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Sports d'hiver

Pierre Vaultier : « C’est un challenge comme un autre et mon engagement est total »

Nicolas Jacquemard

Publié le

AFP

Nous avons rencontré Pierre Vaultier, double champion olympique de snowboardcros. Il évoque notamment sa convalescence, ses objectifs de retour à la compétition et le manque de médiatisation de son sport.

Pierre, comment va ton genou ? Saison blanche pour toi, comment un athlète de haut niveau, un compétiteur, vit ces moments ?

C’est loin d’être évident, surtout que ma situation est assez atypique… Je ne rentre pas dans une catégorie de pathologie avec une rééducation protocolaire. Du coup, avec l’équipe médicale, on gère en fonction des progrès et surtout, on doit laisser le temps au temps. Après, plus objectivement, c’est un challenge comme un autre et mon engagement est total donc dans le fond, ça ne change pas grand chose aux habitudes.

Tu auras une saison pleine avant l’année olympique et les JO de Tokyo en 2022. Quels seront tes objectifs pour ton retour ?

Si tout se passe bien, j’espère retrouver la forme durant l’été… Après, un vrai travail technique commencera pour reprendre le chemin de la performance. Là, c’est quelque chose que j’ai déjà effectué par le passé, donc je connais le comportement à adopter pour valider les étapes pas à pas. En fonction du temps nécessaire, je serais peut-être en pleine possession de mes moyens au début d’hiver prochain.

Mais on imagine que tu as déjà bien en tête ces Jeux de 2022 ?

Évidemment, il y a les Jeux en arrière plan de tout cela. Chaque décision prise est corrélée dans une optique de performance ultime aux Jeux de Pékin.

Tony Estanguet a déroché trois médailles d’or sur trois Jeux Olympiques. Qu’est-ce que ça représenterait d’arriver à son niveau ?

Même si c’est l’objectif, je n’y pense même pas ! La route est tellement longue et la tâche tellement énorme qu’une telle projection est irréelle au vu du travail à fournir et des étapes à valider. Tony est un surhomme, je ne suis pas certain que l’on soit du même monde.

Tu as participé au Trophée Andros. Un mot sur cette compétition ?

C’était une expérience inoubliable que j’espère réitérer prochainement. C’était ma première dans un siège baquet et c’était extrêmement positif. Ça change du snowboard à tout niveau. Même si c’est de la glisse, ce n’est pas la même avec un volant, un frein et un accélérateur, par rapport à une simple planche.

Pour finir, le snowboard est moins médiatisé que le ski ou même le biathlon en France, alors qu’il y a de grands champions. Comment l’expliques-tu ? Comment y remédier ?

Le manque de consistance dans notre calendrier est un vrai handicap. Les médias ont du mal à s’engager car il n’y a pas assez de courses. Au sein de l’écosystème des sports d’hiver, le snowboard n’est plus dans ses heures de gloire comme dans les années 2000. Par conséquent, la fédération internationale de ski a tendance à moins le soutenir aussi. Il faudrait faire évoluer la discipline pour la rendre moins coûteuse à réaliser, et plus attractive pour les stations à organiser. De cette manière, on pourrait peut être remonter la pente.

Dicodusport


Passionné de sport et entrepreneur depuis mes 18 ans, la création de Dicodusport m'a semblé évidente pour participer à la médiatisation d'un plus grand nombre de sports. Le chemin est long mais avec une équipe des plus motivées et les Jeux Olympiques de Paris 2024 en point de mire, nous y arriverons ! Journaliste dans le monde du sport depuis plus de 5 ans, je traite aussi bien de football, de rugby, de biathlon que de cyclisme.

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