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F1 2023

F1 : Les enjeux de la saison 2023

Antoine Ancien

Publié le

F1 Les enjeux de la saison 2023

F1 2023 – La Formule 1 reprend ses droits dès ce week-end. Alors que la manche d’ouverture se tient à Bahreïn, il est temps de récapituler toutes les informations à savoir avant le lancement de cette saison historique.

Si la saison n’est pas encore officiellement lancée, les différentes monoplaces et les 20 pilotes (excepté Lance Stroll) ont pris part aux essais hivernaux qui se sont tenus Bahreïn, la semaine passée. Sans devoir en tirer des conclusions, il est sûr que le petit monde de la Formule 1 s’attend à vivre une grande saison.

Max Verstappen et Red Bull pour confirmer leur emprise

C’est tout simplement l’homme à battre. Le double champion du monde Max Verstappen, après avoir renversé Hamilton lors du dernier Grand Prix de la saison en 2021, à Abu Dhabi, n’a pas eu d’adversaire à sa taille en 2022. Avec 15 succès en 22 GP, 454 points marqués et une avance très confortable de 146 unités sur son dauphin Charles Leclerc. La saison du Néerlandais s’est résumée à une longue promenade de santé. Et ce malgré le très bon début de saison de son rival monégasque qui comptait 46 points de plus après les trois premières manches.

Mais Verstappen a pu compter sur une auto très performante et assez fiable à mesure que la saison avançait pour écraser la concurrence. Ses deux seuls abandons, à Bahreïn puis en Australie, ont vite été oubliés. Red Bull, qui n’avait pas réussi à glaner le titre constructeurs en 2021, a cette fois outrageusement dominé ses adversaires, grâce également à quelques bonnes performances de Pérez, lauréat de deux GP et troisième du championnat.

Après avoir tutoyé les sommets ces deux dernières années, Red Bull est légitimement donné favori avant le coup d’envoi à Bahreïn, le 5 mars prochain. L’équipe autour de Christian Horner, son homme providentiel, reste la même. Le développement de la RB19, version améliorée de sa devancière devrait répondre aux attentes. L’écurie autrichienne devra tout de même lutter chaque week-end avec Ferrari et Mercedes, avides de victoires.

Mercedes entend prendre sa revanche

Avec sa nouvelle monoplace, la W14, Mercedes espère retrouver le haut de l’affiche en 2023. En délicatesse l’an passé avec l’introduction de la nouvelle réglementation, Lewis Hamilton n’a pas pu prendre sa revanche sur Max Verstappen, qui lui avait chipé le titre en 2021. Le Britannique, qui rêve de s’adjuger un huitième sacre mondial pour être le seul recordman au nombre de titres, peut surfer sur sa bonne dynamique de fin de saison dernière. Avec trois deuxièmes places signées lors des quatre derniers Grands Prix, le septuple champion du monde a bien fini l’exercice 2022. Seulement, Hamilton n’a enregistré aucune victoire, à la différence de son coéquipier George Russell.

La recrue hivernale en provenance de Williams s’est imposée comme le fer de lance des Flèches d’Argent. Victorieux à Interlagos au Brésil, Russell a été le meilleur pilote Mercedes et a terminé quatrième au classement des pilotes. Les deux protagonistes ne visent rien d’autre que le titre cette année, l’un pour marquer à jamais l’histoire de la F1, l’autre pour entrer au panthéon de la discipline reine du sport automobile.

Ferrari veut être à la hauteur

La fiabilité, mais encore plus la performance, seront primordiales chez Mercedes, devancé au championnat constructeurs par Ferrari. La firme au cheval cabré est en constante progression, depuis son année cauchemardesque de 2020. Il n’empêche, la frustration de Charles Leclerc a été grande en 2022. Le Monégasque semblait partir pour challenger Verstappen après deux succès en trois GP. Reste que la montée en puissance de Red Bull a coïncidé avec la baisse de régime de Ferrari, qui a accumulé de grossières bévues dans les stands. Leclerc n’a pas non plus toujours été irréprochable, commettant quelques erreurs en piste.

Il a tout de même devancé son équipier Carlos Sainz, cinquième au championnat mais auteur d’un succès de prestige sur le tracé de Silverstone. L’arrivée de Frédéric Vasseur est censée donner un nouveau souffle à l’écurie de Maranello. Le team manager transfuge de chez Alfa Romeo doit effectivement apporter du sang neuf à Ferrari et à la nouvelle Scuderia SF-23, qui tentera d’aller détrôner Red Bull de son piédestal.

Esteban Ocon et Pierre Gasly se retrouvent chez Alpine

L’écurie Alpine s’est bel et bien imposée comme la quatrième écurie du plateau en 2022. Avec son line-up composé de Fernando Alonso et Esteban Ocon, le même qu’en 2021, la marque française a tenu son rang même s’il n’y a pas eu de podiums. La meilleure performance de la saison est à mettre à l’actif du natif d’Evreux, quatrième au Japon et qui précède de 11 points l’Espagnol au championnat pilotes.

Le double champion du monde est parti découvrir de nouveaux horizons chez Aston Martin. La F1 aura donc le droit à un duo de pilotes français en 2023, ce qui n’était plus arrivé depuis près de 30 ans. Esteban Ocon retrouve Pierre Gasly. Les deux amis d’enfance ont fait leurs classes ensemble avant d’accéder au plus grand échelon du sport automobile. Et même si depuis la situation des deux hommes a bien changé, l’objectif d’Alpine reste inchangé. Si concurrencer les trois mastodontes que sont Red Bull, Ferrari et Mercedes semble impossible, s’en rapprocher peut devenir une réalité. À condition que la fiabilité au niveau du groupe motopropulseur soit de l’histoire ancienne. Trop d’abandons, notamment chez Alonso ont été recensés en 2022.

McLaren espère remonter dans la hiérarchie

Quant à McLaren, cinquième du championnat constructeurs l’an dernier à seulement 14 unités d’Alpine, l’écurie du nouveau team principal Andrea Stella, qui prend la place d’Andreas Seidl parti chez Alfa Romeo, est dans l’obligation de réagir. Troisième en 2020, quatrième en 2021 avec un succès notable (celui de Ricciardo à Monza), McLaren a sauvé les meubles en 2022 grâce à Lando Norris. Le Britannique a souvent été dans le top 10, voire dans le top 8, en première partie de saison. Daniel Ricciardo a lui eu beaucoup de mal à s’acclimater à une monoplace beaucoup moins fringante, et a été débarqué un an avant la fin de son contrat.

Son compatriote Oscar Piastri, champion de F2 en 2021, tentera d’être à la hauteur des attentes qui pèsent sur lui. Les projecteurs seront braqués sur lui, surtout depuis l’imbroglio de l’été dernier, quand l’Australien était annoncé chez Alpine pour 2023. La paire Norris-Piastri sera dans tous les cas à surveiller de près, le duo étant le plus jeune du plateau en terme de moyenne d’âge.

Haas dans la lignée de 2022 ?

Dans la seconde partie de tableau, nous devrions retrouver Aston Martin et Alfa Romeo. Les deux écuries ont terminé 2022 avec le même nombre de points, 55 chacune, en 2022. Valtteri Bottas a incarné le renouveau chez l’entité italienne et a formé une bonne entente avec son équipier chinois Guanyu Zhou. Chez Aston Martin, Sébastien Vettel s’est débattu pour tirer le meilleur de sa monoplace, et Lance Stroll a souvent été en difficulté. L’arrivée de Fernando Alonso doit faire passer un cap à l’écurie de Lawrence Stroll, son propriétaire, qui espère mieux que la septième place au classement des constructeurs l’année dernière.

La question se pose de savoir qui évoluera en fond de peloton. Après du mieux en 2022, Haas pourra compter sur un binôme de pilotes talentueux et expérimentés. Kevin Magnussen sera associé au revenant Nico Hülkenberg, sans baquet depuis la fin de son aventure chez Renault en 2019, mais auteur de quelques piges chez Racing Point et Aston Martin ces dernières années. Bien qu’il existe un passif entre les deux hommes, ces derniers sont suffisamment intelligents pour faire progresser une équipe qui s’est reprise l’an dernier, après son 0 pointé en 2021.

Williams condamné à jouer les derniers rôles ?

Au contraire, Williams n’y arrive décidément plus. En termes de points, l’écurie basée à Grove en Angleterre a plongé entre 2021 et 2022, passant d’une huitième place au classement constructeurs avec 23 points à une dernière avec seulement 8 points. Trop faible, Nicholas Latifi a logiquement été remplacé cette saison par le prometteur Logan Sargeant, quatrième du championnat de F2 l’an dernier. Avec Alexander Albon, les deux pilotes vont devoir redorer le blason d’une équipe en perdition depuis bien trop longtemps. Bien qu’il soit difficile d’évaluer les performances de la FW45, on voit mal Williams espérer mieux qu’une huitième place au classement constructeurs. À moins d’une surprise ?

Nyck de Vries au-dessus de Tsunoda chez AlphaTauri ?

En plus d’Oscar Piastri et de Logan Sargeant, Nyck de Vries est le troisième pilote néophyte parmi les 20 qui composent la grille. Pour être précis, ce n’est pas tout à fait vrai. Le Néerlandais a disputé un GP l’an dernier en lieu et place d’Alex Albon chez Williams, absent à Monza pour cause d’appendicite. Nyck de Vries avait impressionné tous les acteurs de la F1 en prenant la neuvième place et marquant 2 points précieux pour son écurie. Désormais titulaire chez AlphaTauri, le champion de F2 en 2019 a le talent pour espérer réaliser de bonnes performances.

Et devancer son équipier Yuki Tsunoda. Celui qui entame sa troisième saison en F1 a connu deux premières campagnes en dents de scie. Ce qui le place dos au mur. Soit le Japonais élève considérablement son niveau, soit il risque de se voir indiquer la sortie s’il ne répond pas aux attentes placées en lui. Mais après le départ de Pierre Gasly, Tsunoda est-il capable de se révéler comme le vrai leader de l’équipe ? Cela est moins sûr.

Un calendrier record pour une saison historique

La 74ème édition du championnat du monde de F1 propose un calendrier inédit et alléchant de 23 courses. Parmi les évolutions, il faut noter le retour du GP du Qatar qui s’était tenu pour sa première édition en 2021 ainsi que celui de Las Vegas, organisé en 1981 et 1982, mais qui ne s’est plus disputé depuis. Les États-Unis auront donc le droit à trois GP, en plus d’Austin et de Miami. Mais cela au détriment du GP de France, absent du calendrier en 2023, ce qui est fort regrettable.

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Journaliste/rédacteur depuis mai 2021 - Coupe de monde de football, Roland-Garros, 24h du Mans autos...Qu'importe la compétition sportive, je vis le sport à chaque instant de l'année. Passionné depuis l'adolescence par son histoire, ses enjeux ainsi que par le milieu du journalisme, c'est en toute logique que j'ai décidé de rejoindre l'aventure Dicodusport. Mon but ? Vous transmettre ma fièvre sur chacune des disciplines.

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