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Basket-ball

EuroBasket U18 : Battus par l’Allemagne, les Bleuets terminent au pied du podium

Maxime Cazenave

Publié le

EuroBasket U18 Battus par l'Allemagne, les Bleuets finissent au pied du podium
Photo FIBA

EUROBASKET U18 – L’Équipe de France va rentrer bredouille de son périple en Serbie. Au terme d’une petite finale qui a mis en lumière les lacunes de l’animation offensive, les Bleuets se sont logiquement inclinés face à l’Allemagne, 67-59. Ils quittent donc la compétition sur deux défaites successives. 

Au lendemain du revers essuyé en demi-finale face à l’Espagne, l’Équipe de France affrontait l’Allemagne pour la médaille de bronze. Favoris légitimes, les Bleuets devaient assumer leur statut pour compléter l’armoire à médailles déjà bien remplie par les autres équipes de jeunes cet été.

Une entame cataclysmique avant un timide réveil

En début de rencontre, les Bleuets se montrent totalement apathiques. Ils perdent trois ballons sur leurs premières offensives, tout en se faisant matraquer sur chaque défense, la faute notamment à un rebond catastrophique. En deux minutes, l’Allemagne colle un 8-0. À trois points, Tidjane Salaün débloque le compteur, mais cela ne sort pas les Bleuets d’une terrible léthargie. Les mauvais choix offensifs s’accumulent, et les Allemands percent la défense à l’instar du dynamique Christian Anderson (3-12). Progressivement, les Bleuets retrouvent du mordant sur jeu rapide, mais restent terriblement stériles sur demi-terrain. En face, les shooteurs sont au rendez-vous, et creusent l’écart (9-20).

Une petite étincelle va alors venir de Mohamed Diawara en fin de quart avant que Théo Pichard n’inscrive un gros shoot extérieur (17-22). Les Bleuets font enfin valoir leur domination athlétique tout en augmentant leur intensité défensive. Si l’Allemagne se maintient grâce à une adresse toujours très élevée, les Bleuets sont définitivement rentrés dans leur match. Le duo Roman DomonTidjane Salaün va le confirmer numériquement en enchaînant les actions positives. Amaël L’Étang fournit lui des efforts précieux en claquant notamment un énorme contre, ou en volant un ballon sous le cercle adverse. Malgré tout, l’Allemagne ne s’effondre pas, contrôle toujours le rebond (22 à 12) et conserve une courte avance à la pause (31-35).

Une pauvreté offensive qui fait mal

Le jeu se resserre au retour des vestiaires. Suite à deux minutes sans point, Mathis Courbon débloque les compteurs à mi-distance. Grâce à une défense agressive qui annihile les velléités allemandes, les Bleuets vont finir par prendre les commandes du match pour la première fois suite à un 6-0 (37-35). Cependant, les problèmes offensifs ne sont pas réglés, et le score évolue peu. Les Bleuets ne parviennent pas à capitaliser et les Allemands en profitent pour grappiller à l’arrache des points précieux avant qu’un shoot extérieur ne refasse la bascule (39-41). En train de perdre le fil, les Bleuets vont alors pouvoir compter sur des shoots d’Illan Pietrus pour reprendre l’avantage en début de dernier quart (51-50).

C’est donc une fin de match au couteau qui s’amoncelle. Le jeu se concentre sur demi_terrain et un panier inscrit devient une denrée de plus en plus rare. À ce jeu-là, les Allemands continuent à scorer en percutant à l’intérieur, ce qui va notamment provoquer une 4ᵉ faute prématurée pour Salaün. Avec un 6-0, ils s’échappent même à cinq minutes du buzzer en insistant sur l’excellent Johann Grunloh (51-56). En manque de solutions collectives, les Tricolores s’entêtent à prendre des shoots compliqués après dribble. L’Allemagne résiste et va faire très mal grâce à un gros tir d’Ivan Kharchenkov (53-61). En panne sèche derrière l’arc (3/19), les Bleuets vont tenter un retour, sans que l’issue fatale fasse l’ombre d’un doute. Sans trembler, l’Allemagne gère son pécule, et finit par l’emporter 67-59.

Il s’agit d’un résultat historique puisque la Mannschaft n’avait encore jamais décroché le moindre métal dans la catégorie U18. Les Bleuets repartent eux avec la frustration de ne pas avoir accroché un podium. Une véritable déception au vu de la qualité des joueurs qui composaient le roster.

Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a été une transition naturelle. Suiveur assidu de basket et de hockey sur glace, je garde toujours un peu de place pour suivre le cyclisme, le football et le maximum de performances françaises.

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