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WTA Montréal : Caroline Garcia regarde vers l’avenir, Venus Williams veut jouer sans blessures

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WTA Montréal Caroline Garcia regarde vers l'avenir, Venus Williams veut jouer sans blessures
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TOURNOI WTA 1000 DE MONTRÉAL – En marge des derniers matchs de qualification, les principales têtes de série du tournoi se sont succédées devant les micros de la presse. Ainsi, Caroline Garcia, la numéro 1 mondiale Iga Swiatek mais aussi l’invitée Venus Williams se sont prêtées au jeu des questions/réponses.

C’est devant une salle de presse clairsemée que Caroline Garcia, 6ème joueuse mondial et tête de série numéro 5 à Montréal, se présente. Le tournoi dans la Belle Province représente ses 1ers pas en Amérique du Nord qui lui avait souri l’an dernier pour la mener jusqu’aux titres à Cincinnati et aux WTA Finals. Si l’an dernier est important pour le classement, elle préfère regarder devant et apprécie le mood nord-américain.

Comment vous sentez-vous en étant de retour à Montréal ?

Caroline Garcia : Je suis très contente d’être dans la période nord-américaine des tournois avec les États-Unis et le Canada. C’est toujours un plaisir d’être ici avec le support incroyable des fans.

Qu’est-ce qui fait que le feeling nord-américain est différent par rapport au reste de la saison ?

CG : Le tableau est relevé et dense car il n’est que sur une semaine. Et tu affrontes les meilleures joueuses du monde chaque jour du tournoi est particulier. Il fait chaud et humide, il y a souvent de la pluie, avec des retards. On peut avoir des journées longues. Ils ne sont pas effrayés par la session nocturne et tu peux commencer très tard ton match.

Nous sommes à un tournant de la saison. Comment l’abordez-vous ?

CG : Oui, il y a toujours un peu de flottement après Wimbledon. Certaines retournent sur terre pour quelques semaines. En effet, après l’US Open, ce n’est pas terminé avec le Mexique et la tournée asiatique. Donc on a peu de repos d’ici là. On est à la moitié de la saison et il reste encore de gros tournois. Il faut donc être encore fraîche mentalement et physiquement pour la fin de la saison.

Que pensez-vous de l’évolution du tennis depuis la retraite de Carolina Wozniacki, de retour ici ?

CG : Iga n’était pas là… C’est difficile de se rendre compte quand on est encore sur le circuit. Mais je penses que les joueuses sont plus puissantes et régulières qu’il y a 3 ans, le physique est meilleur et les services plus gros. C’est un bon challenge aussi pour elle pour voir ce qu’elle vaut et c’est bien qu’elle ait la motivation de revenir.

Ressentez-vous de la pression sur les prochains tournois avec les gros points à défendre qui pourraient vous faire redescendre au classement ?

CG : Oui, mais en fait, c’est comme depuis le 1er janvier, ça ne change pas beaucoup.

Les derniers résultats ne sont pas forcément ceux escomptés. Est-ce que vous savez comment retrouver la bonne alchimie qui vous a permis de briller l’an dernier ?

CG : Déjà, un peu oublier que l’année dernière, c’est l’année dernière et essayer de faire les choses différemment, de faire les choses mieux. Tu dois toujours chercher à t’améliorer, à penser au moment présent. C’est bien de prendre l’expérience du passé mais il faut se concentrer sur le présent et sur le futur. Pour l’instant, les choses ne se passent pas réellement comment j’ai envie de le faire. C’est une année moyenne et on verra bien ce que les prochains résultats vont donner pour mon classement, mais c’est pas vraiment mon objectif principal pour l’instant.

Et d’être à Montréal, manche un peu francophone, est-ce un peu particulier pour vous ?

CG : C’est un tournoi où je suis toujours contente de revenir et oui, on sent que la langue est la même. On est plus proche des Canadiens qui parlent français que des Américains. Mais c’est un tournoi qui est super avec une super énergie et j’aime beaucoup revenir ici tous les 2 ans.

Williams veut jouer, Swiatek amusée

La vétéran, et légende du tennis Venus Williams, est de retour au Québec pour la 1ère fois depuis 2018. Elle qui n’a jamais gagné ici vient surtout chercher du plaisir de jouer et des matchs compétitifs. Même si elle est lassée de ses blessures, elle est tranquille, zen pour répondre à la presse.

Je suis fatiguée d’être blessée, je suis tout le temps blessée. J’ai tout fait pour être présente à ce tournoi. Je n’ai pas beaucoup joué à Montréal donc je donne le maximum pour être ici. Je m’entraîne jusqu’à l’échec mais j’aime jouer et c’est ça qui me motive à continuer. Le tennis féminin m’a beaucoup donné donc j’essaye aussi de donner en retour. Beaucoup de joueuses me demandent des conseils. Cela les rend heureuses et j’aime voir les gens heureux

La championne de Roland-Garros, Iga Swiatek, était la dernière de la journée à venir s’exprimer. Elle s’est montrée amusée de venir jouer dans un stade portant son nom.

Cela va être ma 1ère fois à Montréal. Mais je suis contente que le stade porte mon nom, c’est un énorme privilège. C’est évidemment une coïncidence mais cela me rend un peu plus heureuse. On devrait faire cela plus ça plus souvent de donner le nom Iga à un stade

Camila Giorgi dans le tableau principal

Pour ce qui est des qualifications, toutes les têtes de série encore en lice se sont qualifiées à l’exception de Yulia Putintseva. La Kazakhe, 60ème mondiale, a été éliminée par l’Australienne Kimberly Birrell 6-2 6-4. Camila Giorgi s’en est sortie et commencera la défense de son titre mardi contre la favorite locale Bianca Andreescu. Danielle Collins, la tombeuse d’Eugénie Bouchard samedi, a dû lutter contre sa compatriote Emina Bektas. Elle retrouvera mardi l’Ukrainienne Elina Svitolina.

Du côté des Françaises, si Caroline Garcia n’entrera en jeu qu’au 2ème tour, elle sera déjà sur le court ce lundi en double avec la Croate Petra Martic contre la Japonaise Miyu Kato et l’Indonésienne Aldila Sutjadi. La seconde Française sera en revanche sur le terrain en milieu de journée. Ainsi, Varvara Gracheva défiera l’expérimentée Roumaine Sorana Cirstea. Dans le reste du tableau, lundi verra les entrées en lice de Venus Williams, contre Madison Keys, Victoria Azarenka ou encore Sloane Stephens. Le programme pourrait être chamboulé car de la pluie est annoncée en début de semaine.

Journaliste/rédacteur depuis décembre 2016 - Amateur professionnel de sport, d’abord le football, j’aurais pu en faire mon métier. Mais bon, vous savez les … non, pas les croisés, ils vont bien eux. Juste un manque de talent, de technique et de niveau surtout. Mais cette passion est ancrée en moi telle la pomme dans la tarte tatin. Le côté suiveur/supporter est évidemment important au quotidien, que ce soit un soir de juillet 1998 en banlieue lyonnaise ou de juillet 2018 à Montréal. Car oui, depuis ma France natale, j’ai migré outre-Atlantique, au pays des caribous. Là, le football se joue à la main et non au pied. Et surtout, la religion sportive est plutôt froide et se joue avec une crosse. Non, ce n’est pas le curling ni le Lacrosse, encore que, mais le hockey sur glace. Une autre vision, une autre culture. On troque les crudités devant la télé pour une poutine et on s’installe avec notre chandail pour suivre cela. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, ou la vitesse d’un slap shot de McDavid ou un arrêt de la mitaine de Price, j’écris sur de l’actualité par ici mais aussi le sport féminin, pas assez mis en avant.

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