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Judo

Kaïla Issoufi (-78 kg) arrache le bronze au Grand Slam de Lausanne 2026

Sébastien Gente

Publié le

Kaila Issoufi (-78 kg) arrache le bronze au Grand Slam de Lausanne 2026
Photo Icon Sport

GRAND SLAM LAUSANNE 2026 – Solide contre Kurena Ikeda, Kaïla Issoufi se pare de bronze pour la dernière journée de compétition.

Sur le papier, Kaïla Issoufi était une candidate logique au podium sur ce Grand Slam de Lausanne. Après tout, elle avait triomphé pour la première fois à ce niveau en mars dernier. Et, histoire de prouver que ce n’était pas un coup d’épée dans l’eau, elle avait confirmé avec une médaille européenne.

Kaïla Issoufi confirme

Si la journée avait bien commencé par une victoire logique sur Aruna Jangeldina, le premier obstacle ne tardait pas à pointer le bout de son nez : Patricia Sampaio, médaillée olympique et mondiale, et championne d’Europe 2025. Une marche bien trop haute pour Kaila Issoufi, qui encaissait un ippon en quart de finale.

Mais restait la possibilité d’un repêchage pour le bronze : plus le droit à l’erreur. En maîtrise, elle se débarrassait de la Chinoise Hongtao Wu, mais restait une sacrée opposition contre Kurena Ikeda, en bronze aux Mondiaux l’an dernier. Un affrontement qui allait basculer sur un contre magnifique de la Française, qui scorait rapidement un yuko et qui s’accrochait parfaitement à son avantage jusqu’au bout du combat.


Troisième médaille donc en Grand Slam pour Kaïla Issoufi, qui aura une carte à jouer aux Mondiaux.

Objectif Mondiaux

Les judokas français ne cessent de le répéter : ce Grand Slam de Lausanne est une étape préparatoire pour les Championnats du monde décalés au mois d’octobre. Et pour la jeune française également, il y avait des points à prendre pour être tête de série à Bakou :

C’était un gros enjeu. On veut être le plus haut possible. Donc aujourd’hui, les points étaient vraiment importants parce que je suis arrivée en étant huitième. C’est très facile de [elle fait le geste de dégringoler, ndlr.]. Donc là, je m’assure au moins d’être dans les top huit et c’est le plus important. Après, il faut faire le taf.

Elle était évidemment soulagée de terminer sur une bonne note :



Le début de journée ne commençait pas au top pour moi, mais c’est allé crescendo. Je suis trop contente ! C’est pas de l’or mais mes premiers vrais points dans le ranking olympique. Trop contente !



Psychologiquement, la Mongolie a été très difficile pour moi [Elle a été éliminée dès son entrée en lice au deuxième tour du Grand Slam d’Oulan-Bator, ndlr.]. J’ai perdu confiance en moi et j’attendais énormément de cette compétition. C’est que de bon augure pour les Championnats du monde, le réel objectif. Maintenant, on continue de travailler. 

Sur ses pistes de travail :

Peut-être les profils qui me dérangent, comme en quart de finale où je n’ai pas du tout réussi à m’exprimer, mais aussi avancer même quand on mène. Ce qui m’a manqué en Mongolie où je menais.

 

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