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Championnat du monde handball féminin 2023

Équipe de France de handball : Ce qui a bien fonctionné ou non depuis le début du Mondial

Etienne Goursaud

Publié le

Équipe de France de handball Ce qui a bien fonctionné ou non depuis le début du Mondial
Photo Icon Sport

MONDIAL FÉMININ DE HANDBALL 2023 – Les Bleues ont fait le plein avant d’aborder le tour principal. Avec des points positifs et des points négatifs tout au long de ces trois premiers matchs du Mondial.

Ce qui a bien fonctionné

La montée en puissance des Bleues

Chaque match de l’équipe de France a été meilleur que le précédent depuis le début de ce Mondial. Les Bleues ont débuté par une prestation plus que poussive contre l’Angola, sauvées du match nul sur un poteau au buzzer (30-29). Avant d’enchaîner sur une première période solide et une seconde délicate contre l’Islande (31-22). Pour terminer ce lundi soir, par une prestation plus régulière et aboutie contre la Slovénie (31-27), l’adversaire le plus dangereux, pour l’équipe de France, dans cette phase de poules. Petit à petit, les soucis d’irrégularités des Bleues se sont estompés. La défense a pris ses marques. Débordée contre l’Angola, la seconde mi-temps contre la Slovénie a été plus que rassurante, avec 12 buts encaissés.

Quelques belles surprises individuelles

On ne l’attendait pas à ce niveau-là, mais Léna Grandveau réalise un début de Mondial solide. En particulier son match ce lundi soir contre la Slovénie. Elle fait partie des très bonnes surprises de ce début de Mondial à seulement 20 ans et sur un poste d’arrière droite, qui n’est pas le sien. Même si elle enchaîne les grandes prestations à Metz, voir Hatadou Sako à ce niveau dans les cages françaises, c’est une satisfaction. Oui, ce n’est pas une petite jeune, oui, elle a déjà disputé un Mondial avec le Sénégal, mais c’est son premier avec les Bleues, dans un contexte de très haut niveau et de performance immédiate exigée. Elle répond parfaitement aux attentes pour le moment.

La défense de Pauletta Foppa

Elle, ce n’est pas une surprise. On connait le niveau de la pivot tricolore, capable d’enquiller les buts dans des positions parfois très délicates. La Brestoise n’a pas encore tellement trouvé le chemin des filets, avec quatre buts en trois matchs. Néanmoins, elle est montée en puissance dans le dernier match, avec trois réalisations contre la Slovénie (3/3). Là où Pauletta Foppa impressionne, c’est en défense. Au poste un, elle réalise des prestations majuscules. Pour l’heure, les adversaires des Bleues ont eu toutes les peines du monde à performer dans la relation avec leur pivot et la Tricolore n’y est pas étrangère, loin de là. Ce qui, en début de carrière, était un point faible – si on peut le dire – est devenu un atout considérable dans la manche de la joueuse de 22 ans. Et ce n’est pas pour déplaire à Olivier Krumbholz, qui a choisi de ne pas aligner Béatrice Edwige dans ce Mondial.

Ce qui a moins bien marché

Un match raté contre l’Angola

Que de sueurs froides et un poteau pour sauver les Bleues. Même si l’Angola est un adversaire loin d’être un faire-valoir, les Bleues se sont considérablement compliquées la tâche. N’étant jamais capables de tuer le match, malgré un écart de cinq buts au cœur de la seconde période. Une défense friable, notamment face aux arrières angolaises. Des échecs au tir, particulièrement sur des situations « faciles » en contre-attaque. Les Bleues le savent, toute prestation similaire à ce match d’ouverture et ce sera la punition immédiate au tour principal.

Laura Glauser en délicatesse

Pourtant impressionnante lors du dernier match de préparation contre la Corée, Laura Glauser a du mal à entrer dans son Mondial. Un premier match ultra-délicat contre l’Angola, même si ses dernières minutes ont été meilleures. Et une nouvelle prestation compliquée contre la Slovénie où Olivier Krumbholz l’a retirée avant la mi-temps. Son match contre l’Islande était bien mieux, mais ce n’était pas un adversaire du même calibre. Elle souffre en plus de la comparaison avec Hatadou Sako, qui a réalisé un 8/20 contre l’Angola et un 10/23 ce lundi contre la Slovénie. Laura Glauser fait partie des meubles de cette équipe de France, et l’histoire a prouvé qu’une équipe championne du monde avait deux excellentes gardiennes dans le tournoi. La France aura besoin d’une grande Laura Glauser.

Journaliste et amoureux de sport. Ancien footballeur reconverti athlète quand ses muscles le laissent tranquille. Elevé à la sauce des exploits de Thomas Voeckler en 2004, du dernier essai de légende de Eunice Barber à la longueur lors des championnats du monde d'athlétisme de 2003 mais aussi Zidane, Omeyer et Titou Lamaison.

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