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NBA 2023-2024

NBA 2023-2024 : Les 14 Français au banc d’essai

Paul Lalevee

Publié le

NBA 2023-2024 Les 14 Français au banc d'essai
Photos Icon Sport

NBA 2023-2024 – Ils seront 14 joueurs français sur les parquets américains cette saison. Du tant attendu Victor Wembanyama au triple défenseur de l’année Rudy Gobert, les Français seront au centre des débats cette saison en NBA.

  • Evan Fournier

Seulement 27 matchs la saison dernière pour Evan Fournier chez les Knicks. Sorti de la rotation par Tom Thibodeau à la mi-saison, l’arrière a ensuite enchaîné les DNP, alors que le bilan numérique de New York remontait. Pour sa 12ᵉ saison NBA, le natif de Saint-Maurice va sans doute rester sur le banc new-yorkais une bonne partie de la saison, alors qu’il veut simplement jouer. Mais aujourd’hui, c’est Quentin Grimes qui occupe le rôle de titulaire sur le poste 2. La franchise mythique ne compte toujours pas sur lui, sauf dans le cas d’un trade. Son contrat (18,8 millions de dollars cette saison, 19 millions en team option la saison prochaine) reste intéressant dans l’équilibre des salaires en cas de venue d’une superstar. Et quand on connaît la passion des Knicks pour les superstars…

  • Rudy Gobert

Après neuf ans chez le Jazz, Rudy Gobert a découvert la saison dernière une nouvelle franchise, avec les Timberwolves. Recruté pour son impact défensif, le pivot de 31 ans, triple défenseur de l’année à Utah, a connu une année en dessous de ses standards. Sa complémentarité avec Karl-Anthony Towns à l’intérieur a mis du temps à se créer. Offensivement, Rudy Gobert n’a que peu vu le ballon, la faute à une équipe très tournée vers l’attaque (Anthony Edwards en arme numéro 1). Mais après une campagne avec l’Équipe de France décevante, Rudy Gobert a annoncé se préparer pour « faire la meilleure saison de sa vie ».

  • Victor Wembanyama

Il est attendu comme une star, et chacune de ses performances sera forcément scrutée. Drafté en première place par les Spurs, Victor Wembanyama vise « une qualification en Playoffs » dès la première saison, expliquait-il lors d’un point presse lors de la diffusion en avant-première du documentaire « Un1que » qui lui est consacré et diffusé depuis le 8 octobre sur Canal. Ce serait une jolie performance alors que la franchise texane n’a pas connu la post-season depuis 2019. Pour atteindre cet objectif, le joueur de 19 ans a pris « 5 à 7 kilos pendant l’été », confiait-il lors du Media Day. Sans doute installé au poste d’ailier-fort sous les ordres de Greg Popovich, « Wemby » vise bien évidemment le titre de ROY et peut légitimement devenir l’un des meilleurs défenseurs de la Ligue dès sa première saison.

  • Sidy Cissoko

Il est l’autre Français des Spurs. Drafté en 44ᵉ place par San Antonio, Sidy Cissoko a signé un contrat de trois ans après avoir convaincu les dirigeants lors de la Summer League. Ultra-motivé, son potentiel défensif pourrait lui permettre d’avoir un rôle chez les Spurs. Dans une équipe en totale reconstruction, il pourrait trouver sa place grâce à sa polyvalence, pouvant couvrir les postes 1 et 2, voire 3 selon la matchup.

  • Bilal Coulibaly

Il y a tout juste un an, Bilal Coulibaly se contentait de bouts de matchs chez les Metropolitans. Aujourd’hui, il fait partie de l’effectif des Washington Wizards, drafté en 7ème par la franchise de la capitale. Dans une équipe en reconstruction et très tournée vers l’attaque (Jordan Poole et Kyle Kuzma ne sont pas les plus grands défenseurs), le troisième plus jeune joueur de la Ligue aura le temps de se développer : « Le plus important est de ne pas brûler les étapes avec Bilal », confiait Will Dawkins, GM des Wizards. « Il est très compétitif sur le plan défensif, ce qui, je pense, lui permettra d’être sur le terrain tout de suite ». Il faut « lui permettre de se révéler comme joueur et de comprendre que son âge d’or est dans cinq, six ou sept ans ».

  • Rayan Rupert

Le départ de Damian Lillard chez les Blazers signe la fin d’une ère pour la franchise de l’Oregon. Et si c’était Rayan Rupert qui entamait une nouvelle ère ? Aux côtés de Scoot Henderson et Shaedon Sharpe, l’ailier de 19 ans va devoir se battre pour avoir sa place dans ces Blazers « new look ». Interrogé lors de la conférence de presse post-draft, le coach de Portland Chauncey Billups comptait s’appuyer « tout de suite » sur Rayan Rupert, après une saison en NBL (Australie) pour le Frenchie. Drafté au second tour (43ᵉ place), le frère d’Iliana Rupert a convaincu. Joe Cronin lui a rapidement fait signer un contrat de trois ans, une preuve de confiance du front-office des Blazers. Au poste 3, les Blazers devraient aligner Sharpe. Mais derrière, Rupert pourrait bien gratter des minutes.

  • Frank Ntilikina

Est-ce le contrat de la dernière chance pour Frank Ntilikina ? Cela fait maintenant six ans que le meneur est en NBA, d’abord chez les Knicks, ensuite chez les Mavericks et maintenant à Charlotte. Sans jamais réellement convaincre, Ntilikina occupe un rôle de soldat défensif. Mais son trop faible apport offensif lui coûte cher. Avec 12,3 minutes de jeu sur les deux dernières saisons, son temps de jeu ne cesse de baisser. Chez les Hornets, il pourrait avoir sa place derrière LaMelo Ball, dans une équipe avec moins d’attente que les Knicks ou les Mavs. Une chance pour lui, le coach de Charlotte Steve Clifford aime la défense. Lors du Media Day, l’homme de 62 ans a mentionné que Frank pouvait occuper plusieurs postes en défense, un signe qu’il compte s’appuyer sur lui. Son contrat ne sera toutefois garanti qu’à la reprise de la saison, le 24 octobre.

  • Théo Maledon

La saison dernière, le meneur de 22 ans n’a participé qu’à des bouts de matchs (16 minutes de moyenne sur 44 matchs, pour 6,7 points par match). Edmond Summer et Frank Ntilikina recrutés pendant l’été, Théo Maledon risque de jouer davantage en G-League, avec les Greensboro Swarm. L’an dernier, il tournait à 16,1 points de moyenne là-bas. Il n’a signé qu’un two-way contract, comme la saison précédente. Théo Maledon n’arrive pas, pour l’heure, à s’imposer en NBA.

  • Ousmane Dieng

Pour sa première saison en NBA, Ousmane Dieng n’a disputé que 39 matchs avec le Thunder, la faute à plusieurs blessures. À 19 ans, ce début de l’autre côté de l’Atlantique a été placé sous le signe de l’apprentissage. Faisant la navette avec la G-League et le Blue Thunder, Dieng a toutefois montré quelques flashs. Et surtout, il s’est prouvé à lui-même qu’il pouvait réussir. « J’ai appris que je pouvais jouer dans cette Ligue », confiait-il en fin de saison. Après une belle Summer League à Las Vegas (14 points, 6 rebonds), le joueur de 20 ans pourrait bien se créer une place dans la formation d’OKC. Dans un profil polyvalent à la Nicolas Batum, Dieng a la place pour s’imposer. Derrière Lugentz Dort, le poste 3 est disponible.

  • Olivier Sarr

Il avait fait ses débuts en NBA en 2022 avec le Thunder. Après un rapide intermède à Portland, Olivier Sarr revient à OKC. Avec un two-way contract, le pivot devrait multiplier les allers-retours entre la NBA et la G-League. Derrière Chet Holmgren, le poste de pivot n’est pas le plus fourni à Oklahoma City. Sarr pourrait donc avoir une place. D’autant que Sam Priesti a décidé de couper Usman Garuba pour lui faire de la place.

  • Nicolas Batum

Aux Clippers, Nicolas Batum a trouvé l’équipe idoine pour sa fin de carrière. Roi de polyvalence, le joueur de 34 ans a participé à 78 rencontres la saison dernière, en tirant à 39% à 3 points. Extrêmement apprécié pour ses qualités défensives et son expérience, Batum est dans la deuxième année de son contrat de 2 ans à 22 millions de dollars.

Cette saison sera-t-elle la dernière en NBA ? Paul George, dans son podcast, espère le conserver auprès de lui : « Nico, c’est un compétiteur. C’est un bon gars, le genre avec lequel on aime travailler, et il me rend la vie plus facile », explique l’ailier de Los Angeles. « On partage notre vestiaire dans la salle d’entraînement, même dans les différentes salles, donc on parle de tout. Sur les parquets, c’est un couteau suisse, il fait tout. C’est la colle qui permet de tout garder soudé. Il défend sur les meneurs de jeu, les intérieurs ou les pivots parfois. Il fait un peu tout pour nous, il mérite des louanges ».

  • Moussa Diabaté

Signé en two-way contract par les Los Angeles Clippers, le pivot de 21 ans a prouvé la saison dernière en G-League, avec les Ontario Clippers (15,9 points, 12,4 rebonds en 33 minutes de jeu). Mais après une Summer League difficile (virus + mal de dos), Moussa Diabaté risque d’être plus souvent en G-League qu’en NBA. D’autant que les Clippers sont déjà pourvus au poste de pivot avec Mason Plumlee et Ivica Zubac. Tyronn Lue, le coach, est aussi un adepte du small ball, avec parfois Nicolas Batum au poste de pivot. Mais la franchise de Los Angeles compte sur lui, comme en prouve ce tweet du journaliste Joey Linn.

  • Kilian Hayes

Drafté en 7e position en 2020, Kilian Hayes arrive à la croisée des chemins. Il est dans sa dernière année de contrat rookie et les Pistons ne lui ont pas proposé de prolongation. La faute à des performances en dents de scie depuis ses débuts. L’an passé, le meneur a tourné à 10,3 points et 6,2 passes, mais à 37% au tir dont 28% à 3 points. Ses difficultés au tir et son manque d’impact au scoring ont poussé Detroit à ajouter beaucoup de joueurs à son poste. Cade Cunningham, Jaden Ivey, Monte Morris ou encore Alec Burks seront présents cette saison sur les postes du backcourt. James L. Edwards III, de The Athletic, a d’ailleurs annoncé que Detroit comptait le transférer pendant la saison.

  • Malcolm Cazalon

Signé en two-way contract, Malcolm Cazalon est un peu la surprise française en NBA cette saison. Après avoir retiré son nom des drafts 2021 et 2022, il s’était maintenu à celle de 2023. Mais, non drafté, il ne voyait pas d’espoir dans la grande Ligue. C’était sans compter sur les Pistons qui ont décidé de lui donner sa chance cette année. Cazalon passera la plupart de son temps en G-League, avec les Motor City Cruise. À lui de se mettre en évidence pour espérer avoir une chance chez les Pistons sur un poste déjà bien bouché.

La bulle Disney pendant le Covid, le Tour 2019, la Coupe du monde 2018. Ces trois événements majeurs sont ancrés dans ma tête de fan de sport, négativement ou positivement. Passionné de sport depuis l'enfance, j'ai décidé de mettre ma passion de l'écriture au service de cette première passion.

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