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EuroLigue 2023-2024

EuroLigue (J29) : L’ASVEL s’offre l’Anadolu Efes malgré un dernier quart catastrophique

Maxime Cazenave

Publié le

EUROLIGUE 2023/24 - L'ASVEL a décroché sa septième victoire de la saison en s'imposant face à l'Anadolu Efes, 84-80. Ultra dominateurs durant trois quarts temps, les Lyonnais ont tremblé dans la dernière période en multipliant les séquences lunaires, mais assurent l'essentiel.
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EUROLIGUE 2023/24 – L’ASVEL a décroché sa septième victoire de la saison en s’imposant face à l’Anadolu Efes, 84-80. Ultra dominateurs durant trois quarts temps, les Lyonnais ont tremblé dans la dernière période en multipliant les séquences lunaires, mais assurent l’essentiel grâce à un shoot clutch de Paris Lee.

D’ores et déjà hors course pour une qualification en playoffs, l’ASVEL poursuivait sa fin de saison en roue libre en EuroLigue en accueillant l’Anadolu Efes. Toutefois, ce match revêtait une certaine importance puisque les résultats ces dernières semaines sont globalement décevants (4 victoires en 10 matchs), avec notamment une dernière défaite en date à Chalon-sur-Saône. Une prestation de qualité était donc attendue pour relancer une dynamique plus positive.

L’ASVEL écrase la raquette défaillante des Turcs

Face à un adversaire également sur courant alternatif, les Lyonnais vont réaliser une entame convaincante. La défense canalise une attaque turque défaillante tandis que Youssoupha Fall fait preuve d’efficacité de l’autre côté du cercle en inscrivant la moitié des points de son équipe (12-6). L’Anadolu va alors réagir en resserrant la vis pour s’offrir des paniers faciles en transition. Cependant, ce réveil reste timide et l’ASVEL trouve Deshaun Thomas pour continuer à alimenter le scoring, et tenir la barre pour boucler un premier quart abouti (19-16).

Dans la lignée des dix premières minutes, les Lyonnais continuent à capitaliser sur le repli défensif hasardeux de la pire défense d’Euroligue pour aller inscrire des paniers faciles. Omniprésent, Mbaye Ndiaye réalise une entame de quart tonitruante qui est bonifiée par cinq points consécutifs de Timothé Luwawu-Cabarrot. Sur le banc turc, Erdem Can tente de trouver des solutions pour relancer la machine, mais ses temps morts n’ont aucun effet sur la passivité collective de son équipe. L’ASVEL en profite alors pour creuser l’écart en écrasant les débats dans la peinture en cumulant une adresse intérieure folle (71%), et une domination gênante au rebond (20 à 8) en première période. Malgré cela, l’Anadolu va grignoter son retard en s’appuyant sur un Darius Thompson saignant pour scorer. En feu, Luwawu-Cabarrot limite le run grâce à une filoche à trois points, validant l’excellente prestation des siens (46-39).

Les Lyonnais s’effondrent dans le dernier quart, Paris Lee clutch

La tendance s’inverse au retour des vestiaires. L’Anadolu retrouve de l’efficacité offensive et parvient surtout à cadenasser la raquette. Les Lyonnais ont du mal à s’adapter et connaissent une période de vaches maigres (48-45). Mais encore une fois, du rebond offensif et du jeu de transition vont permettre de relancer la machine. En quelques séquences, les hommes de Pierric Poupet collent un 8-0 bouclé par un shoot extérieur de David Lighty pour passer à +12 (57-45). À l’instar des deux contres successifs claqués par Mbaye Ndiaye, les Rhodaniens jouent le coup à fond, ce qui contraste drastiquement avec le marasme des Stambouliotes.

Dès le début du quatrième quart, ces derniers craquent complètement. En pleine bourre, l’ASVEL enchaîne les filoches et tue le match avec notamment une nouvelle filoche extérieure de Deshaun Thomas (72-54). À l’orgueil, l’Anadolu se relance avec six points de Tyrique Jones avant une séquence absolument lunaire. L’ASVEL va lâcher quatre remises en jeu successives ! Sentant l’odeur du sang, les Turcs enfilent sept points en quelques secondes et recollent à cinq minutes du buzzer (74-67). Si un énième gros tir de Deshaun Thomas (20 points) donne provisoirement de l’air, le simple fait de remonter la balle devient une galère sans nom.

Résultat, plus rien ne rentre, et les Turcs continuent de grappiller leur retard avec le duo Beaubois – Larkin (79-75). Malgré un shoot énorme de l’autre grand bonhomme de la soirée, Timothé Luwawu-Cabarrot (81-75), l’ASVEL continue à se tirer une balle dans le pied. Une nouvelle remise en jeu perdue va accoucher d’un trois points de Rodrigue Beaubois, ramenant la partie sous la possession… (81-80). Sous une pression de plomb, c’est finalement Paris Lee qui va faire exploser la LDLC Arena avec le tir de la gagne en bout de possession (84-80). Il reste cinq secondes, l’Anadolu est KO. En pleine bourre durant trois quarts, l’ASVEL a failli tout gâcher en livrant une dernière période affligeante. Malgré tout, l’essentiel est assuré : une septième victoire en Euroligue.

Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a été une transition naturelle. Suiveur assidu de basket et de hockey sur glace, je garde toujours un peu de place pour suivre le cyclisme, le football et le maximum de performances françaises.

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