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Jeep Elite : Gravelines-Dunkerque, monument en péril

Maxime Cazenave

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Jeep Elite : Gravelines-Dunkerque, monument en péril
Photo Icon Sport

Club phare de Jeep Elite ces dernières décennies, Gravelines-Dunkerque se retrouve dans une situation compliquée. Au bord de la zone de relégation suite à huit revers consécutifs, le BCM doit se reprendre. Fraîchement intronisé entraîneur, JD Jackson va avoir du boulot pour remobiliser un groupe en plein doute.

Ce mercredi, Gravelines-Dunkerque va disputer un derby capital face au Portel. Plus que la suprématie régionale, il s’agit avant tout de gagner pour relancer une équipe à la dérive. Sans victoire depuis plus d’un mois à raison d’un match tous les quatre jours ou presque, le BCM reste sur une série de huit défaites consécutives. En Jeep Élite, seul Boulazac, quasiment déjà condamné, fait pire.

329 points encaissés en trois rencontres

Vainqueur face à Levallois le 3 avril dernier, le BCM était alors bien positionné avec un bilan à l’équilibre (8-8). Désormais, il se retrouve en bas de classement à lutter pour éviter de glisser en zone de relégation. Humiliés à Monaco en s’inclinant de 53 points, les Maritimes sont tombés au plus bas. Face à une équipe en pleine bourre depuis le début de la saison, le match a été à sens unique, comme l’on pouvait s’y attendre. L’ampleur du score en revanche est gênant.

En prenant 122 points à Monaco, le BCM a enchaîné un troisième match consécutif au cours duquel il concède 100 points ou plus. Cholet (105) et Nanterre (102) ont également profité de ces largesses défensives les jours précédents. En panne de confiance et d’inspiration, l’équipe touche le fond en mai en prenant de véritables claques. La formule n’a pas encore été trouvée pour remettre l’équipe sur de bons rails, ce qui a provoqué le licenciement de Serge Crevecoeur au soir de la septième défaite consécutive. Auparavant, l’équipe a subi la perte sur blessure d’Erik McCree, ce qui a, au passage, considérablement affaibli l’équipe.

Un trop gros nombre de secondes chances offert

Mais c’est surtout depuis la défaite à Chalon le 27 avril dernier que tout va de travers. Ce jour-là, les deux équipes se sont tirées la bourre dans tout le dernier quart, mais c’est finalement l’Élan qui était sorti vainqueur d’un petit point. Après ça, ils ont donc subi trois grosses corrections nettes et sans bavures. La faute à des problèmes de taille sous le panneau qui rend le rebond moins contrôlé, mais qui ne peut pas être une excuse lorsque cela atteint des proportions gigantesques (23 contre 39 face à Nanterre, 21 contre 42 face à Monaco).

Cependant, si le rebond est une grosse source d’interrogations, que dire alors des pertes de balle. A l’exception de la défaite face à Nanterre (8), le BCM a successivement perdu 19, 20 et 22 ballons face à ses trois autres derniers adversaires. Soit quasiment une perte de balle toutes les deux minutes. Cela, cumulé aux nombreux rebonds offensifs laissés, on dénombre alors un nombre de seconds ballons incalculables laissés à l’adversaire.

JD Jackson pour redresser la barre

Si les temps sont durs entre un effectif amoindri et la spirale négative actuelle, il faut réagir. C’est pour cela que JD Jackson a été intronisé en tant que nouvel entraîneur récemment. Avec son expérience de la Jeep Élite, le Franco-Canadien arrive dans le Nord de la France pour faire le pompier. Sa dernière expérience à l’ASVEL en 2018 s’était mal terminée mais il reste un coach respecté et réputé dans le championnat.

Encore en dehors de la zone de relégation, le BCM ne possède qu’une seule victoire sur le 17e, Chalons-Reims. Le club n’a plus de marge d’erreur et se doit de rebondir rapidement afin de stopper cette spirale infernale. Il le faut, afin de repartir sur des bases plus sereines pour finir le championnat. Quoi de mieux qu’un bon vieux derby pour se remobiliser et offrir une belle première à son nouvel entraîneur ? Face au Portel, la défaite est interdite alors qu’il faudra faire sans Gavin Ware, ni Aleksej Nikolic, tous deux blessés. Un problème supplémentaire dont se seraient bien passés les Maritimes.


Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a toujours été une vocation. Quand les autres sortaient les cartes Pokémon ou Yu-Gi-Oh dans la cour de l’école, je ripostais avec des cartes Panini ou des fiches Onze Mondial. La puissance de Jean-Claude Darcheville n’a pas d’égal.

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