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Coupe du monde de football

Les enseignements de Brésil Norvège : la machine Haaland frappe encore, là Seleção rentre à la maison

Victor Clot-Amiot

Publié le

Les enseignements de Brésil Norvège la machine Haaland frappe encore, là Seleção rentre à la maison
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Erling Haaland a été décisif pour permettre la victoire de la Norvège (2-1), le Brésil manquera les quarts pour la première fois en 36 ans !

Bien muselé, Haaland reste décisif et envoie les siens en quarts de finale !

N’importe quelle équipe s’apprêtant à défier la Norvège se doit d’adopter un plan anti Erling Haaland. Bien souvent, cela ne fonctionne pas, malgré toute la bonne volonté des défenseurs. Gabriel et Marquinhos ont longtemps pensé mener à bien leur mission. Si le Cyborg a eu quelques occasions pour se montrer décisif (une passe pour Martin Ødegaard à la 43ᵉ, un centre qu’il ne récupère pas pour quelques centimètres à la 67e), on constatera le peu de ballons touchés par l’attaquant.

Cela en dit long sur le caractère dissuasif de l’alignement du défenseur d’Arsenal et de celui du PSG. Souvent isolé devant, Haaland devenait difficile à atteindre pour ses coéquipiers. De fait, c’est souvent Martin Ødegaard qui se retrouvait dans une position intéressante, aux abords du but d’Alisson, sans pour autant parvenir à concrétiser. Pourtant, il suffit d’une occasion pour annihiler tous les efforts consentis. Ainsi, bien servi par Andreas Schjelderup, Haaland a ouvert le score à la 79e d’une tête imparable.

Quelques minutes plus tard, l’avant-centre a scellé la victoire des siens, par une frappe en dehors de la surface (90e). La réduction du score de Neymar, sur pénalty (90e+10), n’y changera rien. Encore une fois, Haaland aura été géant, se montrant redoutablement efficace, en dépit du peu de ballons touchés !

Il fallait arriver à l’heure

Auparavant, mieux valait ne pas s’éterniser à table. Certes, si le tableau d’affichage affichait encore un score nul à la fin du premier quart d’heure, les deux équipes se sont toutes les deux offert une occasion de but majeure. Dès la troisième minute, Patrick Berg pensait donner l’avantage aux Scandinaves en envoyant le ballon dans la lucarne du plat du pied, grâce à un centre en retrait d’Alexander Sørloth. L’effusion de joie des Norvégiens n’aura été qu’éphémère puisque le joueur de l’Atlético Madrid était en fait hors-jeu au départ de l’action.

Quelques instants après, le Brésil obtenait un pénalty après un tacle non maîtrisé de Kristoffer Ajer sur Matheus Cunha. La Seleção avait ainsi une occasion unique d’ouvrir le score, mais Bruno Guimarães se retrouvait en échec face au portier Ørjan Nyland. Comme souvent ces dernières années, il ne fait pas bon marquer un temps d’arrêt lors de sa course d’élan. L’ancien Lyonnais l’a ainsi appris à ses dépens. Quinzième minute : 0-0 mais un début de match qu’il ne fallait pas manquer !





Une muraille nommée Ørjan Nyland

En plus d’un penalty arrêté dès le début de la rencontre, Ørjan Nyland s’est distingué à plusieurs reprises. Peu avant la mi-temps, c’est Vinícius Júnior, qui a cette fois-ci buté face à la carrure du Viking. Le Brésilien avait pourtant tout bien fait. Une interception à l’entrée de la surface, un crochet dévastateur envoyant Julian Ryerson dans le vent, il ne lui restait plus qu’à conclure. C’était sans compter sur l’ancien Sévillan et son mètre quatre-vingt-douze.

Par ailleurs, Nyland s’est distingué avec d’autres arrêts précieux. S’il est très loin des quinze arrêts du gardien de Curaçao, Eloy Room, contre l’Équateur, on retiendra que, plus que la quantité, c’est la qualité et le caractère décisif des interventions du Norvégien qui font toute la beauté de sa prestation. C’est le cas, par exemple, de son arrêt sur Bruno Guimarães à nouveau (62e) ou de sa sortie décisive devant Endrick quelques instants plus tôt (59e). S’il n’a alors pas réalisé d’arrêt, la vitesse de sa course vers l’avant-centre a forcément eu un impact sur la mauvaise finition du Brésilien.

Que dire enfin de son arrêt exceptionnel à la 84ᵉ ? Lobé par son défenseur, Nyland a fait parler sa détente pour détourner le ballon vers son poteau et sauver les siens. Si Haaland a concrétisé le peu de ballons touchés, Nyland est sans contestation possible le deuxième homme du match.

Nouveau fiasco brésilien !

Avec le recul, on se dira que tout était écrit. La présence insensée de Neymar dans la sélection, les propos de certains joueurs, qui pointaient l’absence d’automatismes en début de mondial, les difficultés rencontrées face au Japon… bref, la déconvenue était presque attendue ! Ce soir, le Brésil quitte la Coupe du monde, dès les huitièmes de finale pour la première fois depuis 1990. S’ils n’ont pas fait mieux qu’une quatrième place depuis leur sacre de 2002, on ne voyait tout de même pas le Brésil tomber si bas cette année. Pire encore, ce n’est que la troisième défaite brésilienne en vingt huitièmes disputés.

La revanche du football

Enfin, au lendemain d’un huitième de finale entre le Paraguay et la France, hâché par le refus de jeu des Guarani et un état d’esprit déplorable, les Brésiliens et les Norvégiens nous ont réconciliés avec le football. Les deux équipes ont offert un début de match animé, du suspens et de la fluidité dans le jeu. Ainsi, on a vu se répéter à plusieurs reprises en première mi-temps, le schéma possession, interception, contre-attaque qui, même s’il n’a pas forcément abouti à des buts, a eu le mérite d’animer le début de match et de plonger la rencontre dans l’incertitude.

Mais surtout, les deux équipes ont proposé un jeu propre, n’abusant pas des fautes (13 au total) et des gestes d’antijeu. 24 heures une parodie de football, on en vient à se réjouir de ce qui n’est rien d’autre que la norme. C’est dire…

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