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TQO Lulea : Les Bleues poursuivent leur montée en puissance

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TQO Lulea  Les Bleues poursuivent leur montée en puissance
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TQO Lulea – En début d’après-midi, l’équipe de France féminine est parvenue à battre la Slovaquie (3-1), ce qui permet de conserver l’espoir de qualification olympique. Dominatrices durant deux tiers, les Bleues ont fait la différence avant de souffrir en fin de rencontre, mais peuvent aborder son dernier match du TQO avec de la confiance.

C’était ce que Betty Jouanny avait annoncé, le TQO de l’équipe de France serait crescendo en terme de difficulté. Cela se confirme, mais l’attaquante de Thoune et ses partenaires répondent pour le moment présentes au défi qui leur est proposé. Au lendemain d’un premier succès autoritaire face à la Corée du Sud, c’était une opposition plus connue, et plus consistante qui était au programme. Si la Slovaquie actuelle n’a pas le niveau de celle qui avait disputé les Jeux Olympiques en 2010, elle restait un adversaire à prendre au sérieux.

Un plan de jeu parfaitement respecté

Les Bleues ont donc réussi à répondre à ce nouveau défi, et ce dès les premières minutes du match. Si Estelle Duvin a mis son équipe sur orbite tôt de la rencontre, cela a été le début d’une première période dominée de la tête et des épaules. Les Françaises ont réussi à produire leur jeu avec efficacité en étouffant constamment une équipe slovaque imprécise et qui a subi la pression physique tricolore. Comme un symbole, cette dernière ne compte que 3 petits tirs au bout des vingt premières minutes. Pour la défenseure Gwendoline Gendarme, la satisfaction par rapport au plan de jeu initial est donc de mise :

On a joué fort dès le début du match. C’est ce qu’on s’était dit dans le vestiaire, qu’on devait jouer de façon intense, avoir un impact physique. C’est ce qu’on a donné et les Slovaques n’ont pas eu le temps de nous voir arriver. On a été tout de suite sur elles. C’était l’objectif du match et on l’a bien géré.

« On a livré deux tiers d’un très bon niveau »

Si les Slovaques se sont montrées plus avenantes en deuxième période en tentant plus souvent leur chance (11 tirs), ce ne fut pas suffisant pour déstabiliser une équipe de France appliquée. Surtout, le deuxième but inscrit rapidement (22e) par Gwendoline Gendarme a permis aux Françaises de contrôler la rencontre avec une marge de manœuvre. En confiance, ces dernières ont démontré leur supériorité technique évidente, notamment par le biais d’une Estelle Duvin intenable le puck en crosse. Réglée comme un coucou, la stratégie bleue s’est révélée d’une efficacité totale et le score aurait pu être d’une ampleur toute autre avec plus de réussite devant le but.

« Je pense qu’on a livré deux tiers d’un très bon niveau », se satisfait le coach Grégory Tarlé, « il y a vraiment eu de la qualité dans les transmissions. On voulait mettre énormément de pression sur la gardienne adverse donc je pense que ça a a été un très bon match de ce point de vue là. Il y avait deux points dans notre jeu offensif qui étaient de rentrer avec de la vitesse en mettant deux drives à la cage, et puis en zone offensive effectuer une rotation entre les trois attaquantes parce qu’on avait vu qu’elles avaient du mal à nous suivre. C’était les deux points clés du jeu offensif et je pense que l’on a vu ça dans les deux premiers tiers. »

Un dernier tiers difficile finalement bien géré

En effet, le troisième tiers fut lui différent des premiers. Après dix premières minutes équilibrées, les Bleues se mettent à la faute. Malgré leur infériorité numérique, elles réalisent l’exploit de marquer le troisième but grâce à une échappée de Lore Baudrit. Mais c’est aussi à partir de ce moment-là qu’elles vont subir un véritable siège slovaque. En infériorité durant plusieurs minutes, elles résistent en faisant preuve d’un gros sacrifice collectif. Chloé Aurard finira même par terminer la rencontre sur le banc après avoir été durement frappée en bloquant un tir adverse. Une simple frayeur puisque comme le précise Grégory Tarlé : «  Pour Chloé, c’est un lancé donc elle sera là demain, il n’y a aucun problème avec ça ».

La lutte a donc été intense, et même si Nicol Cupkova a profité d’un tir de pénalité pour sauver l’honneur, son équipe ne fut jamais en réelle capacité de mettre en danger les Bleues. Devant son filet, Caroline Baldin a été comme à son habitude intraitable. Excellente en club depuis le début de la saison, elle confirme sa grosse forme. Après un blanchissage hier, elle a repoussé 27 tentatives slovaques, et n’a pas cédé dans le jeu en multipliant les parades en fin de rencontre.

« Caroline a été la meilleure joueuse du match, il n’y a rien à redire », lance sans hésitation Grégory Tarlé. On a su faire le dos rond en fin de match dans la gestion même si on a fait face à une équipe qui pousse, qui voulait revenir. »

Beaucoup de positif mais des axes de progression

Même si le nombre de tirs est à l’avantage de la Slovaquie au terme de la partie (28 contre 25), l’équipe de France a clairement fait la meilleure impression, et mérite totalement la victoire. A l’exception des dix dernières minutes, elles ont fait une prestation de très haut niveau, confirmant la montée en puissance entraperçue face à la Corée du Sud. Symbolisée par le premier but d’Estelle Duvin, l’offensive française a réussi à mettre à mal un bloc slovaque solide, qui avait poussé la Suède dans ses retranchements. Grâce à des incursions rapides et des curls derrière le but adverse, elles ont été à l’aise pour trouver des opportunités, et développer un jeu fluide en zone offensive. Toutefois, cette équipe est capable de faire encore mieux, à l’image des avantages numériques, inefficaces ce samedi, ou des pénalités concédées. Ce que confirme Grégory Tarlé.

On est satisfait de notre piquet, c’est un point fort. Effectivement si on prend moins de pénalité c’est encore mieux mais le match parfait n’est pas encore réalisé de notre côté. On espère que ça sera demain. Honnêtement c’est positif, donc on va profiter et puis on se reconcentrer pour la Suède demain, on n’a pas oublié dimanche dernier.

La gifle 8-0 reçue en préparation est encore dans les têtes, mais la confiance engrangée par les deux succès récents dans ce TQO peuvent transformer cela en une force. On a pu le voir jeudi dernier, cette équipe n’est pas totalement insubmersible. Face à cette même Slovaquie battue par les Bleues, les Suédoises ne menaient que 1-0 après deux tiers, et avaient survécu à un double désavantage numérique. En ce qui concerne la rencontre entre la Suède et la Corée du Suf, il n’y aura pas grand chose à en retenir grand chose au vu de l’écart abyssal entre les deux équipes. Ce dimanche, à 19h donc, toujours sur la chaîne gratuite Sport en France, le palet sera en jeu. Les Bleues auront 60 minutes pour décrocher le Graal suprême, et renverser la montagne suédoise.


Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a toujours été une vocation. Quand les autres sortaient les cartes Pokémon ou Yu-Gi-Oh dans la cour de l’école, je ripostais avec des cartes Panini ou des fiches Onze Mondial. La puissance de Jean-Claude Darcheville n’a pas d’égal.

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