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Coupe du monde de football 2022

Coupe du monde de football : La Croatie élimine le Brésil et file en demies

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Coupe du monde de football La Croatie élimine le Brésil et file en demies
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COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2022 – Ne clignez pas des yeux en lisant ces lignes mais la Croatie a éliminé le Brésil. Alors que Neymar avait ouvert le score en prolongations, Petkovic a égalisé contre toute attente à trois minutes du terme. Les Croates ont ensuite remporté leur spéciale : la séance de tirs au but.

Impressionnants depuis le début de la compétition, les Brésiliens retrouvaient en quarts de finale la Croatie pour une troisième rencontre en Coupe du monde. Les deux précédentes (en 2006 et 2014) avaient été remportées par la Seleção. Les Croates, eux, peu convaincants lors des phases de poule l’ont encore moins été en huitièmes contre le Japon. Autant dire que ce n’était pas un obstacle qui se dressait devant Luka Modrić et ses coéquipiers, mais une montagne !

Des Brésiliens à l’arrêt

Beaucoup recherché par ses partenaires lors des premières minutes, Vinícius Jr tentait sa chance dès la 5ème. Le tir était capté par Livaković mais on s’attendait alors à voir les Brésiliens multiplier les offensives. Que nenni ! Avec un pressing très haut, les Croates ont récupéré de nombreux ballons et ont pu se projeter rapidement vers l’avant. Sur un centre de Pasalić, Ivan Perisić croisait trop sa reprise qui filait en sortie de but (13′). L’attaquant de Tottenham tentait ensuite de loin (30′) mais sa frappe s’envolait dans l’Education City Stadium. A la peine en attaque dû aux efforts croates pour se replier, les Brésiliens ont néanmoins eu l’occasion d’ouvrir la marque. Sur un une-deux avec Richarlison, Vinícius Jr ouvrait son pied mais était contré par la défense (20′), la passe de Neymar pour le joueur du Real était quant à elle trop appuyée (21’) et le coup franc du n°10 dévié puis capté sans problème par Livaković (41′).

Surprenant ! Pas de repli défensif chez les Brésiliens, des milieux et des attaquants à l’arrêt en attendant que ça arrive dans leurs pieds, peu de mouvements, on était loin du scénario de la Corée du Sud. On n’était pas sur la même adversité non plus. Et ça, le Brésil s’en est rendu compte à la pause, alors que le score était toujours vierge.

Neymar - Brésil

Neymar – Brésil – Photo Icon Sport

Livaković à l’honneur

Coup de chaud dès le retour des vestiaires pour Livaković. Sur un centre brésilien venu de la droite, le gardien croate se couchait rapidement pour éviter à son défenseur de marquer contre son camp (47′). La minute suivante, Vinícius Jr manquait son face à face. Et alors que les joueurs de la Seleção demandaient un penalty sur une main de Juranović au départ de l’action, l’arbitre indiquait au préalable une position de hors-jeu. Malgré cette bonne entame de seconde période et le face à face entre Neymar et le portier croate à la 55ème, les deux équipes conservaient ce score de 0-0. Cependant, les vice-champions du monde avaient de plus en plus de mal à conserver le cuir.

Peu après l’heure de jeu, le portier croate allait pouvoir se mettre en évidence une fois de plus. Le coup-franc de Casemiro était contré par le mur mais la gonfle revenait dans la boite, dans les pieds de Lucas Paquetá, nouvelle victime d’un Livaković vigilant. Ce fut ensuite au tour de Neymar de se prendre un mur. Le Brésilien avait pourtant réussi à s’infiltrer dans la surface mais en sortant rapidement de ses cages, Livaković réduisait l’angle de frappe avant de repousser le tir (76′). Puis celui de Paquetá, signant là son huitième arrêt du match (80′). Sous pression, les hommes de Zlatko Dalić tenaient bon pour jouer les prolongations.

Pas de danse pour le Brésil

Sept de leur huit derniers matches en phase à élimination directe (Coupe du monde + Euro) s’étant étendus jusqu’en prolongations (8/9 maintenant), les Croates étaient, on peut le dire, habitués à l’exercice. Après avoir laissé passer les éclairs brésiliens, Brozović, servi dans l’axe, avait une possibilité en or de donner l’avantage aux siens mais sa frappe passait au-dessus des buts d’Alisson (102′). C’était l’occasion à ne pas manquer. Après des redoublements de passes avec Rodrygo puis Paquetá, Neymar évitait Livakovic avant de placer le ballon sous la transversale (105+1). Les Brésiliens dansaient !

Epuisés physiquement, sonnés moralement, les Croates tentaient le tout pour le tout. Un coup-franc de Modrić (107′) ou encore un centre de Perisić (109′), le rideau brésilien restait jusqu’alors infranchissable. Puis soudain, Oršić, tout juste entré en jeu, débordait côté droit avant de servir Petković. La frappe de ce dernier était légèrement déviée, surprenant Alisson. 1-1 au terme des prolongations et une nouvelle séance de tirs au but pour la Croatie. Les Brésiliens ne dansaient plus !

Et le Brésil ne dansera pas ce soir. Car sur cet exercice particulier, Livaković a une nouvelle fois brillé. Après le tir converti de son coéquipier Vlasić, le portier croate repoussait celui de Rodrygo. De quoi mettre en confiance le reste des tireurs croates, qui eux n’ont pas tremblé. Contrairement à Marquinhos qui trouvait le poteau, offrant le ticket des demies à la Croatie.

Homme du match : Monsieur Dominik Livaković !

On a cru un temps devoir donner ce titre à Neymar qui a quand même égalé Pelé avec 77 buts pour le Brésil. Mais non ! Outre l’ouverture parfaite de la séance de tirs au but, le gardien croate a porté son équipe sur l’intégralité de la rencontre. Avec 11 arrêts à son actif, il a maintenu le bateau croate à flot pendant un très long moment, écœurant à lui seul le grand favori brésilien.

Dominik Livakovic, impérial avec la Croatie lors de la séance des tirs au but face au Japon

Dominik Livakovic – Photo Icon Sport

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Journaliste/rédactrice depuis janvier 2016 - Passionnée de sport depuis toujours, j’en ai pratiqué quelques-uns. Judo, football, handball ou encore tennis, je n’ai jamais pu me mettre d’accord sur un en particulier. Mais ça, c’était avant de découvrir le basket, devenu mon sport de prédilection. Les actions NBA, le All-Star Week-end, la fureur des Game 7 pendant les playoffs ou mieux, lors des Finals, this is why we play. Team Spurs T.P, je m’accroche encore à Gregg Popovich (don’t leave !). Team chef Curry, je souhaite qu’il finisse aux Warriors (staaaay !). Non, il n’y a pas qu’eux, des petits nouveaux -et des petites nouvelles évidemment- arrivent chaque jour dans toutes les disciplines et créent de nouveaux exploits. Alors pour les grands événements et compétitions internationales, vive les pulsations 240/minutes et le défibrillateur pas loin, et allez les Bleu(e)s ! C’est sûr, j’aurai plus vu ma vie sur un terrain de sport, mais à défaut d’en faire en haut niveau, partageons-le.

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