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Escrime : quelle différence y a-t-il entre les combats au sabre, au fleuret et à l’épée ?

Nicolas Jacquemard

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L’escrime est une discipline peu connue où les Bleus excellent. Laura Flessel, Erwann Le Péchoux, Yannick Borel, Philippe Omnès : les champions français ne manquent pas. Mais qui connaît réellement les spécificités de ce sport incarnant la noblesse par excellence ? Avant de parler de tactique, commençons par la base : les armes.

Les combats d’escrime se font au fleuret, à l’épée ou au sabre. Le but est de toucher son adversaire sur les parties valables à l’aide de la pointe ou de la tranche de son arme. Mais quelle est la différence entre ces 3 armes ? Quelle est la philosophie de combat associée à chacune d’entre elles ?

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(Source : africatopsports.com)

Le fleuret : une arme d’estoc qui privilégie la vivacité

Le fleuret est une arme très légère (un peu moins de 500g) qui a une lame à base carrée. Seule la pointe (estoc) est utilisée. L’arme se prend en main via une poignée « orthopédique » qui permet d’aligner la lame avec l’axe du bras sans avoir à casser le poignet.

Au fleuret, le but est de toucher le buste de son adversaire avec la pointe de son arme. Toutefois, les conventions d’assaut sont très strictes. On ne peut donc pas attaquer comme l’on veut.

Les combats se font par phase. Celui qui attaque a la priorité. S’il touche son adversaire dans une partie valide, il marque un point. Par contre, celui qui défend est obligé de parer l’attaque de son adversaire avant d’essayer de le toucher. Il n’a pas le droit de contre-attaquer sans avoir fait le geste de parer. Chaque combat est donc une sorte de dialogue avec des questions (attaque) et des réponses (parade).

Le fleuret est une arme qui nécessite d’être très réactif (pour parer les touches), très vif (surprendre son adversaire), et surtout de faire preuve de beaucoup de souplesse. Ces dernières années, la technique a énormément évolué. Les fleurettistes ont intégré de nombreux mouvements d’évitement afin d’être capables d’esquiver les touches de leur adversaire. Les meilleurs fleurettistes français sont Erwann Le Péchoux, Enzo Lefort (champion du monde 2019) et Ysaora Thibus.

(Source : asbouillargues-escrime.com)

Le sabre : puissance, explosivité et coordination

Le sabre est la seule arme où l’on peut toucher son adversaire avec la pointe (estoc), le tranchant (taille) ou le dos de la lame (contre-taille). C’est une arme qui a une poignée droite et avec laquelle on peut toucher le buste, la tête et les bras de son adversaire (à l’exception des mains).

Les combats au sabre se rapprochent du fleuret en ce sens qu’ils fonctionnent par phase. Pour marquer des points, il faut donc attaquer, ou bien riposter et contre-attaquer. Étant donné qu’il est assez facile de toucher son adversaire, les oppositions sont très rapides.

Les déplacements se font comme au fleuret ou à l’épée, sauf que les passes avant sont interdites. On ne peut pas croiser les jambes pour fondre sur son adversaire. Ces mouvements ont été interdits en 1994 pour éviter que les sabreurs ne courent l’un vers l’autre.

L’un des plus grands sabreurs français reste Jean-François Lamour. Il a été double champion olympique en individuel (Los Angeles en 1984 et Séoul en 1988), champion du monde, et ministre des sports. À l’heure actuelle, la meilleure représentante de la discipline est Cécilia Berder.

La sabreuse française Cécilia Berder (Source : lacroix.fr)

L’épée : une arme tactique où la patience est reine

Comme le fleuret, l’épée est une arme d’estoc qui se tient (en général) à l’aide d’une poignée orthopédique. Par contre, elle est beaucoup plus lourde (750g contre 500g pour le fleuret) et moins flexible. Sa lame présente une section triangulaire.

L’épée est la seule arme non conventionnelle de l’escrime. Les combats ne sont régis par aucune règle de priorité. On peut donc toucher son adversaire à n’importe quel moment. Si les deux escrimeurs se touchent en même temps, chacun marque un point. En outre, toutes les zones du corps sont valides, les mains et les pieds y compris.

Les assauts sont beaucoup plus longs qu’au fleuret ou au sabre. Les escrimeurs ne se livrent pas facilement, car leur adversaire pourrait en profiter pour marquer une touche sur une partie du corps exposée. L’épée est donc une arme d’attente et d’observation.

Pour prendre son adversaire au piège, il y a deux possibilités : soit attendre une erreur de l’adversaire, soit la provoquer. L’attitude générale des épéistes dépend de leur tempérament. Toutefois, certains escrimeurs alternent en fonction de leur forme physique ou de la personne qu’ils ont en face d’eux.

Laura Flessel est sans doute l’épéiste française la plus connue. Avant d’entamer une carrière politique, elle a notamment été championne olympique (Sydney en 2000) et double championne du monde en 1998 et 1999. Yannick Borel est le meilleur épéiste actuel. Il a été champion du monde en 2018.

Dicodusport


Passionné de sport et entrepreneur depuis mes 18 ans, la création de Dicodusport m'a semblé évidente pour participer à la médiatisation d'un plus grand nombre de sports. Le chemin est long mais avec une équipe des plus motivées et les Jeux Olympiques de Paris 2024 en point de mire, nous y arriverons ! Journaliste dans le monde du sport depuis plus de 5 ans, je traite aussi bien de football, de rugby, de biathlon et de cyclisme.

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