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F1 2022

F1 Espagne 2022 : le circuit de Montmelo à la loupe

Pierre Gorce

Publié le

Photo Icon Sport

F1 2022 – Destination ce week-end dans la banlieue de Barcelone pour le Grand Prix d’Espagne. Visité depuis maintenant 31 ans, le circuit de Montmelo est un incontournable, connu sur le bout des doigts par tous les pilotes. Détaillons tout de même le tracé catalan.

Le Grand Prix d’Espagne annonce toujours le début des beaux jours. La Catalogne marque le début d’un gros enchaînement de courses avec, entre autres, Monaco, l’Azerbaïdjan, le Canada et l’Autriche. Depuis 1991 et une victoire de Nigel Mansell, le GP espagnol se dispute à vingt kilomètres de Barcelone sur ce circuit long de 4,675kms. C’est un tracé historique, loin des nouveaux venus comme Jeddah ou Miami. Peu de dégagements bétonnés, des bacs à sable – espèce en voie de disparition – sont toujours présents dans les deux premiers secteurs. Les erreurs sont payées plein tarif.

L’Espagne, c’est comme une deuxième maison pour tous les pilotes de monoplace. “J’ai bien dû parcourir ce circuit quelques milliers de fois” racontait un jour Pierre Gasly. Quelle que soit la catégorie, les tests de présaison sont effectués à Montmelo. Il est également beaucoup couru sur simulateur. Le lieu est devenu absolument incontournable et chaque fan de F1 en connaît les moindres recoins.

De la vitesse dans le secteur 1

Pourtant, ce Grand Prix est jugé de plus en plus monotone. Les dépassements se font pour la plupart au bout de la première ligne droite, longue d’environ 1 300 mètres. Les deux parties techniques servent à se rapprocher de son adversaire mais pour le doubler, il faut attendre. En Catalogne, il y a eu, malgré tout, des moments marquants. La première victoire de Michael Schumacher et Max Verstappen dans leur nouvelle écurie (Ferrari et Red Bull donc), c’était ici. L’accrochage électrique des Flèches d’Argent de Lewis Hamilton et Nico Rosberg, c’était ici. L’improbable doublé pole position-victoire de Pastor Maldonado ? Ici également, en 2012.

Même s’il est connu de tous, le circuit de Montmelo ne reste pas moins piégeux que d’autres lieux fréquentés à de plus rares reprises par les pilotes. Les monoplaces arrivent à plus de 310 km/h à la longue chicane du premier virage. Difficile de se mettre à deux de front et les accidents sont monnaie courante, chaque année. Ensuite, une courbe vers la droite amène jusqu’à la fin du premier secteur et le début d’une partie plus lente.

Patience et persévérance

L’arrivée au virage 5 se fait tout juste à 100 km/h puis l’enchaînement du 7 et du 8 se passe en quatrième vitesse. Les pilotes arrivent sur l’une des opportunités de dépassement avec une petite ligne droite et un gros freinage au virage 10. Celui-ci a été élargi l’année dernière pour permettre une meilleure accélération mais surtout laisser plus de marge de manœuvre. 

Le troisième secteur se conduit à basse allure, les monoplaces se suivent dans cette partie tortueuse et l’arrivée à la chicane avant le dernier virage doit être correctement prise. Ne pas hésiter à grimper sur les vibreurs pour prendre la meilleure ligne. Doubler au bout de la ligne droite commence par une bonne sortie à cet endroit. Terre de ses débuts énergisants avec l’écurie autrichienne, Max Verstappen aura à cœur de briller mais le leader du championnat, Charles Leclerc, ne compte pas laisser le Néerlandais se rapprocher de lui au classement.

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