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Hockey Mondial D1A 2022 : Que valent les adversaires des Bleues ?

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Hockey Mondial D1A 2022 Que valent les adversaires des Bleues
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Hockey Mondial D1A 2022 – Le hockey sur glace féminin est à l’honneur cette semaine, avec le Mondial D1A se déroulant à Angers. Favorites de la compétition, les Bleues vont devoir cravacher pour décrocher l’or et battre leurs quatre adversaires. Entre vieilles connaissances et nouveautés, on fait le tour des équipes à faire tomber pour rejoindre la division élite.

Slovaquie (15e au ranking IIHF)

Pour débuter, les Bleues vont affronter l’adversaire qu’elles connaissent sans aucun doute le mieux. En effet, depuis le dernier Mondial en 2019, les filles de Grégory Tarlé ont constamment affronté leurs homologues slovaques lors des fenêtres internationales. Si la première opposition s’était mal déroulée en match amical fin 2019 (défaite 4-1), elles ont ensuite rectifié le tir, puisque les trois dernières rencontres ont tourné à leur avantage, dont celle lors du TQO le 13 novembre dernier (victoire 3-1).

Cette équipe slovaque cherche à remonter dans l’Élite depuis onze ans maintenant. Elle dispose clairement d’une chance dans ce Mondial homogène, mais cela s’annonce malgré tout compliqué suite au premier revers concédé face à la Norvège (1-2). La sélection ressemble très fortement à celle alignée au TQO de Lulea, et s’appuiera notamment sur le talent hors-norme de Nicol Lucak Cupkovak. L’attaquante star, qui évoluait depuis plusieurs années en Russie, est le détonateur de l’offensive, et la véritable leader d’un groupe composé essentiellement de joueuses évoluant au sein du championnat local. Devant le filet, Andrea Orolinova a disputé la première rencontre dimanche, mais la hiérarchie manque de clarté, et la jeune Nikola Zimkova (18 ans) pourrait bien refaire son apparition après un TQO encourageant.

Comme souvent répété par les joueuses et le staff, la Slovaquie ressemble en beaucoup de points à la France, avec son style de jeu et son système de formation, mais le talent est bien supérieur côté tricolore.

Pays-Bas (19e)

C’est véritablement la sensation du hockey sur glace mondial ces dernières années. Promus en D1A pour la première fois de leur histoire, les Pays-Bas ont réalisé une ascension éclaire, en enchaînant deux montées successives pour se retrouver dans l’antichambre du groupe élite. Une success-story rare au sein de divisions mondiales, où les écarts de niveau sont en général considérables. Pour les Bleues, cette équipe représente une inconnue, puisque néophyte à ce niveau. Elles ont ainsi eu la chance d’avoir un avant-goût à l’occasion d’un amical disputé à Cergy-Pontoise la semaine dernière (victoire 4-2).

Cependant, les Néerlandaises ne partent pas battues, et comptent défendre crânement leur chance, pour ne pas prendre l’ascenseur en sens inverse. Elles l’ont déjà prouvé dimanche en poussant l’Autriche jusqu’aux tirs au but avant de céder, et ce malgré un écart abyssal au chapitre des tirs (11 tirs contre… 48 !). A seulement 20 ans, Eline Gabriele a sorti le match de sa vie, et devrait donc garder sa place de titulaire. De quoi bien se mettre en valeur, puisque le scénario risque de se répéter face aux autres nations.

En effet, l’effectif manque globalement d’expérience à très haut niveau, et s’appuie sur seulement quelques joueuses habituées aux joutes dans des championnats relevés. C’est le cas de la capitaine Bieke van Nes (23 points en 16 matchs d’EWHL) ou des deux défenseuses évoluant en Suède, Kayleigh Hamers et Savine Wielenga. En dehors de ça, l’essentiel des joueuses évoluent dans un championnat local très faible. Est-ce que cela sera suffisant pour tenir sur la durée ? Ça semble compliqué.


Autriche (13e)

Si l’équipe de France aborde ce Mondial avec beaucoup de hargne suite au dernier TQO, que dire de l’Autriche ? Durant cette même fenêtre de qualification olympique, les Autrichiennes avaient réalisé l’exploit de battre l’Allemagne avant de céder dans le match décisif face au Danemark (0-1). Une véritable désillusion qui vient s’ajouter aux deux derniers Mondiaux, durant lesquels elles ont raté la montée à la dernière journée. En 2019, les Hongroises leur avaient barré la route, tandis qu’en 2018, c’est l’équipe de France qui avait brisé leurs rêves sur le gong.

Même si elle a eu une entame difficile face aux Pays-Bas, perdant un point précieux en étant poussée jusqu’aux tirs au but, l’Autriche reste une équipe toujours difficile à manœuvrer. Basée sur une défense solide, elle s’appuie sur le talent de Selma Lagin devant le filet. Pour le reste, la majorité de l’effectif évolue au sein de la relevée EWHL. Afin d’encadrer tout ça, l’expérience de Janine Weber, via son parcours aux États-Unis, est un atout non négligeable, tandis que Theresa Schafzahl s’annonce déjà comme l’une des joueuses à suivre avec attention suite à une saison très productive en NCAA cette saison.

Norvège (14e)

Un éternel recommencement, c’est ce à quoi ressemble la destinée de cette équipe de Norvège. Depuis plus d’une décennie, la nation scandinave est bloquée en Division 1A, incapable d’obtenir une promotion, mais trop solide pour tomber plus bas. Cette année encore, le spectre de la relégation devrait être aisément évité suite à la première victoire acquise dimanche face à la Slovaquie. Lors des derniers Mondiaux, les Norvégiennes avaient échoué lors d’un match décisif face au Danemark (0-4) qui permettait à son vainqueur d’obtenir sa place dans le groupe élite.

Depuis, cette équipe est en pleine reconstruction, et s’attend à voir arriver une nouvelle génération très prometteuse sur laquelle sont fondés beaucoup d’espoirs. C’est le cas notamment de la très solide gardienne Eva Nystrom (21 ans), installée devant le filet depuis près de cinq ans déjà. Afin de porter les espoirs locaux, les Norvégiennes pourront toujours compter sur leur emblématique capitaine Line Bialik Oien. Autour, la sélection norvégienne peut compter sur une base de joueuses évoluant dans le solide championnat suédois. De quoi être une véritable menace.

Toutefois, les Bleues ont clairement l’avantage de la dynamique. Elles ont en effet remporté les deux dernières rencontres amicales, dont une il y a seulement deux mois. Les filles de Grégory Tarlé ont donc la recette pour mettre leur adversaire en difficulté, mais le moindre faux pas est à écarter face à une sélection ambitieuse.

Le calendrier des Bleues :

25/04 : France – Slovaquie (19h30)

27/04 : France – Pays-Bas (19h30)

28/04 : France – Autriche (19h30)

30/04 : France – Norvège (19h30)

Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a été une transition naturelle. Suiveur assidu de basket et de hockey sur glace, je garde toujours un peu de place pour suivre le cyclisme, le football et le maximum de performances françaises.

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