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NBA 2021/2022

NBA 2021/22 : Les 5 enjeux de la fin de saison

Tom Compayrot

Publié le

Photo Icon Sport

NBA 2021/22 – Le All-Star Break passé, il ne reste plus qu’un mois et demi de saison régulière en NBA. Chaque équipe a maintenant joué plus des deux-tiers de ses 82 matchs. Le money-time va commencer pour beaucoup d’équipes et de joueurs. Avec, en vue, les phases finales qui débuteront le 12 avril par le play-in tournament, puis le 15 par les véritables playoffs. Voici 5 enjeux qui vont se jouer à travers la ligue d’ici là.

La course au MVP

Après une soixantaine de matchs joués cette saison, la course au MVP est toujours indécise. À l’heure actuelle, on peut tout de même considérer deux favoris au trophée : Joel Embiid et DeMar DeRozan. Le premier est en train de rouler sur la ligue depuis plusieurs semaines. Avec 29.6 points de moyenne (33.2 en 2022), le pivot camerounais est tout simplement le meilleur marqueur de NBA cette saison. Rarement on a vu un joueur autant dominer physiquement et techniquement à la fois. Cela impacte d’ailleurs son équipe, les Sixers, qui sont 3èmes de l’Est, juste derrière les Bulls de DeMar DeRozan. L’arrière américain réalise lui aussi la meilleure saison de sa vie (28.1 points, 5.2 rebonds et 5.1 passes). Bien que son coéquipier Zach LaVine soit lui aussi performant, DeRozan est le véritable patron de l’équipe. C’est lui qui prend les shoots importants, ayant notamment délivré deux buzzer-beaters en 24h en janvier.

Derrière ces deux favoris, Giannis Antetokounmpo et Nikola Jokic sont en embuscade. Les deux ex-MVP européens délivrent des statistiques similaires à celles qui leur ont obtenu le trophée les années précédentes. Mais au niveau collectif, les Bucks (5èmes) et les Nuggets (6èmes) sont pour l’instant trop bas. Pour Ja Morant et Stephen Curry, le constat est inverse. Leurs équipes sont parmi les meilleures de la ligue, mais il leur manque un petit quelque chose au niveau individuel. Devin Booker est aussi dans ce cas, alors que ses Suns sont le meilleur bilan de NBA. Il est cependant un joueur à surveiller, puisqu’il va devoir step-up avec la récente blessure de son coéquipier Chris Paul.

La lutte pour le play-in tournament

Cette saison, et pour la deuxième consécutive, les 9èmes et 10èmes de chaque conférence auront une opportunité d’accrocher les playoffs. À l’Est, les Knicks notamment, malgré leur première partie de saison ratée, vont tenter d’obtenir leur place qualificative. Ils devront cependant composer avec le 4ème calendrier le plus difficile jusqu’au mois d’avril. Tout à l’opposé de leurs concurrents directs, les Wizards et les Hawks, qui ont parmi les calendriers les plus aisés. Ces derniers vont partir à la chasse aux Hornets, provisoires 9èmes au classement. Dans l’autre moitié des États-Unis, quatre équipes vont se battre pour une seule place. Les Timberwolves, Clippers et Lakers devraient en effet tenir leur rang et laisser la 10ème place derrière eux. Ce qui laissera Blazers, Spurs, Pelicans et Kings en compétition directe. Quatre franchises qui ont été actrices de la trade deadline récemment et qui ont chacunes des arguments.

Quelle équipe ressortira gagnante du trade Harden/Simmons ?

C’est le transfert blockbuster de la trade deadline : Ben Simmons et James Harden ont été échangés entre eux (avec d’autres pièces). Les Sixers se retrouvent avec un duo de pick and roll potentiellement dévastateur avec Harden et Joel Embiid. L’ancien arrière des Nets va cependant devoir être intégré de façon à ce qu’il ne brise pas la belle dynamique d’équipe des Sixers. Ces derniers ont en effet passé la saison sur le podium de l’Est, et vont vouloir y rester. Les Nets, qui étaient eux malades depuis plusieurs semaines, vont pouvoir se relever. Ils récupèrent le glue-guy parfait pour eux en la personne de Simmons, et deux potentiels titulaires avec Seth Curry et Andre Drummond. En sachant que les règlementations à New-York devraient être levées et permettre à Kyrie Irving de jouer à plein temps, ils se placent parmi les favoris au titre.

Ce transfert devrait dans tout les cas permettre la naissance d’une belle rivalité entre Nets et Sixers. Les deux équipes se joueront d’ailleurs dans deux semaines, le 10 mars. L’occasion pour Ben Simmons de recevoir un accueil sympathique de la part du public de Philadelphie. James Harden aura lui à cœur de montrer à ses anciens coéquipiers qu’il a trouvé sa nouvelle maison. Reste à savoir qui ressortira gagnant de ce transfert sur le long-terme. On ne devrait pas avoir la réponse avant les playoffs, ou même la saison prochaine.

Les Lakers peuvent-ils enfin commencer à cliquer ?

C’est la grosse déception collective de la saison. Même si on pouvait légitimement avoir des doutes sur la compatibilité du duo Russell Westbrook/LeBron James, il était difficile d’imaginer que les Lakers seraient hors du Top 8 au All-Star Break. Les blessures d’Anthony Davis n’ont bien sûr pas aidé, mais le jeu proposé par cette équipe est très décevant. Ce qui n’a pourtant pas poussé les dirigeants à bouger à la trade-deadline. Les Lakers n’ont en effet pas réalisé le moindre mouvement d’effectif. Ils ont décidé de ne pas surréagir à leur méforme et de laisser faire le temps. Le but est de faire confiance aux capacités intrinsèques de cet effectif et d’espérer que tout va (enfin) cliquer pour eux. C’est maintenant tout l’enjeu pour eux d’ici la mi-avril.

Quelle fin de saison pour les Français ?

Ils sont actuellement 12 sous contrat en NBA (dont 5 two-way contracts). Douze français avec des temps de jeu et des responsabilités variables. Rudy Gobert est le leader d’entre eux. Si une blessure au mollet l’a freiné récemment, le pivot du Jazz est toujours en course pour son quatrième titre de Défenseur de l’Année. Au niveau collectif, son Jazz aura une carte à jouer en playoffs, et le Saint-Quentinois en sera la pièce centrale. Son ami Evan Fournier, lui, compte parmi les meilleurs shooteurs de la ligue cette saison. Aux Knicks, il sera en course pour le play-in et devrait avoir plus de responsabilités sur le plan individuel avec la récente mise sur le côté de Kemba Walker. Nicolas Batum, autre taulier français, va lui continuer à jouer son rôle de couteau-suisse aux Clippers et espérer faire mieux que la saison dernière en playoffs.

Pour le reste, la quête de temps de jeu sera le principal enjeu. Killian Hayes, décalé en sortie de banc depuis quelques semaines, voit son temps de jeu diminuer et va devoir prouver sa valeur. Même chose pour Frank Ntilikina, Timothé Luwawu-Cabarrot et Théo Maledon, qui doivent montrer qu’ils peuvent avoir leur place dans une rotation NBA. Killian Tillie, lui, garde un rôle confortable en sortie de banc aux Grizzlies. Il a d’ailleurs été signé en janvier sur un contrat de deux ans à Memphis, son premier contrat garanti dans la grande ligue. Enfin, les rookies qui n’ont quasiment pas eu leur chance comme Yves Pons, Joël Ayayi ou Olivier Sarr devraient avoir plus d’opportunités en fin de saison. Reste l’énigme Sekou Doumbouya, récemment re-signé aux Lakers, mais qui n’a pas joué en NBA depuis et joue peu en G-League.

Journaliste/rédacteur depuis mars 2017 - Amoureux de la petite balle jaune et du gros ballon orange qui traîne sa carcasse sur Dicodusport depuis 2017. Rafael Nadal et LeBron James sont les meilleurs joueurs de l'histoire.

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