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Légendes du sport

Bleu, Blanc, Rouge #15 : Renaud Lavillenie, dans la cour des géants

Klay

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Renaud Lavillenie

Votre blog dicodusport.fr revient pour vous sur un moment de légende réalisé par des sportifs français. Episode 15, cette semaine avec un perchiste sur le toit du monde. Le 10 août 2012, à Londres, Renaud Lavillenie entre dans la cour des géants et remporte l’or olympique.

Renaud Lavillenie est un perchiste français, né le 18 septembre 1986. Encore un peu jeune pour participer aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008, bien qu’il parvienne à se classer deuxième des championnats de France derrière Romain Mesnil, sa carrière décolle l’année suivant aux championnats d’Europe en salle à Turin. En sautant 5,81 mètres il succède au palmarès français à Thierry Vigneron, sacré vingt-deux ans plus tôt. Cette année 2009, il n’a pas encore 23 ans, il devient le quinzième perchiste à franchir la mythique barre des 6 mètres en plein air. Il est le seul français à y être arrivé, il améliore le record de France de Jean Galfione de 3 centimètres en sautant 6,01 mètres le 21 juin. Il termine l’année par une médaille de bronze aux championnats du monde de Berlin, juste derrière Romain Mesnil.

L’année suivante, il est champion de France, en extérieur, pour la première fois et devient le premier champion d’Europe de l’histoire de la perche française, à Barcelone, dans un concours où il n’a aucune concurrence. En 2011, il est champion de France en salle, puis de nouveau champion d’Europe en salle, à Paris, en franchissant, au premier essai, une barre à 6,03 mètres, qui devient le nouveau record de France. Cependant, il ne termine que sur la troisième marche du podium des championnats du monde de Daegu, en Corée du Sud.

La saison 2012 débute sous les meilleures auspices avec son premier titre mondial obtenu à Istanbul pour les championnats du monde en salle. Malgré une blessure à la main ayant nécessité une opération, Renaud Lavillenie se place à quelques mois des Jeux Olympiques de Londres. Avant ce rendez-vous, il remporte un deuxième titre de champion de France et il conserve son titre de champion d’Europe, à Helsinki. Ces JO arrivent à point nommé. Il en est le grandissime favori et ne déçoit pas malgré l’opposition féroce des deux allemands Bjorn Otto et surtout Raphael Holzdeppe qui le pousse dans ses retranchements. Ayant échoué à 5,91 mètres à son premier essai, il décide de faire l’impasse et de conserver ses deux derniers essais pour 5,97 mètres. Cette barre, qui constitue un nouveau record olympique, Renaud va la franchir à son second et dernier essai. Il pousse un ouf de soulagement et explose de joie. La France entière également. Il succède à Pierre Quinon, sacré en 1984 et surtout Jean Galfione, dernier athlète français champion olympique, c’était à Atlanta en 1996, il y a 16 ans ! Une éternité.

Renaud est devenu la référence de la perche, il devient presque imbattable. En 2013, il est de nouveau champion de France en salle et en plein air, champion d’Europe indoor pour la troisième fois consécutive mais il échoue à la deuxième place des mondiaux de Moscou. Pour la troisième fois médaillé lors des championnats du monde, il n’a toujours pas pu toucher l’or. Cependant, il améliore son record de France en franchissant une barre à 6,02 mètres lors du meeting de Londres. L’année 2014 prend une tournure historique le 15 février lorsque sous les yeux du maître de la discipline, Sergueï Bubka, il améliore le record du monde. Il enroule à la perfection une barre à 6,16 mètres et efface des tablettes l’ukrainien et son record vieux de 21 ans ! La performance est énorme, il vient de repousser son record personnel de 12 centimètres puisqu’il avait réussi à sauter à 6,04 mètres quelques jours plus tôt. Champion de France en plein pour la quatrième fois, il devient également champion d’Europe pour la troisième fois outdoor. 

En 2015, il conserve ses titres de champion de France et d’Europe en salle, mais il échoue pour la quatrième fois dans sa quête de l’or mondial. A Pékin, cette médaille de bronze au goût amer devient une malédiction. L’année 2016 est une année bissextile, mais également olympique. Il l’attaque avec un second titre mondial en salle consécutif à Portland, aux Etats-Unis. Champion de France pour la douzième fois, il se rate totalement lors des championnats d’Europe à Amsterdam, à quelques semaines des Jeux Olympiques de Rio. Le concours olympique débute parfaitement, il franchit toutes ses barres au premier essai jusqu’à 5,98 mètres. Seul le brésilien Thiago Braz parvient à se joindre à la lutte. Après avoir fait l’impasse à cette marque, il tente de franchir 6,03 mètres, dix centimètres au-delà de son record personnel. Cela paraît impensable, et pourtant. Emporté par la foule, il s’empare du record olympique et met une pression immense sur les épaules du français qui s’imaginait déjà en haut de l’affiche, double champion olympique. Rien n’y fera, sous la bronca brésilienne, il termine médaille d’argent. Le duel entre les deux hommes n’aura d’égal que la bêtise du peuple auriverde, incapable de respecter le champion tricolore dans son combat. Renaud est touché. Attristé par sa défaite, il l’est tout autant par l’attitude des locaux. Mais l’histoire du clermontois n’est pas terminée et ses objectifs sont désormais simples, reconquérir l’Europe et le Monde.

 


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