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JO Pékin 2022 : Le carnet de notes des Bleues du biathlon

Flo Ostermann

Publié le

JO Pékin 2022 Le carnet de notes des Bleues du biathlon
Photo Icon Sport

JO PÉKIN 2022 – BIATHLON – Lors de ces Jeux, le biathlon français a battu son record de médailles en une édition, avec sept médailles, dont trois en or. Il est temps de faire le bilan pour les 4 Bleues qui étaient en lice en Chine.

Braisaz-Bouchet en apothéose, Bescond se loupe

Justine Braisaz-Bouchet : 16/20

Soyons honnêtes. Qui aurait pu croire à un tel dénouement pour Justine Braisaz-Bouchet dans ces JO ? 40ème de l’individuel (5 fautes), la native d’Albertville tombait encore plus bas sur le sprint (48ème, 7/10). Mais au-delà de sa performance face aux cibles, c’est sur les skis que la biathlète des Saisies a flanché, sans raison apparente. Le choix de faire l’impasse sur la poursuite fut alors payant.

Car dès le relais féminin, Justine Braisaz-Bouchet met les choses en place, comme il le faut. Troisième relayeuse, elle permettra à la France de faire une partie de son retard avec un tir debout (déjà) de grande qualité. Insuffisant pour éviter la 6ème place des Bleues. C’est finalement sur la dernière course de ces JO, la mass start, le format qui l’avait révélée aux yeux du grand public en décembre 2017 au Grand Bornand, que la biathlète de 25 ans allait faire étalage de tout son talent. Malgré deux fautes sur le premier tir couché, Braisaz-Bouchet ne lâchait rien. Et au prix d’un premier tir debout d’anthologie et d’un second maîtrisé, elle s’offrait le titre suprême, devenant, seulement, la deuxième biathlète française à décrocher l’or olympique sur une course individuelle. Rien que ça. Bref, ses Jeux sont forcément réussis, avec le plus beau des métaux dans la valise. L’audace aura fini par payer pour JBB !

Anaïs Chevalier-Bouchet : 14/20

Ses débuts de JO ont été bons. En argent sur le relais mixte malgré une prestation moyenne (un tour de pénalité), Anaïs Chevalier-Bouchet est ensuite devenue vice-championne olympique sur l’individuel, derrière Denise Herrmann, et devant Marte Olsbu Roeiseland, la future grande dame de ces Jeux. Qui plus est, en rectifiant le tir (19/20 face aux cibles). Mais derrière, la native de Saint-Martin-d’Hères a vite déchanté. 68ème du sprint et donc incapable de se qualifier pour la poursuite, elle avouera avoir atteint son objectif avec ses deux médailles, une en relais et une individuelle. Un relâchement évident donc, humain, mais qui aura fortement terni la fin de ses Jeux.

Le relais féminin ne fera que confirmer tout cela. Un nouveau tour de pénalité après le tir couché et une prestation sur les skis décevante plomberont, en partie, les chances de médaille des Bleues. La mass start, achevée à la 19ème place (15/20), renforcera ce sentiment d’inachevé. Globalement, les Jeux de la biathlète de 29 ans sont une réussite avec deux médailles, mais finalement pas aboutis au regard des trois dernières courses qu’elle a disputées.

Julia Simon : 11/20

Julia Simon n’y est pas allée par quatre chemins à l’issue de la mass start achevée à la 6ème place. « Le bilan est négatif », de ses propres mots. D’abord médaillée d’argent sur le relais mixte avec une performance de choix, dont un tir debout stratosphérique, la biathlète des Saisies s’est ensuite loupée sur l’individuel (21ème), avec un craquage sur le dernier tir debout (3 fautes). Le sprint, achevé en 29ème position (3 fautes), ajoutera une frustration supplémentaire à ses débuts de Jeux très mitigés.

Finalement, sa deuxième partie de compétition viendra éclaircir son bilan personnel. Auteure d’une belle remontée sur la poursuite (de la 29ème à la 8ème place), Julia Simon (se) rassure sur les skis, mais aussi derrière la carabine. Placée en dernière relayeuse sur le relais féminin, elle ne pourra rien faire pour permettre aux Bleues de monter sur le podium. Au final, sa course la plus frustrante restera certainement cette mass start donc. Sixième sur la ligne d’arrivée, elle fait une faute de trop sur le dernier tir couché car sinon, elle aurait très certainement accompagné sa compatriote sur le podium. Cependant, tout n’est pas à jeter pour Simon dans ces JO, elle qui est en quête de constance. Rappelons qu’elle n’a que 25 ans, tout comme Justine Braisaz-Bouchet.

Anaïs Bescond : 9/20

À 34 ans, la triple médaillée des JO de Pyeongchang (or en relais mixte, bronze en poursuite et relais féminin) a déçu. Pourtant, la native de Normandie avait montré de belles dispositions depuis le début de la saison en Coupe du monde. Plutôt en forme malgré un mois de janvier moins probant, elle pouvait espérer réitérer la même performance qu’en Corée du Sud. Mais un (gros) grain de sable est venu enrayer la machine : sa non-sélection pour le relais mixte. Une catastrophe pour la Franc-Comtoise d’adoption. S’en suit une sortie médiatique où elle étale sa grande déception, et des paroles pas franchement sympathiques, entre les lignes, pour ses coéquipières alignées sur le mixte, Julia Simon et Anaïs Chevalier-Bouchet.

La suite ? Sa 30ème place sur l’individuel la met en-dedans d’entrée. Anaïs Bescond rectifie néanmoins le tir sur le sprint, avec une 9ème place intéressante en vue de la poursuite. Mais lors de cette dernière, elle ne confirme pas, loin de là, avec une 27ème place finale et un dernier tir très délicat (3 fautes). Si elle fait le job sur le relais féminin, sa mass start sera un long chemin de croix, avec une 29ème place et un 10/20 face aux cibles. En bref, pour ses derniers JO, Nanass s’est loupée. Reste à voir, désormais, si elle sera encore de la partie la saison prochaine, car cet échec risque de faire mal à la doyenne de l’équipe de France féminine de biathlon.

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Journaliste/Rédacteur depuis septembre 2015 - Mes premiers souvenirs dans le sport ? Les envolées du Stade Toulousain et les duels Villeneuve-Schumacher et Häkkinen-Schumacher à la fin des années 90, la Coupe du monde de football en 1998, l’exploit du XV de France face aux All Blacks en 1999, mais aussi Richard Cœur de Lion qui vole sur les montagnes du Tour de France. Bien parti pour devenir professeur d’EPS, les événements de la vie (et la flemme d’animer des séances de 3x500 mètres toute ma vie) m’ont conduit à revoir mes plans. Me voilà depuis fin 2017 sur Dicodusport, média grâce (et pour) lequel je partage ma passion : le sport dans tous ses états. Le tout accompagné par les fous furieux et folles furieuses cités sur cette page !

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