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Top 14 – ASM Clermont : Aurélien Rougerie en 7 dates

Flo Ostermann

Publié le

A bientôt 38 ans, le Clermontois Aurélien Rougerie va tirer sa révérence à la fin de la saison, au terme de sa 19ème saison chez les professionnels. Fidèle aux Jaunards durant toute sa carrière, « Roro » va laisser un grand vide, après avoir marqué de son empreinte le rugby français.

10 novembre 2001 : première cape avec le XV de France

Professionnel depuis 1999 à Clermont, Aurélien Rougerie ne tardera pas à se faire sa place. Il est appelé par Bernard Laporte pour la tournée d’automne en 2001 et jouera son premier match en bleu face à l’Afrique du Sud, au Stade de France. Il dispute la rencontre en intégralité et participe à la belle victoire du XV de France, (20-10). S’en suivra un Grand Chelem lors du Tournoi des 6 Nations l’année suivante, où « Roro » jouera un rôle majeur dans le titre, le septième pour les Bleus.

Aurélien Rougerie, ici à droite, lors du Tournoi des 6 Nations 2002 – Philippe Taris


24 août 2002 : l’attentat nommé Greening

Un match comme un autre, ou presque. Ce jour d’août aurait pu faire basculer la carrière du Clermontois. Lors d’une rencontre de pré-saison contre le club anglais des Wasps, Aurélien Rougerie va croiser la route du talonneur Phil Greening. Ce dernier, à la percussion, est coupable d’un violent coup de coude sur le jeune trois-quart auvergnat. Le choc est violent, et Aurélien Rougerie s’écroule sur la pelouse. Le bilan est lourd, puisque le Jaunard est gravement touché au larynx et souffre d’une fissure à l’œsophage. Trois interventions chirurgicales et plusieurs complications plus tard, il retrouvera la chemin de l’entraînement, avant de revenir à la compétition à la fin du mois de décembre de la même année.

Une cicatrice de 12cm dans le cou pour Aurélien Rougerie suite à cet accident – Denis Rouvre / Sortie de match


2 juin 2007 : l’essai qui fait tomber le Stade Toulousain

Meilleur marqueur d’essais sur cette saison 2006/2007, Aurélien Rougerie  parachèvera son œuvre avec la manière pour la dernière de ses 13 réalisations. Lors de la demi-finale à Marseille, les Clermontois sont opposés aux Toulousains, favoris avant le début de la rencontre. Et les 55 premières minutes confirmeront cette tendance, avant que l’éclair Rougerie ne frappe. Alors que l’ASM est menée 15-7, les Auvergnats relancent et le jeu rebondit sur l’aile de « Boucles d’or ». Ce dernier élimine Cédric Heymans d’un cadrage débordement d’anthologie avant de déposer Clément Poitrenaud à l’entrée des 22 mètres. Il résistera ensuite au retour de Vincent Clerc pour aller à dame. Un essai époustouflant, qui humilie le triangle d’attaque toulousain et qui restera comme l’un des plus beaux de l’histoire du Top 14.


29 mai 2010 : un formidable premier Brennus

Celui-là, il ne l’aura pas volé ! Après avoir échoué quatre fois en finale (2001, 2007, 2008 et 2009), Aurélien Rougerie, alors capitaine de l’ASM, soulève le bouclier de Brennus pour la première fois de sa carrière. Après avoir éliminé Toulon en demi-finale au terme d’un match dantesque, les Jaunards ont eu le droit à leur revanche face à Perpignan, puisque les Catalans l’avaient emporté en 2009 face à la bande à Roro. Après une victoire au forceps (6-19), le volcan auvergnat est en éruption. Comme à son habitude, le natif de Beaumont (Puy-de-Dôme) livrera un gros combat.


23 octobre 2011 : à un point près…

Pour sa troisième Coupe du monde, Aurélien Rougerie sera passé par toutes les émotions. D’abord parce qu’il a bien failli ne pas disputer la compétition. Le 6 mai, lors de la dernière journée de Top 14, le Clermontois se luxe la cheville et se fracture la malléole, à quelques semaines du rassemblement à Marcoussis et du début de la préparation pour le mondial néo-zélandais. Opéré deux jours plus tard, il montrera une nouvelle fois sa faculté à récupérer rapidement. Après une course contre-la-montre de trois mois, il reprendra l’entrainement collectif début août avec le XV de France, avant d’être aligné lors des matchs de préparation face à l’Irlande. Guerrier dans l’âme, il débutera le Mondial à l’aile, avant de le terminer au centre en compagnie de Maxime Mermoz. La suite, on la connaît…

Il ne sera plus appelé en bleu après le Tournoi des 6 Nations en 2012. Il aura inscrit la bagatelle de 23 essais en 76 sélections.

Aurélien Rougerie félicite Thierry Dusautoir après l’essai face aux All Blacks en finale – AFP


16 novembre 2013 : Capitaine chez les Baa-Baas

S’il avait déjà évolué sous les couleurs des Barbarians britanniques en 2003 et des Barbarians français en 2007, Aurélien Rougerie va franchir une nouvelle étape durant l’automne 2013. Il est nommé capitaine des Baa-Baas tricolores pour le match face au Samoa par Fabrice Landreau, en charge de la sélection cette année-là. Ce sera de nouveau le cas en 2016 face à l’Australie et en 2017 face aux Māori All Blacks, avec à chaque fois, une victoire à la clé. Une grande reconnaissance pour l’un des seuls joueurs à avoir évolué sous les couleurs des deux sélections des Barbarians et du XV de France.


4 juin 2017 : un deuxième titre de champion de France

A 36 ans, Aurélien Rougerie vit une seconde, voire une troisième jeunesse en Auvergne. Plutôt remplaçant désormais, il encadre les jeunes loups de l’équipe clermontoise, parmi lesquels Damian Penaud, désigné comme son successeur naturel au sein de la ligne de trois-quarts de l’ASM. Ce dernier vient d’exploser aux yeux du grand public et confirmera lors de la finale face aux Toulonnais l’étendue de son talent. Un passage de témoin symbolisé par l’entrée en jeu au cours du match de « papa Rougerie », à la place du phénomène de la saison 2016/2017. Après une nouvelle finale perdue en 2015 face au Stade Français, « Cheval » et les siens soulèveront le bouclier de Brennus pour la deuxième fois, le second titre de champion de France pour le club auvergnat.


Journaliste/Rédacteur depuis septembre 2015 - Mes premiers souvenirs dans le sport ? Les envolées du Stade Toulousain et les duels Villeneuve-Schumacher et Häkkinen-Schumacher à la fin des années 90, la Coupe du monde de football en 1998, l’exploit du XV de France face aux All Blacks en 1999, mais aussi Richard Cœur de Lion qui vole sur les montagnes du Tour de France. Bien parti pour devenir professeur d’EPS, les événements de la vie (et la flemme d’animer des séances de 3x500 mètres toute ma vie) m’ont conduit à revoir mes plans. Me voilà depuis fin 2017 sur Dicodusport, média grâce (et pour) lequel je partage ma passion : le sport dans tous ses états. Le tout accompagné par les fous furieux et folles furieuses cités sur cette page !

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