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Basket-ball

EuroBasket U20 : Les 3 joueurs français qui ont marqué les esprits lors de la compétition

Tom Compayrot

Publié le

EuroBasket U20 Les 3 joueurs français qui ont marqué les esprits lors de la compétition
Photo FIBA

EUROBASKET U20 2023 – L’Euro de basket U20 masculin a pris fin ce dimanche avec la victoire finale de l’Équipe de France. Les Bleuets ont dominé la compétition de la tête et des épaules, avec un écart moyen de 29 points. Dans cette équipe tricolore, trois jeunes joueurs ont marqué les esprits. Trois Tricolores ayant montré un potentiel qui pourrait bien les amener au plus haut niveau dans le futur.

Ilias Kamardine

  • Ses statistiques moyennes : 14.0 points, 2.9 rebonds, 3.4 passes, 2.6 interceptions, 0.9 contre à 53% au tir, 48% à trois points et 84% aux lancers francs, en 23 minutes.
  • Meilleure performance : 23 points, 3 rebonds, 7 passes, 2 interceptions et 3 contres face à Israël en finale (victoire 89-79).

Il a été le véritable maître à jouer de cette Équipe de France. Ilias Kamardine, dont on avait déjà aperçu les qualités de meneur gestionnaire l’été dernier, a explosé sur cet Euro. Libéré de l’ombre de Matthew Strazel, il a cette fois eu les clés de l’équipe, comme ça ne lui était jamais arrivé. Et il en a fait parfaite utilisation, sans jamais forcer le jeu en attaque (d’où ses très bons pourcentages au tir). Dans le rythme comme dans la vision de jeu, il allait souvent trop vite pour ses adversaires. Le tout en restant agressif en défense, puisqu’il termine meilleur intercepteur de l’Euro. C’est donc logiquement qu’il a été élu MVP de la compétition.

Si Kamardine a joué aussi libéré pendant cet Euro, c’est parce qu’il a capitalisé sur l’expérience acquise lors de sa première saison complète chez les pros. Formé à Dijon, il a cette saison été prêté du côté d’Évreux, où il a joué 34 matchs à 22 minutes de moyenne en Pro B (8.3 points de moyenne). Après une saison passée à jouer à haut niveau contre des adultes, le retour dans une compétition de jeunes est toujours plus facile. Ça sera d’ailleurs la dernière qu’il disputera. À bientôt 20 ans, le grand meneur va de nouveau être prêté en Pro B la saison prochaine. Il évoluera cette fois du côté de Vichy-Clermont, avec des responsabilités probablement encore plus élevées. L’occasion pour lui de confirmer les attentes, afin de rejoindre son club formateur de Dijon en Betclic Élite en 2024/25.

Maxime Raynaud

  • Ses statistiques moyennes : 14.0 points, 5.1 rebonds, 2.3 passes, 0.7 interception, 1.1 contre à 67% au tir, 88% à trois points et 58% aux lancers francs, en 22 minutes.
  • Meilleure performance : 26 points, 5 rebonds, 2 passes et 1 contre face à Israël en finale (victoire 89-79).

C’est la belle surprise de cet Eurobasket. Alors qu’il n’avait pas disputé de compétition internationale depuis 2019, Maxime Raynaud est réapparu cet été au sommet de sa forme. Le grand pivot de 2,16 m a fait parler toute sa technique et son intelligence pendant la compétition. Son jeu dos au panier a été une option offensive fiable dans le jeu des Bleuets. Il a été particulièrement efficace près du panier, mais aussi de loin, comme le prouvent ses exceptionnels pourcentages au tir. Et comme Kamardine, il a, lui aussi, explosé les compteurs en finale avec 26 points. Défensivement, malgré ses limites en termes de mobilité et de rapidité, il a servi de point d’ancrage et de leader communicatif. Un rôle ô combien important dans une équipe.

Avant cet Euro, Raynaud a réalisé une très bonne saison du côté des États-Unis. Dans l’université réputée de Stanford, il a été pivot titulaire quasiment toute la saison. Son jeu offensif a fait du dégât dans les raquettes universitaires (8.8 points de moyenne à 54% au tir), comme c’est de coutume pour les grands pivots techniques. Après des débuts timides, il a fini la saison en force en dépassant les 10 points de moyenne. Dans la lignée de son Euro, il devrait encore progresser la saison prochaine avec Stanford. Reste toutefois à voir au long terme si son style de jeu, si dévastateur contre les jeunes, pourra se traduire avec autant d’efficacité chez les adultes. Il sera intéressant de voir jusqu’où il pourra aller une fois son cursus terminé en NCAA.

Armel Traoré

  • Ses statistiques moyennes : 8.9 points, 6.3 rebonds, 1.4 passe, 0.9 interception et 0.6 contre à 51% au tir, 38% à trois points et 63% aux lancers francs, en 19 minutes.
  • Meilleure performance : 14 points, 7 rebonds, 5 passes et 2 interceptions face à l’Islande en poules (victoire 110-45).

Au milieu de ces scoreurs talentueux, un joueur était là pour faire le sale boulot : Armel Traoré. L’ailier-fort de 2,03 m, a multiplié les bonnes rotations défensives, rebonds offensifs, box outs et autres « winning plays ». Pendant que le trio Kamardine / Raynaud / Bal prenait la majorité des tirs, Traoré était présent pour s’assurer que l’équipe tourne correctement, avec la discipline d’un pro. Il a souvent été juste dans son positionnement et son anticipation du jeu, malgré son utilisation sur plusieurs postes. Et a notamment impressionné dans un secteur du jeu : le rebond (dans le top 5 de la compétition à temps de jeu égal). Ses paniers marqués n’étaient finalement que du bonus. À noter que sa finale a été perturbée par les fautes et un choc reçu à la tête.

Cette discipline, Traoré l’a apprise à bonne école cette saison. Pensionnaire des Metropolitans 92 – vice-champions de Betclic Éliteil a joué sous les ordres du meilleur coach français, Vincent Collet. Celui-ci lui a donné un rôle conséquent en sortie de banc, quand il n’était pas écarté des terrains par sa longue blessure au genou. Il a joué 14 minutes de moyenne en playoffs, avec une performance notable au Game 1 des finales contre Monaco (15 points, 6 rebonds). S’il a donc montré ces derniers mois qu’il pouvait être un excellent « role-player », Traoré va maintenant vouloir des plus grosses responsabilités. C’est dans ce sens qu’il a signé pour la saison prochaine à Blois. Un club qui va jouer le maintien en Betclic Élite, et où il devrait faire partie des cadres.

  • Mentions honorables : Adama Bal, Nathan de Sousa, Ugo Doumbia

Journaliste/rédacteur depuis mars 2017 - Amoureux de la petite balle jaune et du gros ballon orange qui traîne sa carcasse sur Dicodusport depuis 2017. Rafael Nadal et LeBron James sont les meilleurs joueurs de l'histoire.

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