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NBA : Pourquoi les Celtics peuvent revenir en force après leur défaite en finale

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NBA Pourquoi les Celtics peuvent revenir en force après leur défaite en finale
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NBA – Revenus du fin fond de l’Est en début d’année pour terminer 2ème de la conférence, les Boston Celtics ont échoué à une marche d’être sacrés champions NBA, s’inclinant 2-4 en finale. Mais l’avenir semble radieux pour cette jeune équipe. 

Ils vont sûrement passer un très mauvais été et repasser en boucle ces trois derniers matchs perdus, dont le dernier à domicile. Mais les Boston Celtics vont pouvoir se dire qu’ils étaient tout proches d’accomplir leur rêve, et de ramener un 18ème titre à cette franchise mythique. Ils avaient pourtant les cartes en main dans cette finale qui les opposait aux Golden State Warriors. Menant 2-1 dans la série, les jeunes Celtics n’étaient qu’à 2 matchs d’une victoire de prestige. Mais en face, ce qui a fait la différence, c’est bien l’expérience, face à une équipe qui disputait ses 6èmes finales en l’espace de 8 ans. L’entièreté de l’effectif des Celtics, lui, découvrait les finales. Mais comme l’a évoqué leur entraîneur Ime Udoka, après la défaite lors du match 6, il va falloir utiliser ce souvenir amer pour se relever.

Ça va faire mal, et ça va faire mal pendant un moment. Ce truc ne disparaît jamais. Cela faisait partie du message : laissez-le nous propulser vers l’avant, a déclaré le coach des Celtics. L’avenir est prometteur et nous ne faisons que commencer.

Un parcours rocambolesque

Pourtant, tout avait bien commencé dans cette finale pour l’équipe emmenée par Jayson Tatum, avec deux victoires en trois matchs, dont le premier à la surprise générale à l’Oracle Arena. Les Celtics ont été la première équipe de ces playoffs à défaire Golden State chez eux. Mais depuis, un certain Stephen Curry, auréolé du titre de MVP des finales, est passé par là. Avec une moyenne de 31,2 points marqués en finale, dont une performance à 43 points lors du match 4, Boston n’a pas su trouver les armes pour défendre sur le meilleur shooter de la ligue. Une belle performance malgré tout pour cette jeune équipe qui aura vécu une saison pleine de rebondissements, et dont pas grand monde n’aurait parié sur sa présence en finale.

Car les joueurs d’Ime Udoka, avaient très mal commencé la saison, avec un bilan de 18-21 début janvier. Les Celtics avaient même un bilan inférieur à celui des Knicks à ce moment-là. C’est après une victoire le 8 janvier face à leurs rivaux New-Yorkais que Boston va lancer une impressionnante série de 32 victoires pour seulement 10 défaites, et terminer 2ème de la conférence Est.

Meilleure équipe de la deuxième partie de saison, l’équipe dirigée par Brad Stevens, continue sur sa lancée en écrasant les Brooklyn Nets de Kevin Durant et Kyrie Irving, leur infligeant un humiliant 4-0, à la surprise générale. Confrontés aux champions en titre, les Milwaukee Bucks, au tour suivant, la bande de Jayson Tatum et Jaylen Brown n’ont pas flanché. Alors qu’ils étaient menés 3-2 dans la série, les jeunes pépites du basket vert ont renversé la situation en s’imposant à l’extérieur, grâce à un JT de gala auteur de 46 points, avant de conclure la série à la maison.

Un avenir radieux ?

En finale de conférence, les protégés de Brad Stevens se sont retrouvés face à la meilleure équipe de la conférence, le Miami Heat. Mieux armée sur le papier, l’équipe de Jimmy Butler a lutté jusqu’au match 7, face à une fougueuse équipe des Celtics qui a profité de certaines blessures et absences de l’autre côté, pour se qualifier pour sa première finale. Et s’ils se sont inclinés si près du but, de nombreux motifs d’espoir sont à placer en cette équipe. À commencer par leur coach qui y croit dur comme fer en cet effectif.

« L’avenir est radieux, ça ne fait que débuter pour nous « , assurait Ime Udoka après la finale.

À commencer d’abord par leur âge, puisque les deux leaders de l’équipe Jayson Tatum et Jaylen Brown n’ont que 24 et 25 ans. Autant dire qu’ils ne sont qu’au début de leur prestigieuse carrière. Et du côté du banc, Robert Williams et Payton Pritchard ont également 24 ans, tout comme Grant Williams. Seul Marcus Smart fait partie des plus vieux de l’effectif à 28 ans. Mais le défenseur de l’année rentre actuellement dans son prime. Et si ce groupe joue ensemble pour la plupart depuis 3 à 5 ans, les Celtics sont habitués à disputer les playoffs depuis déjà 8 saisons consécutives, et ont fait face à une multitude d’adversités différentes pour grandir et s’améliorer.

Continuer d’apprendre

Je vois toujours ça comme une opportunité de se développer en tant qu’individu. Ce n’était pas notre heure. Et ça signifie que nous avons encore beaucoup à apprendre. Pour moi, tout est une question d’évolution. Continuer à être meilleurs, trouver d’autres façons de mener notre équipe. Le futur s’annonce brillant et je suis déjà excité de revenir la saison prochaine, notait Jaylen Brown à l’issue du match 6.

Comme l’indique le numéro 7 des Celtics, fidèle lieutenant de Jayson Tatum, il va falloir se servir de cette expérience pour continuer à se développer et garder une mentalité de gagneur. D’ailleurs l’ailier, leader offensif de l’équipe, qui a été critiqué sur ses finales par son manque de régularité, et son habitude à disparaître sur les fins de match, va devoir prouver qu’il est l’homme d’une équipe. S’il a paru à bout de souffle, après une saison éreintante, celui qui a disputé le plus de matchs NBA (193) depuis la bulle sanitaire en juillet 2020, n’a terminé les finales qu’à 21 points, 7 rebonds et 7 passes de moyenne, dont un décevant 36% de réussite au tir. Des statistiques en baisse par rapport aux tours précédents où il avait affiché 29,5 points de moyenne face aux Nets, 27,6 points face aux Bucks et enfin 25 points face aux Heat de Miami.

Si Jayson Tatum est plus un leader offensif que vocal dans cette équipe, il a tout de même assumé son statut au fil des rencontres, et à réussi à s’affirmer en tant que superstar au sein de cette ligue. N’oublions pas que ce n’était que ses premières finales. En comparaison, son idole Kobe Bryant, lors de sa première finale à 21 ans avec les Lakers face à Indiana, avait empoché le titre de champion 4-2, mais affichait un pourcentage de tir à 35 % de moyenne. Rappelons que JT, a pu aussi se mesurer aux meilleurs basketteurs de la planète comme Kevin Durant et Giannis Antetokoumpo, et leur prouver qu’il était de la même trempe qu’eux, en les éliminant avec des prestations de grande classe.

Des domaines d’améliorations

Ime Udoka va désormais devoir se concentrer sur les axes à améliorer dans son équipe pour la rendre encore plus compétitive. Tout d’abord il va falloir que les Celtics se concentrent sur leurs pertes de balles, car avec 101 ballons perdus au total en finale, Boston a donné trop d’opportunités gratuites aux Warriors pour scorer, surtout face à cette équipe qui fait partie des meilleures de la ligue en transition.

L’autre domaine à améliorer pour les finalistes, serait au niveau du playmaking. Sans vrai meneur de jeu, avec une capacité élite au niveau de la passe, les Celtics ne pourront pas passer un cap, et avec seulement Jaylen Brown et Marcus Smart à la mène c’est encore un peu trop faible pour créer du jeu et changer le cours d’une action.

Visiblement c’est d’abord par la draft que Brad Stevens, General Manager depuis le début de saison a décidé de se renforcer. Avec seulement le 53ème choix lors de cette draft 2022, le board de l’équipe a décidé de recruter un meneur, JD Davison. En provenance d’Alabama, le joueur de 19 ans mesure 1,90m pour 88 kilos, et se fait énormément remarquer sur les parquets par ses qualités athlétiques. Surnommé Baby Westbrook pour son explosivité et sa facilité à se faufiler vers le cercle, le freshman est surtout choisi par les Celtics pour son playmaking.

Les Celtics ont sélectionné JD Davison avec le 53ème pick ☘️

Le bon coup Brogdon

En plus de la sélection de jeunes espoirs, Stevens a profité de l’ouverture de la free agency pour réaliser des bons coups. En récupérant Malcolm Brogdon contre Daniel Theis, Aaron Nesmith, Nik Stauskas, Malik Fitts, Juwan Morgan et un premier tour de la draft 2023, le General Manager a peut-être trouvé l’élément manquant à son équipe. Le meneur des Pacers, est peut-être l’un des joueurs les plus sous-cotés de cette ligue.

À 29 ans, le joueur formé à Virginia est un basketteur très solide, capable de jouer sur les deux positions du backcourt. A l’aise avec ou sans le ballon, adroit, passeur plus que correct, mais aussi bon défenseur. Auteur de 19.1 points, 5.1 rebonds et 5.9 passes en moyenne la saison dernière, le natif d’Atlanta est peut-être le joueur parfait pour compléter l’armada des Celtics. Un basketteur propre qui ne perd que 1,8 ballon par match en moyenne dans sa carrière, et qui pourrait être la troisième option offensive derrière Tatum et Brown. De plus avec l’ajout de Danilo Gallinari à l’aile en provenance des Spurs, Boston est déjà parfaitement armé pour débuter la saison prochaine.

La confirmation

Désormais les Celtics doivent confirmer cette superbe saison, car dans les années à venir, la concurrence sera rude et féroce dans la conférence Est. Les Bucks ne seront pas toujours privés de joueur important comme Khris Middleton, et Giannis Antetokounmpo devrait bientôt atteindre son prime. Le Heat continue d’être bien entouré et reste très régulier avec une grosse stabilité. Les Sixers ont soif de revanche avec un Joël Embiid toujours autant monstrueux. Ils pourraient faire mal si James Harden revient à son meilleur niveau. Les Bulls sont en train de construire un beau projet. Enfin, les Nets pourraient jouer les troubles fêtes, si ses deux superstars Durant et Irving ne se font pas la malle cet été.

Fan absolu de foot et d'un certain club à l'étoile en bleu et blanc. Amateur de beau jeu et d'Argentins au pied gauche magique. Passionné de sport US (NBA, NFL, MLS) et loyal à la Damian Lillard. Je suis là pour vous apporter tout ce que le sport peut nous donner.

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