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Formule 1

F1 Grand Prix d’Azerbaïdjan : Le circuit de Bakou à la loupe

Pierre Gorce

Publié le

Photo Icon Sport

F1 2022 – Il se passe toujours quelque chose en Azerbaïdjan. Pour le 8ème Grand Prix de la saison, le paddock pose ses valises à Bakou, au bord de la Mer Caspienne. Ce nouveau rendez-vous urbain est de plus en plus apprécié par les pilotes, passons le tracé au peigne fin.

Bakou rime bien souvent avec spectacle, rebondissements et folie. Depuis son arrivée au calendrier en 2016 (sous le nom de GP d’Europe pour sa première édition), l’Azerbaïdjan n’a que peu offert de courses soporifiques, pour ne pas dire aucune. L’accrochage Perez Ocon, Fernando Alonso sur deux roues après un contact, Bottas croquant Stroll sur la ligne d’arrivée et il y a à peine plus d’un an : la délamination du pneu de Max Verstappen et le tout droit de Lewis Hamilton au premier virage. Ces Grands Prix dans le Caucase sont un régal pour les spectateurs et, à coup sûr, un lieu de bataille(s) pour les pilotes. Le fait que ce circuit soit dessiné en ville ajoute du piment à la course.

Après les victoires de Daniel Ricciardo, Lewis Hamilton, Valtteri Bottas et Sergio Perez, pourquoi ne pas voir un 5ème vainqueur différent en 5 éditions ? Les deux premiers au classement général (Max Verstappen et Charles Leclerc) n’ont jamais gagné sur les bords de la Mer Caspienne. Ce serait même un premier succès pour Ferrari. 

Un vrai circuit urbain

La pole position se trouve quasiment au bout de cette interminable ligne droite longue de 2,2 km. Il y a peu de distance avant le freinage. Ensuite, très simple, les sept premiers virages sont à angle droit. Jusqu’au cinquième, il y a des possibilités de dépassement, bien que l’étroitesse du tracé fasse que tout est plus difficile, plus dangereux. Les échappatoires permettent aux pilotes de pouvoir faire demi-tour même si le temps perdu y est énorme. 

Les monoplaces vont passer dans la vieille ville, avec comme entrée, la chicane du château. Une hantise pour beaucoup, dont Charles Leclerc. Le Monégasque s’était crashé ici lors des qualifications en 2019 en se montrant colérique à la radio : « Je suis idiot, je suis idiot » avait-il déclaré après la perte de contrôle. Par la suite, le tracé se transforme en pentagone. Quatre courbes vers la gauche, de suite, pour arriver jusqu’au dernier secteur. C’est en sortant de l’une de ses courbes que Sebastian Vettel et Lewis Hamilton s’étaient percutés alors que la course était sous régime de Safety Car. C’était en 2017.

F1 - Circuit de Bakou - GP Azerbaïdjan

F1 – Circuit de Bakou – GP Azerbaïdjan

À pleine vitesse jusqu’à la ligne

Justement, en arrivant sur la dernière portion du circuit, la seule difficulté est le virage 16. Piégeux, surtout en qualifications, certains perdant le train arrière en appuyant à nouveau sur les gaz. Kimi Räikkönen a laissé échapper une pole position toute faite à cet endroit. Par la suite, c’est tout droit jusqu’à la ligne. Avec le DRS, il est très simple d’absorber la voiture devant soi. Les pointes de vitesse sont les plus hautes de la saison, jusqu’à 350km/h.





L’Azerbaïdjan, c’est un week-end de Grand Prix toujours surprenant. Pierre Gasly était proche d’accrocher la première ligne l’an passé avant de se hisser sur le podium. Sebastian Vettel, sur son Aston Martin, avait terminé juste devant le Français. Le scénario à Bakou est toujours différent, et il ne laisse jamais les fans de F1 sur leur faim. 

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