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NBA 2023-2024

NBA 2023/24 : Dans l’ombre de Wembanyama, ces Français qui vont se battre pour des minutes

Tom Compayrot

Publié le

NBA 202324 Dans l'ombre de Wembanyama, ces Français qui vont se battre pour des minutes (1)
Photo Icon Sport

NBA 2023/24 – Quatorze Français sont sous contrat en NBA cette saison, un record historique. Mais tous ne sont pas au centre d’une équipe comme Victor Wembanyama, avec des minutes et des tickets shoots à volonté. Près de la moitié de ces tricolores n’ont aucune assurance d’avoir du temps de jeu cette saison, et devront se battre pour que ce soit le cas.

Avec 14 joueurs qui vont fouler les parquets de NBA cette saison, la France est le troisième pays le plus représenté dans la ligue, derrière les États-Unis et le Canada. Le fruit d’un travail lancé par le pionnier Tariq Abdul-Wahad, mais surtout par la légende Tony Parker, qui a inspiré beaucoup de jeunes. Mais tous ne connaissent pas le succès de l’ancien des Spurs.

Cette saison, 8 tricolores sont quasiment assurés d’avoir du temps de jeu. C’est le cas des vétérans Rudy Gobert et Nicolas Batum, des rookies Victor Wembanyama et Bilal Coulibaly, ainsi que des jeunes sous contrat Killian Hayes, Ousmane Dieng, Frank Ntilikina et Théo Maledon. Mais comme c’est le cas de manière générale en NBA, la moitié des joueurs n’ont que très peu de minutes pour s’exprimer. Le contingent français n’échappe pas à cette règle. Les 6 Bleus restants devraient surtout cirer le banc, dans l’attente d’une opportunité. Pour l’obtenir, ils vont devoir travailler dur à l’entraînement, voire en G-League.

Trois rookies qui vont devoir prendre leur mal en patience

En plus de Wembanyama et Coulibaly, sélectionnés en 1ère et 7ème position, deux autres Français ont été draftés en NBA cette année : Rayan Rupert et Sidy Cissoko. Malgré leur sélection en fin de second tour (43 et 44ème), ils n’ont pas été renvoyés à l’étranger pour continuer à progresser, comme c’est souvent le cas pour les Européens dans cette situation. Les Portland Trail Blazers et les San Antonio Spurs ont signé Rupert et Cissoko avec un contrat garanti sur plusieurs années. Un signe que ces franchises croient en eux. Les deux tricolores nés en 2004 n’ont donc pas d’inquiétude à avoir pour leur avenir proche. Ils sont certains d’être en NBA au moins jusqu’à l’été 2025, et plus si affinité.

Blazers et Spurs veulent donc prendre le temps de développer leurs jeunes Français. En tant que franchises en reconstruction, elles ne sont pas pressées et visent le long terme. Les Spurs ont d’ores et déjà annoncé que Cissoko allait passer la majorité de la saison en G-League. Dès la semaine prochaine, il prendra part au camp d’entraînement des Austin Spurs, afin de préparer la saison. Un choix « judicieux » selon Gregg Popovich, pour un joueur qui « a besoin de jouer. » Quant à Rupert, il a joué ses premières minutes en NBA dans des fins de match sans enjeu des Blazers, mais n’a pas encore marqué. Il devrait lui aussi passer par la case G-League afin de polir son jeu encore très brut. L’équipe n’a pas encore communiqué dessus.

Enfin, le dernier rookie tricolore n’a pas été drafté, mais a quand même décroché un contrat. Malcolm Cazalon, 22 ans, a signé un contrat two-way avec les Detroit Pistons, où il a rejoint son grand ami Killian Hayes. La franchise du Michigan a voulu faire un pari d’une année afin de voir si le Français peut contribuer et faire partie de son projet de reconstruction. Cazalon vient de disputer trois saisons en Serbie, et doit maintenant s’adapter au basket NBA, qu’il observe comme « plus rapide et physique » que ce qu’il a connu en Europe. Son contrat précaire pourrait tout à fait être rompu en cas de blessure ou de performances insatisfaisantes. Pour l’instant, il n’a toujours pas joué en NBA.

Des two-ways qui doivent encore prouver leurs capacités

Moussa Diabaté et Olivier Sarr sont deux autres Français titulaires d’un two-way contract cette saison. Ces contrats permettent aux franchises de tester le potentiel d’un joueur sur une courte durée sans réellement s’engager. Ils durent une saison sur le papier, mais sont facilement résiliables. Diabaté et Sarr ont été re-signés par leurs anciennes franchises, respectivement les Los Angeles Clippers et le Oklahoma City Thunder, pour la deuxième et troisième année. Signe que le staff décèle quelque chose en eux, mais pas suffisamment pour signer un contrat garanti. C’est donc à eux de prouver cette saison, pour ce qui sera sûrement leur dernière chance.

Moussa Diabaté est un très bon joueur de vestiaire, apprécié de tous. Ce qui a certainement joué dans sa re-signature. Son profil d’intérieur mobile et polyvalent défensivement pourrait rendre des services aux Clippers, mais le coach Tyronn Lue ne s’est jamais décidé à l’intégrer dans la rotation. Olivier Sarr, quant à lui, profite en ce moment des blessures des intérieurs du Thunder pour gratter du temps de jeu. Le pivot tricolore connaît l’équipe et ses systèmes, ce qui facilite son intégration dans la rotation, et qui plaît au coach Mark Daigneault. Mais en tant que two-way, il ne pourra de toute façon jouer que 50 matchs avec l’équipe première, et devra passer le reste du temps en G-League.

La précarité de la situation de ces joueurs malgré leur talent indéniable montre que la NBA est un monde impitoyable. Il faut avoir un petit quelque chose en plus pour jouer régulièrement, ou alors être élite dans un domaine. De plus, cela peut aussi dépendre de facteurs indépendants du joueur. Le cas d’Evan Fournier aux New York Knicks, mis de côté depuis un an sur décision du coach, en est la meilleure preuve.

Journaliste/rédacteur depuis mars 2017 - Amoureux de la petite balle jaune et du gros ballon orange qui traîne sa carcasse sur Dicodusport depuis 2017. Rafael Nadal et LeBron James sont les meilleurs joueurs de l'histoire.

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