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Tour de France Femmes 2026 : Pauline Ferrand-Prévot peut-elle réussir un doublé historique ?

Maxime Cazenave

Publié le

Tour de France Femmes 2026 Pauline Ferrand-Prévot peut-elle réussir un doublé historique
Photo Icon Sport

TOUR DE FRANCE FEMMES 2026 – Discrète depuis le début de l’année, Pauline Ferrand-Prévot va se lancer un défi à la hauteur de son statut de grande championne : remporter un deuxième Tour de France Femmes consécutif.

À 34 ans, Pauline Ferrand-Prévot a déjà gagné sa place au Panthéon du sport français et peut être considérée comme l’une des plus grandes sportives tricolores de tous les temps. Après son titre olympique en cross-country en 2024, elle avait fait chavirer la France l’été dernier en remportant le Tour de France Femmes, quelques mois après son succès sur Paris-Roubaix.

« Bien sûr que je veux réessayer de gagner le Tour »

Son sacre de 2025 avait constitué l’aboutissement parfait de son retour sur route, après de longues années passées à accumuler les titres dans d’autres disciplines. Si cette victoire aurait pu représenter le point final de son immense carrière, Pauline Ferrand-Prévot ne comptait pas s’arrêter là et a rapidement affiché son ambition de doubler la mise. Une performance qu’aucune coureuse n’a encore réalisée depuis le retour de la Grande Boucle féminine en 2022.

Dès la fin de l’année 2025, elle avait affiché sa volonté lors de l’événement Rouleur Live, dans des propos retranscrits par CyclingNews :

Bien sûr que je veux réessayer de gagner le Tour. Je sais que ce n’est pas parce que j’ai gagné le dernier que je dois gagner l’an prochain. Il y a un contre-la-montre individuel, mais en montée, donc ça va. Il y a le Mont Ventoux, une ascension que j’adore et que je connais très bien. L’arrivée à Nice sera sur mes routes d’entraînement, donc j’ai vraiment hâte d’y être.

Pauline Ferrand-Prévot « se prépare très bien »

Au moment de prendre le départ à Lausanne, il reste néanmoins difficile de situer précisément le niveau de la Française. Contrairement à 2025, où elle s’était illustrée avant le Tour en disputant 15 jours de course avec des résultats probants (victoire à Paris-Roubaix, podiums sur le Tour des Flandres et les Strade Bianche, participation à la Vuelta et au Tour UAE), elle n’a couru que 11 jours cette saison.

Ses résultats apparaissent également moins marquants, avec une 2e place sur le Tour des Flandres et une 3e place à Paris-Roubaix. Surtout, elle est restée discrète lors de la Vuelta. Depuis cette épreuve, disputée début mai, Pauline Ferrand-Prévot n’a plus accroché le moindre dossard. Une longue période sans compétition qui pourrait susciter des interrogations, mais qui rappelle finalement sa préparation de 2025, conclue par le succès que l’on connaît.



Fin juin, sa coéquipière française Manon Bunel, pour laquelle Pauline Ferrand-Prévot avait travaillé sur la Vuelta, avait d’ailleurs livré un message rassurant au micro de L’Équipe :

Je peux dire qu’elle se prépare très, très bien. La préparation avance bien et, à l’image de l’an dernier, c’est particulièrement sérieux. Pour l’instant, j’ai plutôt confiance dans le processus. Sur les trois jours, j’ai vu de très bonnes choses !

Le collectif Team Visma | Lease a Bike soudé autour de Pauline Ferrand-Prévot

Depuis, la tenante du titre a effectué un stage à Tignes avant de poursuivre sa préparation dans la plus grande discrétion afin d’arriver au sommet de sa forme. Pauline Ferrand-Prévot se connaît parfaitement et l’avait démontré l’an dernier en écrasant la concurrence. Cette saison encore, elle disposera de tous les atouts nécessaires pour viser un nouveau sacre, à commencer par un collectif entièrement tourné vers le classement général.



Leader de la Team Visma | Lease a Bike Women, Marianne Vos a d’ailleurs été très claire dans des propos relayés par WielerFlits :

Le classement général de Pauline passe avant tout. Il ne faut jamais le remettre en question.

En plus de Marianne Vos, Pauline Ferrand-Prévot pourra compter sur plusieurs équipières capables de l’accompagner dans les moments clés. Entre la grimpeuse française Manon Bunel, la polyvalente Femke de Vries ou encore les infatigables Lieke Nooijen et Sarah Van Dam, la formation néerlandaise possède les armes pour rivaliser avec les meilleures équipes du peloton.

Le contre-la-montre, seule ombre au tableau ?

La principale interrogation concerne sa capacité à rivaliser avec Demi Vollering et Marlen Reusser lors du contre-la-montre de 21 km entre Gevrey-Chambertin et Dijon (4e étape). La Française n’a plus disputé le moindre contre-la-montre depuis son retour sur route.

Même si elle venait à concéder quelques secondes, les occasions de reprendre du temps ne manqueront pas. Que ce soit au sommet du Mont Ventoux (7e étape) ou lors de la dernière étape, marquée par la quadruple ascension du col d’Èze.

Pauline Ferrand-Prévot possède les qualités physiques pour faire plier toutes ses rivales, comme elle l’a déjà démontré. Un deuxième sacre consécutif est donc loin d’être utopique.

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