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EuroLigue 2023-2024

EuroLigue : L’AS Monaco à la recherche d’un second souffle

Maxime Cazenave

Publié le

EuroLigue : L’AS Monaco à la recherche d’un second souffle
Photo Icon Sport

EUROLIGUE 2023-2024 – Ce vendredi, l’AS Monaco reçoit Valence seulement 48h après son dernier match, perdu face à Milan. Éprouvée, la Roca Team a flanché ces derniers jours, autant physiquement que mentalement, et doit se ressaisir au moment d’aborder la dernière ligne droite d’une saison marathon.

Une saison est longue, encore plus lorsque les compétitions se multiplient. Avec 68 matchs de saison régulière cumulés entre EuroLigue et Betclic Élite, en attendant les playoffs, mais également les rencontres de Leaders Cup et de Coupe de France, l’AS Monaco le sait bien. D’autant que le club princier se retrouve dans cette situation pour une troisième saison de rang. Tout allait d’ailleurs très bien ces dernières semaines puisque les victoires autoritaires se sont accumulées, lui permettant au passage de retrouver le podium de l’EuroLigue.

« L’équipe a joué sans énergie »

Toutefois, cette dynamique radieuse a sacrément pris du plomb dans l’aile. Battue par Strasbourg en Coupe de France dimanche, puis face à Milan en EuroLigue mercredi, l’AS Monaco a vu sa série de résultats positifs être brutalement stoppée. Mais au-delà de l’aspect purement comptable, c’est bien la forme qui inquiète. Dans ces deux rencontres, la Roca Team a livré des prestations similaires. Totalement absents en première période, les Monégasques auront ensuite à chaque fois eu une réaction emmenée par le talent individuel de leurs arrières pour faire illusion en fin de rencontre. Mais dans les deux cas, l’issue fut la même : une défaite.



Après Milan, Sasa Obradovic a logiquement insisté sur la répétition dantesque des matchs, qui a naturellement des répercussions physiques, sur le site officiel du club : « On ne peut pas parler de tactique quand on voit ce qu’il s’est passé ce soir. L’équipe a joué sans énergie tout simplement, il n’y a rien d’autre à dire. Ce n’est pas facile dans ces conditions avec un tel calendrier forcément, et de jongler avec les gars comme on le fait avec Alpha et Jordan qui sont fatigués. Je ne peux pas en vouloir à mes joueurs qui se battent à chaque rencontre. Maintenant, il faut basculer vers la prochaine rencontre. Ce n’est pas simple, mais on doit se reprendre et retrouver de l’énergie. »



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Une défense à l’abandon, un secteur intérieur en friche

Cette énergie manque cruellement, mais le mental semble aussi avoir flanché. Comment expliquer autrement les entames de match cataclysmiques (0-13 face à la SIG, 0-6 face à Milan) ? De plus, le collectif impressionnant qui sortait d’une série de huit victoires en EuroLigue a semblé avoir totalement disparu. Cela s’est traduit sur le parquet par un nombre de passes décisives affligeant (10 face à Milan), et un jeu intérieur quasi inexistant. Seuls les coups de chaud des talents supérieurs que sont James, Loyd, Walker ou Okobo ont permis de faire illusion, sans combler les défaillances de tout un collectif.

Comme l’a précisé Sasa Obradovic, les organismes sont fatigués. Pour la rencontre à venir face à Valence, le coach serbe serait sans doute bien inspiré de lancer du sang neuf. S’il est habitué à utiliser sensiblement le même groupe en EuroLigue, un Matthew Strazel, habituellement laissé sur la touche, pourrait ajouter de l’énergie, mais aussi le supplément d’âme manquant en défense. Un secteur primordial pourtant laissé à l’abandon.

Sur leurs trois dernières sorties, les Monégasques ont concédé en moyenne 94 points. Il s’agit donc du problème à régler en priorité pour retrouver une assise solide. Des ajustements sont attendus défensivement, à l’intérieur, et plus globalement dans les efforts collectifs. Face à une équipe à la lutte pour décrocher un spot dans le Top 10, le club du Rocher devra absolument montrer un autre visage pour se relancer, et ne pas plonger dans le doute.

Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a été une transition naturelle. Suiveur assidu de basket et de hockey sur glace, je garde toujours un peu de place pour suivre le cyclisme, le football et le maximum de performances françaises.

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