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Les plus grosses histoires de dopage du football

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En football comme dans toutes les disciplines sportives, les enjeux économiques sont de plus en plus énormes. Le désir ardent de remporter les distinctions, et par ricochet les retombées économiques qui en découlent a conduit certains clubs et des professionnels à adopter des pratiques comme le dopage qui sont contraires aux règles du jeu.

Si aujourd’hui, on parle rarement de cas de dopage dans le football, ce sport a aussi été marqué par quelques scandales dont les souvenirs sont encore vifs dans la mémoire des amateurs. Découvrez dans ce billet les plus grosses histoires de dopage dans le football.

L’affaire Riccardo Agricola

L’interdiction des stéroïdes dans le football n’a pas toujours été respectée par les acteurs du milieu. En 2004, Riccardo Agricola, le médecin en chef de la Juventus de Turin dans les années 90 a été condamné à 1 an et 10 mois de prison pour administration de substances illicites aux joueurs du club italien.

En effet, les enquêtes menées par les procureurs en charge de l’affaire ont révélé une administration régulière de produits dopants comme l’EPO aux joueurs lors de la période 1994-1998. S’en est suivie la réquisition d’une peine de prison de 2 ans et 1 mois pour Antonio Giraudo, le président du club turinois, et d’une peine de trois 3 ans et 2 mois pour Riccardo Agricola. De leur côté, les avocats de la défense ont plaidé l’acquittement total pour leurs clients, arguant l’inexistence de preuves de l’administration de substances interdites aux joueurs.

La période 1994-1998 en question a particulièrement été faste pour le club piémontais avec trois titres de champion d’Italie, une Ligue des champions et une Coupe intercontinentale. Ce sont les accusations de Zdenek Zeman, entraîneur du club rival AS ROMA qui ont entraîné l’ouverture du procès dont le verdict a été rendu six ans plus tard. Lors de ce procès, des joueurs célèbres comme la légende française Zinédine Zidane, les internationaux italiens Alexandro Del Piero et Roberto Baggio ont témoigné. Dans son verdict final, le juge a relaxé le président turinois, puis condamné le médecin du club à une peine de 1 an et 10 mois, et une amende de 2000 euros. Toutefois, ce dernier sera aussi relaxé en appel l’année suivante. L’affaire sera définitivement classée en 2007 par la Cour de cassation de Rome qui estima que le délit de fraude sportive était couvert par des prescriptions légales.

L’injection de la Nandrolone par les joueurs de Parme

Le monde du football a été marqué par plusieurs affaires de dopage. En 1999, juste avant la finale de la Coupe de l’UEFA qui les opposa à Marseille, les joueurs de Parme ont été filmés en train de s’injecter le Deca-Durabolin (Nandrolone), un produit dopant. La vidéo fut publiée en 2005 par la RAI, une chaîne de télévision publique italienne. Aucune sanction ne fut infligée aux coéquipiers de Cannavaro, car au moment des faits, ce produit n’était pas encore officiellement interdit.

Le récidiviste Diego Armando Maradona

Diego Maradona, surnommé «El Pibe de Oro» est l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du football. Malheureusement, sa carrière fut entachée par plusieurs scandales de dopage. Le 24 août 1997, il a été contrôlé positif à la cocaïne après le match qui a opposé Boca Juniors à Argentinos Juniors. C’était officiellement la troisième fois que la légende de Naples fut rattrapée par la patrouille. En effet, déjà en 1991, le lutin argentin avait été condamné par contumace par la justice italienne à une peine de 15 mois de prison pour usage de cocaïne. Fuyant la justice italienne, il est retourné en Argentine où la Police l’a pris en flagrant délit de consommation de stupéfiants dans un appartement de Buenos Aires.

La justice de son pays l’obligea à suivre une cure de désintoxication après laquelle il essaya tant bien que mal de revenir au haut niveau. Après sa convocation par le sélectionneur argentin pour participer à la Kerin Cup, il fut confronté au refus du Japon de lui délivrer un visa en raison de ses antécédents. Ce n’était que partie remise, car la FIFA autorisa sa participation à la Coupe du monde de 1994 aux États-Unis où il signala son retour en force par un but d’anthologie face à la Grèce.

Malheureusement, au cours de ce même tournoi, l’incorrigible Diego sera suspendu à nouveau pour dopage. Ce n’était pas de la cocaïne cette fois-ci, mais un mélange explosif à base de noréphédrine, méthéphédrine, éphédrine et phénylpropanolamine. Ce fut suite à un contrôle effectué après la rencontre ayant opposé l’Argentine au Nigéria. Face aux résultats des analyses effectuées à l’université de Californie-Los Angeles (UCLA), le génie argentin n’a pas trouvé meilleure excuse que la prise d’un médicament par erreur.

Après son exclusion de la compétition par la FIFA, la fédération argentine de football va alourdir sa sanction en l’excluant jusqu’en septembre 1995. Conscient de sa situation, le meneur de jeu argentin entreprit une campagne publicitaire contre la consommation de la drogue en 1996. Le président de Boca Juniors va lui faire à nouveau confiance pour ramener le club au premier plan. Malheureusement, la légende sera à nouveau contrôlée positive à la cocaïne le 24 août 1996. Cet épisode mit fin aux rêves du footballeur de participer à la Coupe du monde 98 en France, et à sa carrière en équipe nationale.


Passionné de sport et entrepreneur depuis mes 18 ans, la création de Dicodusport m'a semblé évidente pour participer à la médiatisation d'un plus grand nombre de sports. Le chemin est long mais avec une équipe des plus motivées et les Jeux Olympiques de Paris 2024 en point de mire, nous y arriverons ! Journaliste dans le monde du sport depuis plus de 5 ans, je traite aussi bien de football, de rugby, de biathlon et de cyclisme.

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