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Premier League : En 2004, Liverpool défiait les invincibles d’Arsenal

Julien Correia

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Premier League - En 2004, Liverpool défiait les invincibles d'Arsenal
Photo Sky Sports

FOOTBALL – Ce samedi soir la Premier League nous propose une affiche historique entre Arsenal et Liverpool. Si les deux clubs connaissent une saison difficile, certaines de leurs confrontations ont donné lieu à des matchs spectaculaires. Retour 17 ans en arrière.

C’était il y a 17 ans presque jour pour jour, le 9 avril 2004. Higbury était à cette époque encore l’antre d’Arsenal. Et les Gunners quant à eux n’avaient jamais aussi bien porté leur surnom de canonniers. Avec Arsène Wenger d’un côté, et le regretté Gérard Houiller de l’autre, cette rencontre mettait aux prises un duel de techniciens français. Une colonie tricolore était d’ailleurs bien implantée du côté d’Arsenal. Avec Henry, Vieira et Pirès dans le onze titulaire, il y avait un accent So Frenchy dans cette rencontre.

Hyppia et Owen donnaient l’avantage aux Reds

Pour ce choc de la 32ème journée, c’est le leader Arsenal qui recevait le 4ème Liverpool. Mais surtout, les hommes d’Arsène Wenger, après 31 journées disputées, étaient toujours invaincus. Alors, lorsque dès la 5ème minute de jeu, suite à un corner de Harry Kewell dévié par l’emblématique capitaine Steven Gerrard, Sami Hyypiä trouvait le fond des filets, le silence était de rigueur chez les fans des Gunners. La tête plongeante à bout portant du défenseur finlandais, ne laissait aucune chance à Jens Lehmann. Sonnés, les coéquipiers de Patrick Vieira allaient tout de même réussir à remettre les pendules à l’heure.

A la 39ème minute, suite à une ouverture de Robert Pirès, c’est l’inévitable machine à marquer, Thierry Henry, qui remettait les siens sur les bons rails. D’une frappe du plat du pied gauche entre les jambes de Jerzy Dudek, l’attaquant français allait permettre à son équipe de regagner les vestiaires sur un score de parité. Du moins, c’est ce que l’on pensait. Car à peine 3 minutes plus tard, c’était à une autre gâchette de faire parler la poudre. Lancé en profondeur par Gerrard, Michael Owen trompait la vigilance de Sol Campbell pour battre le portier allemand. Grâce à ce but du Ballon d’Or 2001, ce sont bien les Reds qui menaient à la pause. Et qui étaient en passe de créer une énorme sensation.

Grâce à Pirès et Henry, les Gunners sont restés invincibles

Mais leur espoir de victoire n’aura duré que très peu de minutes. Le discours d’Arsène Wenger et la détermination de ses hommes à renverser le score ont été déterminants. Car il aura fallu 5 minutes à peine aux leaders pour inverser totalement la tendance. Dès la 49ème minute, Thierry Henry débordait sur le côté gauche. Il trouva Freddie Ljungberg, qui d’une subtile passe, plaça Robert Pirés sur orbite. Déjà passeur décisif, le numéro 7 au look de d’Artagnan remportait son duel. Un pour tous, tous pour un, pouvait également être mis à l’actif des Gunners en ce début de seconde période. Tous les joueurs étaient sur la même longueur d’ondes et déployaient un football de qualité.

Et  60 secondes plus tard donc, ces derniers allaient prendre pour la première fois de la rencontre l’avantage. Le joueur clé ? On vous le donne en 1000. Thierry Henry, le master of ceremony de la soirée (et de la saison d’ailleurs). Un rush depuis le milieu de terrain où aucun de ses adversaires ne réussissait à le stopper. Pour conclure par un plat du pied filet opposé dont il avait le secret. Tout simplement magnifique ! Un but grandiose, sans doute au panthéon des buts de Titi de l’autre côté de la Manche. Groggys les Reds ? Il faut le croire. Eux qui avaient fait déjouer leur adversaire n’ont jamais réussi à exister en seconde mi-temps. Et de son chapeau, le magicien hollandais Denis Bergkamp, délivrait une ouverture millimétrée pour Thierry Henry. Après un contrôle magnifique et un brin de réussite, il y allait de son hat-trick. Plus rien ne sera marqué par la suite, et les Gunners continuaient leur incroyable série.

Et cette série, à l’issue d’une saison incroyable n’aura pas connu de coup d’arrêt ! Les hommes de Wenger où figuraient également entre autres, Ashley Cole, Lauren, Kolo Touré, Gilberto Silva, Edu, Reyes ou encore Gaël Clichy, réalisaient tout simplement un véritable exploit. Avec 90 points, et 11 d’avance sur leur dauphin Chelsea, ils ont réussi ce que seul Preston North End avait réalisé avant eux en 1888-1889 !

Julien Correia

 


Journaliste/rédacteur depuis janvier 2019 - Tombé dans le monde du ballon rond étant petit, j’aurais pu devenir pro sans ces foutus ligaments croisés. Défilant sur les champs (mais pas Elysées) en 98, j’ai été bercé par les exploits de Mister George, piqué par la technique du Snake, grandi avec Captain Rai et Ronnie, mûri avec Pauleta et Edi. Mais Ibracadabra, je suis désormais reconverti en runner/traileur. Moins rapide que Bolt et moins endurant que Jornet, c’est donc plume à la main que je partage les exploits de ces athlètes !

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