Une excellente entrée contre le Paraguay en huitième de finale, puis un excellent quart de finale face au Maroc.

Le – : Il passe complètement à côté de son match contre l’Angleterre.

En bref : Le match pour la troisième place vient ternir le bilan d’une Coupe du monde qui reste globalement correcte. On n’oubliera pas que c’est lui qui a apporté la lumière contre le Paraguay, alors que la rencontre commençait doucement à sentir le Munster face à une équipe regroupée et agressive. Il a ensuite enchaîné avec un excellent quart de finale contre le Maroc. Tout n’a pas été parfait et il n’a pas encore totalement exprimé son immense potentiel sous le maillot bleu. Le sentiment reste donc partagé.

Bradley Barcola – note moyenne (5,5/10 et quatre titularisations)

Le + : Il s’est montré percutant à plusieurs reprises.

Le – : Une prestation ratée contre le Paraguay, marquée par une certaine nervosité.

En bref : L’ensemble reste correct dans cette Coupe du monde, avec du bon comme du moins bon. Il a signé plusieurs bonnes entrées ainsi que quelques titularisations convaincantes, hormis sa rencontre compliquée face au Paraguay. Il lui a parfois manqué davantage de réalisme devant le but.

Kylian Mbappé (cap.) – note moyenne (6,88/10 et huit titularisations)

Le + : Il boucle son Mondial avec dix buts en dix matchs. Encore plus décisif qu’en 2022, ce qui n’avait rien d’évident. Buteur, passeur et parfois même organisateur du jeu, il reste le joueur le plus influent de cette Coupe du monde, toutes sélections confondues. Aucun match sous la moyenne et plusieurs prestations exceptionnelles.

Le – : Il n’a pas trouvé la solution face à l’Espagne.

En bref : Au final, il est le meilleur Bleu de cette Coupe du monde et termine meilleur buteur de la compétition. Pour la deuxième édition consécutive, une première dans l’histoire du Mondial. On retiendra évidemment ses buts, mais aussi sa capacité à davantage jouer pour les autres et à participer à la construction du jeu, un domaine qui n’était pas forcément son point fort auparavant. On l’a également senti plus impliqué dans les efforts collectifs. Il avait clairement l’ambition d’aller au bout de cette compétition. Il en ressort pourtant avec son moins bon classement en trois Coupes du monde. Le football est parfois cruel, mais ce tournoi pourrait bien marquer une nouvelle étape dans sa carrière. On n’oubliera pas non plus que certains réclamaient son passage sur le banc au début du Mondial.

 

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