La finale de la Coupe du monde de football 1998


ET UN, ET DEUX, ET TROIS ZE-RO !

La Coupe du monde de football 1998 s’est déroulée en France. Elle a été remporté par le pays organisateur à savoir la France lors d’une finale mythique qui l’a opposé au Brésil.
Ce match s’est déroulé au Stade de France le 12 juillet 1998 devant près de 80 000 spectateurs.

Lors de cette Coupe du monde, de « sa » Coupe du monde, la France a su produire un football d’une excellente qualité ne concédant à ses adversaires que 2 buts en 6 rencontres, un sur un penalty contre le Danemark en phase de poule et l’autre un peu plus tard contre la Croatie en demi-finale.
Seule l’attaque pose problème pour les Bleus qui ont du mal à conclure leurs actions avec tout de même 12 buts inscrits avant la finale.
Le Brésil grand favori depuis sa dernière victoire en 1994 présente pour sa part le profil inverse avec 7 buts encaissés avant la finale et un total de 14 buts inscrits avec les impressionnantes qualités offensives qu’on lui connaît et qui caractérise le jeu brésilien.

La suspension de Laurent Blanc sur carton rouge lors de la demi-finale n’aidera pas l’équipe de France qui perd un élément offensif supplémentaire car, malgré son poste de défenseur il possédait un profil très offensif qui était notamment capable de faire des montées décisives. Il sera remplacé par Frank Leboeuf lors de la finale, pour le reste, le sélectionneur de l’équipe de France de l’époque Aimé Jacquet restera fidèle à son schéma de jeu traditionnel à savoir : Trois milieux de terrain récupérateur (comme il l’avait précédemment fait à l’euro 1996 deux ans auparavant), Didier Deschamps dans l’axe, Emmanuel Petit et Christian Karembeu sur les côtes. Zinédine Zidane quant à lui se voit confier l’animation de jeu, Youri Djorkaeff se voit attitré le rôle de soutien et Stéphane Guivarc’h se retrouve seul en pointe.
Le Brésil aligne avec peu de surprise son équipe type avec entre autre l’incontournable Ronaldo en attaque.

Le match tant attendu entre ces deux nations du football a débuté très fort avec une bataille au milieu de terrain où la France a su s’imposer avec brio permettant à Stéphane Guivarc’h de se retrouver très vite, et ce à deux reprises, devant le portier brésilien Claudio Taffarel. La première fois grâce à un long ballon aérien de Didier Deschamps et la deuxième fois grâce à l’intervention de Zizou qui a su éblouir le rectangle vert avec une ouverture lumineuse. Les deux tirs de Guivarc’h ne trouveront cependant pas le cadre.

Alors que les Bleus annonces la couleur, les brésiliens se réveillent et lance quelques dangereux assauts qui se solderont par des échecs. Le match venait de s’équilibrer, coincé a proximité du poteau de corner, l’arrière gauche brésilien, Roberto Carlos, concède à la 27e minute du match, sous la pression, un corner en faveur de la France.
Le corner tiré par Emmanuel Petit trouvera la tête de Zidane qui ouvrira le score !

Alors que la première mi-temps touche presque à sa fin Guivarc’h perd encore un duel face à Taffarel qui dévie sa frappe en corner. Emmanuel Petit présent sur le côté droit se charge encore de tirer le corner qui sera cependant cette fois-ci dégagé hors de la surface de réparation par la défense brésilienne.
Ce dégagement donne lieu à un nouveau corner cette fois-ci à gauche du terrain tiré par Youri Djorkaeff. Zidane qui est démarqué au milieu de la défense brésilienne inscrira à la 46e minute du match son deuxième but sur une tête qui passe entre les jambes de Roberto Carlos.

A la deuxième mi-temps le sélectionneur brésilien Mario Zagallo change de tactique et décide de TOUT miser sur l’attaque. Il fera remplacer l’ancien milieu de terrain relayeur du Paris-Saint-Germain, Leonardo par Denilson qui est connu pour être un joueur imprévisible et redouté sur le terrain pour ses dribbles de grandes qualités.

Lors de la deuxième mi-temps les brésiliens sont de plus en plus présents et déploie leur jeu. Ils vont notamment se créer une occasion en or sur une magnifique frappe de Roberto Carlos qui sera dévié par la barre transversale, celle-ci atterrira aux pieds de Ronaldo qui se trouvera alors juste devant les cages de Fabien Barthez avec la possibilité de frapper au but quasiment à bout portant !
Le gardien tricolore fermera parfaitement l’angle en ne laissant aucune chance de but à l’attaquant brésilien et réussi à bloquer sa frappe.

A la 67e minute alors que le score est toujours de 2 à 0 en faveur des Français et que le match semble scellé, Marcel Desailly se fait expulser par l’arbitre après un second carton jaune sur un tacle irrégulier sur Cafu.
L’expulsion du leader de la défense française mettra l’équipe en difficulté et obligera Aimé Jacquet à prendre les décisions qui s’imposent.

Il fera sortir Djorkaeff pour le remplacer par Patrick Vieira, un milieu défensif et Emmanuel Petit occupera jusqu’à la fin de la finale le poste de Marcel Desailly, à savoir celui de défenseur central, ce qui est pour lui plus qu’inhabituel.

Malgré ces mesures, les bleus qui sont maintenant réduits à 10 sont contrains de subir les offensives brésiliennes de plus en plus nombreuses avec l’entrée d’un nouvel attaquant : Edmundo aussi surnommée « O Animal » (l’animal). Cette entrée a permis d’apporter de la fraîcheur à l’attaque brésilienne et leur a permis de pleinement profiter de leur supériorité numérique. Pendant ces dernières minutes et malgré leur avantage numérique les brésiliens se heurte à une équipe de France solide, ils parviendront toutefois à inquiéter une fois Fabien Barthez grâce à un très bel enchaînement de Denilson qui trouvera malheureusement pour le Brésil, la barre transversale du portier français, Fabien Barthez.

Alors que la fin du match approche à grands pas, Denilson met sous pression le défenseur arrière droit Lilian Thuram et l’obligera à concéder un corner qui sera joué à gauche. Mal tiré par les brésiliens, le ballon vite récupéré par l’attaquant Christophe Dugarry qui a remplacé Stéphane Guivarc’h à la 66e minute.
Il amorcera à la suite de cette récupération une contre-attaque avec l’aide de Vieira qui lance Emmanuel Petit qui part seul à l’assaut du but brésilien. Sa magnifique frappe croisé lui permit d’inscrire le 3ème but à la 93ème minute de la rencontre pendant le temps additionnel et de conforter la France dans sa victoire. Ce but sera aussi le 1000e but inscrit dans l’histoire de l’équipe de France de football.

Suite à cette victoire les supporters se mirent à scander « Et un !, Et deux !, Et trois zé-ro ! » enchaînant un « la la la la la » inspiré par la musique de Gloria Gaynor « I will survive » qui était l’hymne officiel de cette Coupe du monde 1998. 
Cette expression était à l’origine née lors du match opposant la France à l’Afrique du Sud lors des phases de poules et qui s’était terminé sur le même score en faveur des bleus. La victoire en finale face au Brésil aura cependant contribué à populariser cette expression qui est aujourd’hui culte.

Le soir même, 10 000 supporters attendaient les bleus à Clairefontaine pour applaudir leur équipe. Le lendemain, plus de 500 000 personnes étaient présentes sur l’avenue des Champs-Elysées lorsque l’équipe de France remontait l’avenue à bord d’un bus impérial pour célébrer son triomphe.
L’importance de cette victoire fut telle que le 14 Juillet, Aimé Jacquet se vit remettre la Légion d’Honneur au Palais de l’Elysée, les joueurs de l’équipe de France l’ont quant à eux reçu le premier septembre.

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